Posts on mars 2010

L’équipe happylab

Interview du philosophe Bruno Giuliani pour Happylab

JK Rowling parle de bonheur

J.K. Rowling Speaks at Harvard Commencement from Harvard Magazine on Vimeo.

J’ai rencontré Harry à la Fnac. J’étais caissière. En fait on m’a surtout parlé de lui. Il est formidable avec les enfants! Il fait le bonheur des mamans ! Harry les séduit tous et toutes!

« Je n’ai jamais pu faire lire mon fils, mais avec Harry il est devenu vorace »

JK Rowling est pour moi cette magicienne qui a fait défilé des codes barres sous ma douchette et réconcilié des milliers avec la lecture.

Aujourd’hui connue mondialement, Joanne de son prénom nous confie quelques clés du bonheur : l’échec et l’imagination.

L’échec

J’ai longtemps hésité avant de publier, un peu en sourdine, certains articles de ce blog. J’y parle de mes difficultés, mes échecs. J’ai choisi de les publier car je les considère comme des apprentissages et que l’erreur n’est pas de les vivre mais de les ignorer.

JKR parle de ses échecs comme de son meilleur diplôme parce que ça l’a obligée à se débarrasser du superflu. Une réussite ailleurs aurait sûrement laissé Harry sur le quai.

Elle dit :

“Personal happiness lies in knowing that life is not a checklist list of acquisition and achievement… life is difficult and complicated and beyond anyone’s total control and the humility to know that will enable you to survive its vicissitude “

« le bonheur est dans le fait de savoir que la vie n’est pas une liste d’acquisitions et de performances… la vie est difficile et compliquée et au delà du contrôle de qui que ce soit et l’humilité de savoir ça vous permettra de vivre ses vicissitudes. »

L’imagination

Joanne aborde ensuite l’imagination ou l’empathie. Fermé son esprit et son imagination à ce que l’autre vie est se vouer au cauchemar. Elle nous appelle à regarder, utiliser notre empathie et agir. Elle cite Plutarque « What we achieve inwardly will change outer reality. » « Ce que nous réalisons intérieurement va changer la réalité extérieure »

Comme j’avais déjà été portée par le discours de Steve Jobs à Stanford en 2005, je remercie JKR pour cette fabuleuse émotion. Une émotion et un partage que je souhaite de tout mon cœur favoriser le 5 juin à Paris lors de Bliss les explorateurs du bonheur.

Joanne conclue avec une citation de Sénèque et ce sera donc aussi ma conclusion:

« As is a tale, so is life: not how long it is, but how good it is, is what matters. »

« La vie est tel un conte: ce qui importe n’est pas sa longueur mais si elle est bonne »

Happyview*9: Le gogotier et le capitaine

Je suis une veinarde, une chanceuse, une vernie, une fortunée, une heureuse.

Tous les étés de mon enfance, je passais un mois à me cacher dans les blés, à courir après les poules, dévaler les talus, à rigoler en cauchois, à boire au pis des vaches, à maudire les galets. Tous les étés, je passais un mois dans un village de Normandie, près de Fécamp, perchée sur une falaise.

Quelle chance j’ai eu de pouvoir côtoyer si jeune des milieux aussi différents, de l’ambassadeur au gogotier.

Hubert était gogotier et Robert capitaine sur les chalutiers qui partaient mi-février pour les mers glaciales de Terre-neuve au Canada, d’Islande ou de Norvège. Des campagnes de plusieurs mois sans escale, avec entre elles quelques jours de repos avant de repartir affronter les dangers de la mer.

Hubert travaillait deux quarts de 6 heures avec 35 minutes de pause pour manger puis il avait 6 heures de repos pour dormir et prendre deux repas, et le cycle reprenait.

Et bien à en croire Hubert, il était heureux dans ces conditions extrêmes. J’ai eu beau insister, chercher la faille, Hubert est heureux gogotier, Hubert est heureux à la retraite, pour des raisons radicalement différentes. Si le bonheur était une nature, Hubert l’a pour sûr.

Robert lui semble tirer son bonheur actuel de la satisfaction d’une vie noble, mener avec droiture. Il a beaucoup souffert sur les océans et la responsabilité de l’équipage était lourde. Il craint la mer et sait à quel point elle peut être dangereuse. Il en parle comme d’une femme douce et piquante à la fois, qui amadoue et déchire. Cependant il est fier de la vie qu’il a mené et cela fait son bonheur.

Voilà typiquement ce qui fait la richesse de ce monde : nos différences. Dans des conditions similaires bien qu’à des postes très différents, l’un s’est épanouie, l’autre a enduré. Chacun avec ses lunettes a vu et ressenti la vie de manière très différente.

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