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Créativité

Happyview*76: Gérard Courant

by Joanna on 13/12/2012

Ce blog m’emmène sur des terrains que je n’aurais jamais imaginés… le cinéma.

Le président des ronchons (je fréquente du beau monde) m’avait dit qu’il fallait absolument que je rencontre Gérard Courant, qu’il me cinématone! J’ai eu peur, j’ai fait un grand sourire, planté mon regard bien droit. J’ai appris ça dans l’enfance: “même pas peur!”. Je veux que ça se voit alors j’ai mes trucs et astuces.

Depuis 1978, Gérard plante une caméra devant la trombine des gens des arts. 3mn20 sans prise de son.

Comme je ne voulais surtout pas donner une raison de plus de ronchonner à mon expéditeur, je ramène ma binette. J’ai rarement été aussi gênée! 3mn20 devant un objectif fixé sur vous en gros plan, expérience stressante pour moi. Mes trucs et astuces s’étaient fait la malle et je suis bien désœuvrée face à cet objectif.

Mais tout le monde ne ressent pas cette gêne. Regardez Jean-Luc Delarue ou Gérard Jugnot, ils jouent. J’ai également retrouvé des gens que j’ai rencontrés même interviewés comme Yves Frémion ou Alain Paucard. Une copine dont je garderai l’anonymat. Et plusieurs autres rencontrés la semaine dernière dans un café littéraire.

Voici une frise à bouilles. Je vous conseille de lancer les vidéos en même temps puisque c’est muet.

C’est sûr, le cinéma est témoin d’époque. Des sciences capillaires également.

Avec Gérard, nous avons parlé de deux films dont le titre est “Le bonheur”. Celui d’Alexandre Medvedkine, réalisé en 1935 et “Le bonheur” d’Agnès Varda sorti en 1965.

Ce qui m’a le plus marqué de cette exploration, c’est que les époques marquent nos tempéraments et nos interactions. Dans le film de Varda, en 65, les mémoires de la guerre sont encore là, on chérie donc la paix retrouvée. La modernité s’invite dans les foyers et les taches autrefois éreintantes comme aller au lavoir sont effacées par l’arrivée de l’électroménager.

La psychologie positive nous dit que notre bonheur n’est qu’à 10% lié aux circonstances extérieures. Pourtant on voit avec ce film que des périodes entières de notre histoire ont été plus heureuses que d’autres. Ce n’est pas qu’une nostalgie. Des périodes dans nos vies, dans l’histoire de nos nations ont été douloureuses et le bonheur semble avoir peu de chances face à l’écrasement des circonstances.

Nous avons tout à gagner à créer des circonstances propices au bonheur!

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Happyview*74: La Fabrique à Bonheurs

by Joanna on 19/11/2012

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J’aurais pu mettre cet article dans la section sans commentaire. Oui, est-il vraiment nécessaire que j’explique l’évidence de cette rencontre?

Par trébuchement, j’ai atterri sur le site de la Fabrique à Bonheurs. Quelques jours avant Florence m’avait parlée de ces filles qui font des ateliers de mind-mapping  avec les enfants. Ce sont elles, les mêmes. Je leur écris et rencontre Audrey qui connaissait déjà Happylab.

Éblouie! Audrey, avec ses yeux en demi lune tout droit sortis d’un manga japonais, pétille de partout. Deux heures et demi de discussion et des bulles! Nous sommes de la même année. Le même age et des vies bien différentes. Audrey est maman de 4 enfants. J’ai voyagé aux quatre coins du globe. Je serai sûrement dans les couches quand elle escaladera des montagnes.

Et pourtant d’une drôle de manière au même point: le bonheur.

RDV est pris avec Audrey Akoun et Isabelle Pailleau co-fondatrice de la Fabrique à Bonheurs pour l’interview. Et là je me rends compte que le mind-mapping n’est qu’un petit bout du territoire de ces femmes pleines d’énergie. L’éducation voilà leur terrain. L’éducation à la joie des enfants, des parents, des adultes et même des salariés avec La tête sur les épaules.

Parce que je ne peux pas m’arrêter là et qu’il faut que j’en sache plus sur leur monde, leurs outils, leur joie de vivre, je les rejoins jeudi pour une conférence à la Living School et le 1er décembre pour penser et organiser mon travail autrement.

Je sens que ça va fuser dans tous les sens. C’est bon d’apprendre et de progresser.

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Cette semaine j’ai également rencontré Florence Quentin, éqyptologue qui est actuellement à la rédaction en chef du Monde des Religions. Je continue mon exploration de la spiritualité. Découvrez son interview sur Logostep

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Happyview*66: Isabelle Jacob

by Joanna on 04/06/2012

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Moodstep prend de grandes respirations et les articles se font plus rares ce dernier mois.

Quelques raisons à ça. Un samedi 2 juin sublissime où je n’ai pu que constater comment l’amitié et l’amour peuvent se manifester de la plus belle manière. Mon frère s’est marié dans la chaleur d’un jour béni par le soleil et la grâce des sourires de tous.

Et comme un de mes amis se marie en Ardèche en juillet, j’ai décidé de prendre ce temps pour visiter la France. Je suis donc sur les routes de Normandie, du Périgord, des Pyrénées, des Cévennes, d’Ardèche, de Bourgogne… jusqu’à la mi-Juillet.

J’en profite pour lancer deux nouveaux projets personnels dont je ne manquerai pas de vous parler. D’ailleurs dans l’interview d’Isabelle Jacob que vous pouvez découvrir aujourd’hui, Isabelle parle sans le savoir de mes nouvelles envies. Comprendre son bonheur débouche sur une transformation personnelle qui ne tarde pas à se manifester dans une transformation sociale. J’ai envie d’explorer les cadres de notre société, de rencontrer ceux qui ouvrent de nouveaux chemins. Je vous en reparle bientôt.

Et puis la Galaxie Happylab s’étend et ce petit voyage me permet de faire des repérages pour l’un des projets d’Happylab: Happylab est dans le pré. Vendredi on m’a parlé d’un lieu magique à l’autre bout de la France. J’y vais. D’ailleurs, vous pouvez peut-être m’aider, je cherche un coin de nature qui inspire la contemplation et l’émerveillement. En septembre, j’ai du pain sur la planche puisque Happylab se lance de nouveaux défis avec: Radio Happylab, Happylab Academy, Happylab entreprise, les cafés Happylab, le Forum Happylab du 13 octobre… Une galaxie je vous dis!

Moodstep reste un mantra du bonheur avec une question qui peut paraitre vaste ou insignifiante et qui m’amène à constater à quel point nous ne mettons pas les mêmes définitions derrière les mots. Et lorsque l’on creuse, on trouve cependant la même essence. Je suis si friande de ces rencontres que ce ralentissement n’est que provisoire puisque je sais déjà qui je vais aller rencontrer en septembre quand je rentre de ma villégiature bretonne.

Je vous invite maintenant à découvrir cet entretien avec Isabelle Jacob qui a fondé le centre Iris de formation à la créativité. C’est grâce à un bug informatique que j’ai rencontré Isabelle. Quand je suis arrivée dans la petite cours de la rue de Bagnolet où je vous invite à aller flâner tant les petits passages du quartier sont charmants, j’ai pris Isabelle de court avec mon objectif car je n’avais même pas dit que j’allais l’interviewer. Ça devient si évident pour moi que j’oublie même d’en parler!

Je vous laisse découvrir cet entretien avec encore de nouvelles facettes du bonheur qui n’avaient pas encore été mentionnées.

En sortant du centre Iris je me suis retrouvée un micro sous le nez, une caméra en pleine face. TéléBocal! Alors, vous avez regardé le débat de l’entre deux tours? Bientôt la cadreuse abandonnait son poste car j’étais en plein débat sur la démocratie avec le journaliste. A ce moment Stéphane, un copain me donne une tape dans le dos. Un hasard, j’aime les hasards. J’ai quitté le journaliste en bons termes malgré un départ chaotique. C’était une belle journée.

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Happyview*53: David Ken – LOL Project

by Joanna on 05/02/2012

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Imaginez des 4 par 3 grands sourires, des bus qui ont la banane, des abris bus bidonnés… Imaginez des villes qui affichent leurs sourires.

Et maintenant rencontrez David Ken, un de ces doux illuminés qui a pris son appareil photo et a emmené 2000 personnes dans une expérience de lâcher prise. Quand vous ressortez de la LOL box ou du studio du LOL project vous êtes euphorique. David a développé une technique que je garderai secrète pour vous surprendre, vous faire fondre de rire. C’est bon de rire ! Et vous voilà poilée, les cheveux au ventilo, sous le flash crépitant.

loljoanna

J’ai passé un bon moment avec Arthur, David et la LOL box. Thérapie express ! Inscrivez vous sur leur site et si vous connaissez le maire de votre ville, passez lui le mot. Déridons les murs de nos villes !

L’interview finie, je saisis la poignée de la porte du studio. De l’autre coté Violette, une copine que je n’avais pas vu depuis un petit bout de temps. Elle vient se bidonner. Je l’attends et nous allons prendre un verre. J’aime les hasards :)

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Chantons le bonheur

by Joanna on 14/02/2011

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Une chanson qui parle de bonheur sur le quai d’une gare. « Le bonheur ce n’est pas compliqué… il suffit de respirer »

J’étais venu voir Pierre Rabhi et j’ai rencontré Pierre. J’étais venue seule, invitée par Lorenza et ma soirée a fini à 4h du matin avec Piou Piou et Fabrice dans un restaurant de la Butte-aux-Cailles. Une soirée magique avec son lot de hasards et d’aventures non-planifiées.

Pierre, lui, c’est un gant qui nous a réuni. Un de mes gants avait tenté les espaces sauvages sous les gradins. Pierre, me voyant désœuvrée devant le peu d’autorité que j’exerçais sur le fuyard, s’est faufilé entre un banc et le planché et a ramené l’évadé, une boite entière de Kiri et un foulard. Nous avons discuté et il m’a parlé de sa chanson et aussi de sa philosophie. Pierre est un colporteur de chansons et je joue au porte-voix.

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Mandalas végétaux

by Joanna on 03/02/2011

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La magie existe.

La magie des rencontres.

Ma rencontre avec Lone, je l’ai racontée sur ce blog. Depuis nous nous sommes vues régulièrement. Des chemins de vie si différents et pourtant Lone m’a ouvert grand les portes de son univers. Un monde de tendresse, de partage, de beauté. Lone nous offre l’exploration de notre créativité par la construction collective de mandalas avec des éléments végétaux.

Il y a peu, sur le projet Cloudbraining, nous évoquions nos jeux d’enfants. Comment avec des cartons, des bouts de rien nous inventions des jeux, des mondes nouveaux. Participer à la création collective d’un mandala naturel est comme renouer avec l’enfant qui, de rien, créé. Juste expérimenter.

Deux billets de suite sur la créativité ! Et le bonheur alors ?

Le bonheur est, pour moi, d’aimer l’instant présent, ne pas vouloir être ailleurs. Quand je touche à l’éphémère, à l’intensité du moment, à la création, je vibre. Je suis dans cet état de flux décrit par Mihaly Csikszentmihalyi. Je place la créativité au centre de mon mandala du bonheur. Créer c’est comme matérialiser sa joie, sa force d’expression. Créer, c’est jouer avec les éléments. Créer ça passe par la voix, les doigts, le corps, le cœur. Créer, c’est une danse avec la vie.

Si on pouvait passer le message à tout le monde : Osez. De 1 à 115 ans, créez, explorez votre capacité à créer.

Cet homme, interviewé par Lilou Macé, a commencé il y a quelques années et je trouve ses créations bouleversantes. Il utilise de la mousse type polystyrène. Juste incroyable.

Osons. C’est maintenant.

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Happyview*23: L’Atelier de Charenton

by Joanna on 20/01/2011

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L’année 2010 aura été l’année d’une découverte phénoménale pour moi.

Au début de l’année dernière, encouragée par un ami, je me mets à dessiner et j’en parle sur ce blog.

La lubie me passe, mes curiosités étant sans fin. Ce n’est qu’après le forum Happylab, en juin, que la fièvre est montée. Une fièvre parce que ça n’avait rien de raisonnable. J’étais irrésistiblement attirée par ma porte. J’ai peint des heures, souvent en pleine nuit, accroupie. J’ai peint ma porte.

Ca a été une aventure. Il a fallu que je fasse entièrement confiance à mon envie. Il a fallu ne pas écouter les petites voix qui crient “tu ne sais pas dessiner, c’est puéril ce que tu fais”. Une fois que ma main est partie du centre de la porte, je n’ai fait que suivre ses désirs de liberté,  la couleur suivante apparaissant dans mon esprit automatiquement. Pas de but, pas de technique, juste le plaisir et peu à peu des formes apparaissent, des personnages se forment devant mes yeux ébahis.

Quand je reprends la peinture je sens des fois la peur de tout gâcher. Pause. L’envie de continuer à révéler les personnages, les paysages est plus forte. C’est comme la vie, il faut y aller, expérimenter, se laisser porter et écouter grand ses sensations.

Après la porte, je ne pouvais m’arrêter alors j’ai peint sur toile puis ce sont les couvertures de cahier Moleskine qui sont devenues mon terrain de jeu. Vendredi, mes amis m’ont offert une grande toile noire et mon week-end a été englouti, mes rêves détournés, j’ai peint le coeur gourmand des délices de l’art.

Le but du jeu, comme le bonheur, n’est pas de produire la plus belle œuvre. Le chemin, l’exaltation, la présence au moment fait la richesse de cette expérience. Elle est hors temps, hors jugement. Ensuite qu’elle produise une œuvre jugée belle ou non est une toute autre affaire qui appartient à l’autre.

Quand Karine Wenders m’a mise en contact avec Sandrine de l’Atelier de Charenton, j’y ai vu une clé. Pourquoi découvrir si tard que j’aime peindre? Surement parce que comme beaucoup on m’a inculqué qu’il faut faire ainsi et comme ça et que moi, et bien moi, je ne suis pas très douée!

A l’Atelier de Charenton la chanson est bien différente, on y apprend la liberté.

Je vous laisse découvrir la vidéo et je vous invite à découvrir votre créativité, à dépasser vos préjugés sur ce que vous pouvez faire et ne pas faire (si vous n’êtes pas déjà un créatif révélé bien sûr)

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