Posts on février 2010

Bliss (les explorateurs du bonheur)

Moodstep a un an et je peux dire que ce blog m’a beaucoup apporté. J’ai découvert des individus et des groupes qui réfléchissent activement sur le bonheur.

Moodstep m’a aussi permis de rencontrer Jessica.

Portées par l’idée du bonheur, nous aimerions réunir tous ceux qui veulent continuer (ou commencer) à explorer le bonheur en nous retrouvant le 5 juin à la Cartonnerie à Paris.

De 14h à 19h, nous écouterons, échangerons, participeront à des ateliers avec pour thème central : le bonheur.

Pour organiser cette journée, nous avons créé l’association Happylab et un site internet : www.happylab.fr

Le programme n’est pas encore fixé mais voilà les personnes que je poursuis ou vais poursuivre de mes assiduités :

Etienne Jalenques Psychiatre et auteur de « la thérapie du bonheur »

Jean Delumeau Historien et auteur de « Une histoire du paradis »

Andrew Clark Directeur de recherche au CNRS pour l’économie du bonheur

Jacques Salomé Psychosociologue et auteur de « Pourquoi est-il si difficile d’être heureux ? »

Christian Boiron PDG des laboratoires Boiron et auteur de « la source du bonheur »

André Comte-Sponville philosophe et auteur de « la plus belle histoire du bonheur »

Christophe André psychiatre et auteur de « Vivre heureux. Psychologie du bonheur »

Patrick Viveret Philosophe et auteur de « vers une sobriété heureuse »

Mimie Mathy comédienne et auteur de « aller simple pour le bonheur »

Et ma liste ne s’arrête pas là. Et vous une idée de qui nous pourrions inviter ? Connaissez-vous quelqu’un qui DOIT être là ?

Donc je résume :

Bliss (les explorateurs du bonheur) est une après-midi d’échange sur l’idée du bonheur. Ca a lieu le 5 juin à la Cartonnerie de 14h à 19h. Nous disposons de 90 places à 20€. Pour réserver vous pouvez me joindre à joanna(at)happylab.fr

Si vous avez des idées, du temps, des contacts pour faire de cette après-midi un moment de découverte et d’émerveillement pour nous tous, contactez-moi.

Episode 2: Mardi

Femme sous la neige

Creative Commons License photo credit: leafar.

Dimanche.

Y a de la joie.

Voilà des mois qui dépassent la douzaine que je n’ai pas été à la piscine. Toujours une excuse ! Eh bien ce dimanche, on m’aurait mis sur des roulettes, je n’avais plus qu’à laisser faire le magnétisme de l’eau chlorée. Comme je ne suis pas sur roulette, j’ai marché. Je n’ai que 70 mètres à faire. Il m’a fallu quelques secondes pour reconnaître, sur mon chemin, un de mes anciens colocataires, pas vu depuis des années et qui politisait à grande distribution de tracts. Je suis très friande des coïncidences et petits hasards. La journée commençait bien et ce dimanche alla en crescendo.

Ah j’étais fière, glorieuse même : j’irradiais de joie. C’est simple, il suffit d’orienter ses pensées. Fastoche.

La nuit tomba et direction le 50 pour chanter.

Demain approche. La peur pointe son nez. Une idée noire. Peur. Cynisme. Un sarcasme comme la peur déguisée, enrobée d’un sourire narquois. Une pensée qui titille le coin de l’œil. Je rentre tôt. Le long du canal, je pleurerais bien de ne pas faire honneur à mes chances de vie, de sombrer dans le conflit quand la vie me donne tant.

Bonne nuit. Je me réveille sans souvenirs de mes songes mais dans un état de bien être rare.

Nous sommes lundi matin.

Une pensée noire.

Je me dis que je n’en ai pas besoin mais je laisse pourtant une deuxième faire son nid et le dialogue interne commence. « Te laisse pas faire! Sainte Joanna ne mérite vraiment pas ça »

C’est l’heure. Je suis blême. Le long du canal, jambes en coton.

Face à face. 2h de justifications, accusations, réactions, tout ce que je ne voulais pas faire. Et ma voie qui monte, et mon esprit qui cherche la faille, la confirmation, le complot.

Je rentre. On me dit que ce n’est pas la voie que j’ai choisi, que l’autre est bancal. Mon esprit s’en rassasie, se tape sur le ventre mais sait que c’est un moyen rapide de calmer le malaise qui, lui, plonge ses racines dans la culpabilité d’avoir chercher ce qui n’est pas nécessaire quand on le synthétise soi-même : reconnaissance, protection, justice.

Mardi.

Je virevolte. Des visages amis passent à l’improviste. Des rencontres, des enfants, un chien, une ribambelle de jolis moments et je glisse sur un nuage. Hier n’est plus qu’un songe.

Mon malaise dans cette situation ne vient pas de cette autre personne mais de mes réactions. Je peux écouter sans avoir à adopter son mode de pensée ou m’y plier. La façon dont je réagis m’appartient. Si j’avais été au clair avec moi-même, je n’en aurais pas fait une affaire personnelle.

Et le bonheur dans tout ça ? Renforcé. Même si je n’ai pas réussi mon défi, j’ai en chaque instant, même dans la tristesse, conscience de la chance fabuleuse que j’ai de vivre chaque rencontre, chaque sensation. Je garde aussi à l’esprit que tout change et que la communication peut être interrompue à un moment et être limpide à un autre. Les sensations désagréables peuvent être suivie de moment d’extase et vice versa. Chaque instant, une petite vie en soi.

Episode 1: Samedi

Lundi j’ai un RDV important, un de ceux qui ne font pas vraiment plaisir. Un RDV avec quelqu’un qui a des griefs envers moi.

Quand j’ai reçu sa « convocation », j’ai senti la peur.

La peur comme une onde qui se propage dans le corps et vient durcir la nuque. La peur à l’intérieur du corps comme un jeu de domino. Domino suivant : une pensée et ses congénères en file indienne.

Quel brouhaha dans ma tête ! Ca crie à l’injustice, à la méprise, aux abus, à l’égoïsme. Mes pensées se disputent la plus haute marche, à qui a la meilleure explication, le plus bel argument du pourquoi du comment. Mes pensées tournent et un nouveau domino tombe : une émotion, une angoisse, une pensée négative, fébrilité, une pensée négative, agitation, une pensée négative…

Et il ne me faut en général pas bien longtemps pour que cette peur, souvent disproportionnée, vienne par son torrent d’émotions et pensées balayer toute la beauté de mon quotidien.

Les pensées alimentent les émotions, les émotions façonnent la vision et de ce fait la manière dont je vis les évènements.

Je suis allée marcher, m’aérer, sentir la vie des autres qui courent, qui crient, qui rient. J’ai parlé avec des amis qui m’ont distrait. Mais au bout du compte, je crois que la solution est dans mon camp : je peux décider de ce à quoi je pense et de comment j’y pense.

Donc dans ce texte en deux parties, je me lance un défi :

Je choisie de faire la place belle au beau dans ma vie. Je pense à ce qui renforce mes émotions positives. Et le moment venu, j’écoute ce que l’autre veut me dire sans vouloir justifier, contrer, convaincre, démontrer… j’écoute entièrement.

Nous sommes samedi, lundi viendra mon défi, dimanche est un terrain neutre où la joie peut s’ébrouer. Alors allons y gaiement.

Suite au prochain épisode.

Le bonheur de créer

gribouillage1gribouillage10gribouillage4gribouillage9gribouillage8Je n’arrive plus à prendre de stylo.

Depuis que mon ami Damien m’a offert une belle feuille de papier blanc cartonnée, j’ai le bout des doigts de toutes les couleurs. A la librairie de la rue de Lancry, j’ai trouvé les feutres. Je dessine, je dessine.

Et alors ?

Et bien, je dessine et ça relève du miracle. Je vous raconte.

gribouillage2Mon professeur de dessin au collège avait l’allure d’une femme sèche, un peu rigoriste. Elle était exigeante et ma vie aurait été plus facile si elle n’avait pas placé tant d’espoirs en ses élèves.

Toutes les semaines, une heure, toujours là, jamais malade et son regard qui attendait la 37ème vue du mont Fuji.

gribouillage7Malgré ma main maladroite, mes lignes incertaines, mes courbes mal flanquées, elle attendait, patiemment. Puis un jour, elle me rendit mon devoir avec deux notes. Elle avait abdiqué avec grâce. Comme un aveu d’échec, elle me donna une note pour ma réalisation médiocre et une note pour mon idée.

Je n’ai jamais su dessiner. J’ai toujours été subjuguée par ce don. Au primaire je me rappelle de ce garçon un peu trop grand pour son age, tête blonde et timide, pantalon de velours marron et pulls de personne sérieuse. Il dessinait divinement bien. Des chevaux, de magnifiques chevaux. Aujourd’hui encore je suis toujours médusée par le talent de mes amis dessinateurs comme Nathalie ou Camille.

Alors oui c’est un miracle pour moi de dessiner.

Juste dessiner sans but. Je laisse ma main glisser, mon intuition choisir les couleurs. Je débranche le juge, je suis le plaisir d’être absorbée entièrement par la tache. Pas de but, pas de vision de ce que ça va donner, juste dessiner.

Et parce que Damien ne m’a pas fait un seul cadeau, je me retrouve à co-animer, avec Lone, un atelier sur le bonheur en mars dans un foyer d’accueil d’urgence dans le cadre du Printemps des richesses. Et parce que l’art, la beauté sont sûrement des portes vers la joie, le partage, le bonheur, nous commençons en créant ensemble un Mandala géant avec des éléments naturels avant de parler de bonheur.

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