Posts on octobre 2012

Happyview*71: Arouna Lipschitz – La voie de l’amoureux

Certaines femmes ont le baby blues, moi j’ai le Forum Blues.

je crois avoir décelé un schéma répétitif: après les Forums Happylab, j’ai le vague à l’âme.

Quand ça tangue, je me retire dans ma tanière et je réinterroge tout, mes motivations, le sens, l’envie… tout. Je creuse, j’appuie où ça fait mal pour sentir à quoi je tiens, ce qui est solide en moi. C’est un moment où toutes mes insécurités ressortent. Quand j’ai assez tourné, j’ai trois perches puissantes qui peuvent me sortir de l’eau. La première c’est de peindre. Comme si le fait de peindre ordonnait de façon magique mes émotions et mes idées. La deuxième est d’aller nager. Nager avec rage parfois pour épuiser et calmer. J’en ressors toujours avec une fatigue saine qui me donne envie de prendre chaque chose les unes après les autres. La troisième est de prendre des nouvelles d’un ami. Aimer quelqu’un, l’écouter, sentir sa bienveillance regonfle le cœur.

D’une certaine façon j’aime avoir du vague à l’âme, ça me permet de me recroqueviller et de sentir mes zones d’ombre pour mieux comprendre ce qui me nourrit profondément.

Mais pourquoi vous raconter ça?

Je suis manipulatrice, c’est mal. Je vous ai dit « C’est un moment où toutes mes insécurités ressortent. » Ces derniers temps j’ai fait tellement d’erreurs sur les tournages que j’en ai honte. Dans l’interview d’Arouna Lipschitz, vous verrez que je maitrise à merveille les flous artistiques, le hors cadre et j’en passe. Je me suis déjà flagellée, n’en rajoutez pas je vous en prie, cela pourrait me replonger dans les abysses.

Je suis navrée car j’ai également fait une interview sur la spiritualité avec Arouna pour Logostep et sa vision du chemin spirituel par l’altérité a imprégné la manière dont je regarde les autres. Mais voilà c’est flou alors je la garde pour moi.

Pour ne pas vous laisser distraire, fermez les yeux, et écoutez la vision d’Arouna Lipschitz sur le bonheur. Arouna nous emmène sur la voie de l’amoureux, l’amoureux de la vie

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Je vous invite aussi à découvrir la radio de Dominique qui m’a interviewée sur un thème cher à mon cœur: les siphons en inox.

Happyview*70: Pierre Moorkens – Neuro-cognitivisme

Si vous êtes parisien, vous avez sûrement déjà croisé cette hystérique sur son vélo. Elle peste, grogne, invective. Elle rigole toute seule, crie « Yiiiiihaaaa » quand le feu passe au vert. Elle vous fait la morale en vous doublant car vous avez grillé un feu. Elle, c’est moi, le monstre en moi. Quand je suis sur mon vélo, tout prend de l’ampleur, tout gonfle, Hulk devient un enfant de cœur.

Je crois que c’est là que se sont réfugiés toutes mes angoisses sur l’être humain. Je vois dans la manière de circuler des parisiens, des français, des humains (tout gonfle je vous dis) le manque de considération total que l’on a pour les autres. Je ne comprends pas pourquoi les cyclistes ne respectent pas les feux et montent sur les trottoirs. Je m’insurge contre les automobilistes qui prennent des courtoisies avec le orange. J’ai envie de tailler des shorts aux piétons qui ne prennent pas la peine de regarder quand ils traversent.

Alors je peste. Puis je rigole quand j’entends ce qui peut sortir de ma bouche. Je ronchonne. Je sourie parce que ça fait du bien de râler et de se rendre compte que ça ne sert à rien. Ca ne changera pas et en même temps, heureusement car c’est un endroit, la route, où je sais que je vais pouvoir me moquer de moi, de mon envie de contrôler le monde, de ma démence à vouloir ordonner.

Je le trouve intéressant l’exercice de M. Moorkens. Trouver des avantages à ce qui nous énerve au plus haut point. Quand j’ai quitté l’IME après l’interview, il n’a pas fallu 5 minutes avant qu’un piéton ne traverse sans regarder devant ma roue. Les avantages? « Si elle meure, ça régulera l’explosion de la population mondiale » Des avantages cyniques à souhait j’en ai trouvé plein. Une partie de moi se disait qu’il n’y a aucun avantage à ce qui peut m’apparaitre comme irrespectueux de l’autre. Quelques minutes après, rebelote. « Ces étourdis m’obligent à être attentive à l’instant présent quand je suis en vélo » 100 mètres plus loin, un homme s’excuse car il n’avait pas fait attention en traversant. J’éclate de rire et lui dis merci, que ça tombe à point car je fais une étude sur le sujet.

Je crois que l’avantage principal que je décèle est de pouvoir être consciente de mon envie de contrôle. C’est une illusion, une chimère de vouloir que les choses se passent comme on le désire. Et même si on le pouvait, la vie serait d’un morne!

De cette interview, j’ai également identifié quelques plaisirs épigénétiques puisque je fais ces interviews pour l’amour de la rencontre, de l’échange, de l’apprentissage et que même le gros lot du Loto n’arrêterait pas cet enthousiasme.

Pour approfondir ces sujets passionnants, je vais à la séance d’information « Les neurosciences pour comprendre les comportements » du jeudi 25 octobre 2012 à l‘IME.

Avant de rencontrer Pierre Moorkens, j’étais à l’institut de paléontologie de Paris avec un autre belge pour parler des origines de la spiritualité pour mon tout nouveau blog LOGOSTEP. Marcel Otte me dit qu’il n’y a jamais eu de l’histoire de l’humanité de peuple athée! Jamais! Prochaine étape, j’ai rendez-vous au Monde des religions avec l’egyptologue Florence Quentin

Logostep : Marcel Otte – Paléoanthropologue

Marcel Otte est docteur en histoire de l’art et archéologie, Paléoanthropologue, professeur de Préhistoire à l’université de Liège, Belgique. Son principal domaine de recherche concerne les échanges culturels à l’intérieur du continent européen durant la Préhistoire ancienne (Paléolithique), ainsi que les mouvements liés aux aires géographiques proches. Il est l’auteur de A l’aube spirituelle de l’humanité: Une nouvelle approche de la Préhistoire

Interview extrait de feu Logostep.fr où je réalisais des vidéos sur le thème de la spiritualité.

A propos:

Cette question me taraude depuis ma tendre enfance. Je suis remontée à mes 4ans. Une question qui n’a pas de nom, qui a du mal à se formuler. Une interrogation sur le mystère de la vie.

J’ai longtemps hésité avant de créer ce site car ma recherche spirituelle a toujours été de l’ordre de l’intime. Par choix ou par peur d’être cataloguée, j’ai gardé ces discussions passionnantes, ces rencontres bouleversantes avec d’autres chercheurs, secrètes.

Il y a peu, je discutais avec un prêtre qui me mettait en garde contre les risques de perdre son chemin lorsqu’on ne fait parti d’aucune congrégation, d’aucune religion. Et les risques de dérive des philosophies édictées par d’autres?

J’aime butiner, sentir l’essence des choses. Mon tuteur spirituel est la vie. Mais en effet je peux me duper moi-même alors je rencontre, j’observe, j’interroge.

J’aimerais maintenant partager une partie de ce chemin, ici.

Joanna.

 

Happyview*69: Alexandre Jost – La Fabrique Spinoza

Il y a de ça quelques années, je rentrais de banlieue parisienne vers ma tanière à moitié assoupie dans le métro.

Réactivée par vibrations de mon téléphone, je décroche. Maïté fête son anniversaire dans un bar rive gauche. Elle finit de diner et on se retrouve dans une heure au zinc.

Une heure. Pas assez pour rentrer, suffisant pour vagabonder. Je descends à la station suivante et j’enfourche un velib direction rive gauche.

A l’arrêt au feu rouge à Odéon, je vois Alexandre seul en terrasse d’un café.

Il vient de se faire poser un lapin. Je répare l’affront et je m’installe, j’ai une heure devant moi.

Au bout de quelques minutes, nous parlons bonheur. Il plonge la main dans sa besace et en ressort « Propos sur le bonheur » d’Alain. Je rigole et dégaine « Comment être heureux… et le rester » de Sonja Lyubomirsky.

Il me parle des diners du bonheur et de ses questionnements, de comment il a réinventé sa vie et trouvé le job de ses rêves.

J’aime les hasards.

Alexandre m’a toujours intriguée. Je mène l’enquête mais je crois que c’est un super héros. Je l’ai rencontré chez lui car nous avons une amie en commun qui m’avait conviée à l’une de ses fêtes. Plus tard, je l’ai recroisé jouant du cor dans un château, en cape sur une scène parisienne, sur une meule de foin style Interville, sautant d’une benne devant le palais Brogniart. Une tête bien faite avec un cœur d’enfant qui vous tire des sourires grands comme la lune.

C’est pas naturel. C’est surnaturel.

C’est drôle car Happylab et la Fabrique Spinoza ont des missions similaires avec des approches complémentaires et pourtant nous nous sommes rencontrés dans un tout autre contexte.

Et au sujet d’Happylab, l’actualité est riche. Ce dimanche c’est notre café mensuel à Paris. Carole Perle que je connais aussi depuis quelques années viendra partager de sa sagesse. Et si vous êtes trop loin, vous aussi vous pouvez créer le café Happylab de votre ville.

Et puis dans une semaine tout rond c’est notre grand rendez-vous, le FORUM HAPPYLAB. Pour cette édition j’ai mis à profit les rencontres que j’ai faite lors de la préparation de l’émission de Frédéric Lopez « Leurs secrets du bonheur » puisque nous recevons entre autre Jeanne Siaud Facchin qui faisait les ateliers d’éducation au bonheur avec les enfants et les familles. Elle vient de sortir un livre sur la méditation et comment ça a changé sa vie, l’occasion idéale de se retrouver. Découvrez le programme sur le site d’Happylab.

A très bientôt. Ma longue pose prend fin et les interviews s’enchainent dans les semaines qui viennent. Heureuse de vous retrouver.

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