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Créativité

Happyview*53: David Ken - LOL Project

by Joanna on 05/02/2012

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Imaginez des 4 par 3 grands sourires, des bus qui ont la banane, des abris bus bidonnés… Imaginez des villes qui affichent leurs sourires.

Et maintenant rencontrez David Ken, un de ces doux illuminés qui a pris son appareil photo et a emmené 2000 personnes dans une expérience de lâcher prise. Quand vous ressortez de la LOL box ou du studio du LOL project vous êtes euphorique. David a développé une technique que je garderai secrète pour vous surprendre, vous faire fondre de rire. C’est bon de rire ! Et vous voilà poilée, les cheveux au ventilo, sous le flash crépitant.

loljoanna

J’ai passé un bon moment avec Arthur, David et la LOL box. Thérapie express ! Inscrivez vous sur leur site et si vous connaissez le maire de votre ville, passez lui le mot. Déridons les murs de nos villes !

L’interview finie, je saisis la poignée de la porte du studio. De l’autre coté Violette, une copine que je n’avais pas vu depuis un petit bout de temps. Elle vient se bidonner. Je l’attends et nous allons prendre un verre. J’aime les hasards :)

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Chantons le bonheur

by Joanna on 14/02/2011

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Une chanson qui parle de bonheur sur le quai d’une gare. « Le bonheur ce n’est pas compliqué… il suffit de respirer »

J’étais venu voir Pierre Rabhi et j’ai rencontré Pierre. J’étais venue seule, invitée par Lorenza et ma soirée a fini à 4h du matin avec Piou Piou et Fabrice dans un restaurant de la Butte-aux-Cailles. Une soirée magique avec son lot de hasards et d’aventures non-planifiées.

Pierre, lui, c’est un gant qui nous a réuni. Un de mes gants avait tenté les espaces sauvages sous les gradins. Pierre, me voyant désœuvrée devant le peu d’autorité que j’exerçais sur le fuyard, s’est faufilé entre un banc et le planché et a ramené l’évadé, une boite entière de Kiri et un foulard. Nous avons discuté et il m’a parlé de sa chanson et aussi de sa philosophie. Pierre est un colporteur de chansons et je joue au porte-voix.

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Mandalas végétaux

by Joanna on 03/02/2011

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La magie existe.

La magie des rencontres.

Ma rencontre avec Lone, je l’ai racontée sur ce blog. Depuis nous nous sommes vues régulièrement. Des chemins de vie si différents et pourtant Lone m’a ouvert grand les portes de son univers. Un monde de tendresse, de partage, de beauté. Lone nous offre l’exploration de notre créativité par la construction collective de mandalas avec des éléments végétaux.

Il y a peu, sur le projet Cloudbraining, nous évoquions nos jeux d’enfants. Comment avec des cartons, des bouts de rien nous inventions des jeux, des mondes nouveaux. Participer à la création collective d’un mandala naturel est comme renouer avec l’enfant qui, de rien, créé. Juste expérimenter.

Deux billets de suite sur la créativité ! Et le bonheur alors ?

Le bonheur est, pour moi, d’aimer l’instant présent, ne pas vouloir être ailleurs. Quand je touche à l’éphémère, à l’intensité du moment, à la création, je vibre. Je suis dans cet état de flux décrit par Mihaly Csikszentmihalyi. Je place la créativité au centre de mon mandala du bonheur. Créer c’est comme matérialiser sa joie, sa force d’expression. Créer, c’est jouer avec les éléments. Créer ça passe par la voix, les doigts, le corps, le cœur. Créer, c’est une danse avec la vie.

Si on pouvait passer le message à tout le monde : Osez. De 1 à 115 ans, créez, explorez votre capacité à créer.

Cet homme, interviewé par Lilou Macé, a commencé il y a quelques années et je trouve ses créations bouleversantes. Il utilise de la mousse type polystyrène. Juste incroyable.

Osons. C’est maintenant.

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Happyview*23: L’Atelier de Charenton

by Joanna on 20/01/2011

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L’année 2010 aura été l’année d’une découverte phénoménale pour moi.

Au début de l’année dernière, encouragée par un ami, je me mets à dessiner et j’en parle sur ce blog.

La lubie me passe, mes curiosités étant sans fin. Ce n’est qu’après le forum Happylab, en juin, que la fièvre est montée. Une fièvre parce que ça n’avait rien de raisonnable. J’étais irrésistiblement attirée par ma porte. J’ai peint des heures, souvent en pleine nuit, accroupie. J’ai peint ma porte.

Ca a été une aventure. Il a fallu que je fasse entièrement confiance à mon envie. Il a fallu ne pas écouter les petites voix qui crient “tu ne sais pas dessiner, c’est puéril ce que tu fais”. Une fois que ma main est partie du centre de la porte, je n’ai fait que suivre ses désirs de liberté,  la couleur suivante apparaissant dans mon esprit automatiquement. Pas de but, pas de technique, juste le plaisir et peu à peu des formes apparaissent, des personnages se forment devant mes yeux ébahis.

Quand je reprends la peinture je sens des fois la peur de tout gâcher. Pause. L’envie de continuer à révéler les personnages, les paysages est plus forte. C’est comme la vie, il faut y aller, expérimenter, se laisser porter et écouter grand ses sensations.

Après la porte, je ne pouvais m’arrêter alors j’ai peint sur toile puis ce sont les couvertures de cahier Moleskine qui sont devenues mon terrain de jeu. Vendredi, mes amis m’ont offert une grande toile noire et mon week-end a été englouti, mes rêves détournés, j’ai peint le coeur gourmand des délices de l’art.

Le but du jeu, comme le bonheur, n’est pas de produire la plus belle œuvre. Le chemin, l’exaltation, la présence au moment fait la richesse de cette expérience. Elle est hors temps, hors jugement. Ensuite qu’elle produise une œuvre jugée belle ou non est une toute autre affaire qui appartient à l’autre.

Quand Karine Wenders m’a mise en contact avec Sandrine de l’Atelier de Charenton, j’y ai vu une clé. Pourquoi découvrir si tard que j’aime peindre? Surement parce que comme beaucoup on m’a inculqué qu’il faut faire ainsi et comme ça et que moi, et bien moi, je ne suis pas très douée!

A l’Atelier de Charenton la chanson est bien différente, on y apprend la liberté.

Je vous laisse découvrir la vidéo et je vous invite à découvrir votre créativité, à dépasser vos préjugés sur ce que vous pouvez faire et ne pas faire (si vous n’êtes pas déjà un créatif révélé bien sûr)

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Happyview*18: Marc Vella

by Joanna on 21/10/2010

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Je voulais le voir et en même temps c’était la fin de journée et ma petite voix intérieure disait que je méritais bien de rentrer me reposer. C’est sans compter sur la magie.

Je ne m’installe pas, je me pose juste dans un coin de la salle.

Mon voyage commence avec la diffusion d’un extrait de ce documentaire: Marc Vella, éloge de la fausse note. Un voyage comme un grain de sable dans son piano. Désert de Mauritanie, ébahissement de celui qui a croisé les touches de ce piano voyageur. 10 minutes de ce documentaire et une émotion immense qui me submerge. Il le fait. Il ose. Il vit et transmet. Dans les vents de haute falaise où le jaune du désert mauritanien, il rêve sa vie et vit ses rêves. Mais au delà du pianiste qui dans sa douce folie ballade sa caravane amoureuse sur les routes du monde, c’est le lien, on sent le lien et l’exploration de nouveaux territoires pour quiconque croise le vaisseau.

Un homme ébahi, les bras ballants devant le piano. Il vient de jouer un air alors qu’il ne savait pas qu’il avait ça dans les doigts. On le sent un peu perdu comme assommé de pouvoir ce qu’il n’imaginait même pas un instant plus tôt.

Puis l’écran s’est éteint et Marc a pris la parole. Puis la parole s’est éteinte et le piano a chanté. Je suis ignare du solfège, des pinceaux, de la gouache, du diapason, des gammes… mais mes émotions n’avaient besoin de rien pour glisser avec les notes. Le moment était vif, ma présence au moment, forte. Des larmes. Des larmes de joie, de libération, de confirmation.

Samedi dernier, Marc et Cathy m’ont reçu chez eux avec une générosité si grande qu’elle peut paraitre suspicieuse. Vivre en grand, vivre en suivant entièrement l’inspiration, vivre en s’affranchissant des cadres demande un courage et une audace qui peuvent effrayer l’autre. Ces hommes et ces femmes qui sont des sources d’inspiration qui nous renvoient à nous-même ne semblent pas avoir le choix. La seule voie est d’être à 100% car rester immobile est la prison. Ils n’ont pas le choix s’ils veulent vivre juste mais ça n’en rend pas le chemin aisé pour autant.

Merci Marc et Cathy pour votre générosité, pour m’avoir ouvert les portes de votre maison, de votre aventure.
Nous explorons tous, nous trébuchons tous, nous brillons tous et certains ont la grâce de donner, de bouleverser l’ordre établi avec beauté et amour. Merci de m’avoir rapprochée un peu plus de moi-même.

Le site de Marc: www.marcvella.com

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Le bonheur de créer

by Joanna on 04/02/2010

gribouillage1gribouillage10gribouillage4gribouillage9gribouillage8Je n’arrive plus à prendre de stylo.

Depuis que mon ami Damien m’a offert une belle feuille de papier blanc cartonnée, j’ai le bout des doigts de toutes les couleurs. A la librairie de la rue de Lancry, j’ai trouvé les feutres. Je dessine, je dessine.

Et alors ?

Et bien, je dessine et ça relève du miracle. Je vous raconte.

gribouillage2Mon professeur de dessin au collège avait l’allure d’une femme sèche, un peu rigoriste. Elle était exigeante et ma vie aurait été plus facile si elle n’avait pas placé tant d’espoirs en ses élèves.

Toutes les semaines, une heure, toujours là, jamais malade et son regard qui attendait la 37ème vue du mont Fuji.

gribouillage7Malgré ma main maladroite, mes lignes incertaines, mes courbes mal flanquées, elle attendait, patiemment. Puis un jour, elle me rendit mon devoir avec deux notes. Elle avait abdiqué avec grâce. Comme un aveu d’échec, elle me donna une note pour ma réalisation médiocre et une note pour mon idée.

Je n’ai jamais su dessiner. J’ai toujours été subjuguée par ce don. Au primaire je me rappelle de ce garçon un peu trop grand pour son age, tête blonde et timide, pantalon de velours marron et pulls de personne sérieuse. Il dessinait divinement bien. Des chevaux, de magnifiques chevaux. Aujourd’hui encore je suis toujours médusée par le talent de mes amis dessinateurs comme Nathalie ou Camille.

Alors oui c’est un miracle pour moi de dessiner.

Juste dessiner sans but. Je laisse ma main glisser, mon intuition choisir les couleurs. Je débranche le juge, je suis le plaisir d’être absorbée entièrement par la tache. Pas de but, pas de vision de ce que ça va donner, juste dessiner.

Et parce que Damien ne m’a pas fait un seul cadeau, je me retrouve à co-animer, avec Lone, un atelier sur le bonheur en mars dans un foyer d’accueil d’urgence dans le cadre du Printemps des richesses. Et parce que l’art, la beauté sont sûrement des portes vers la joie, le partage, le bonheur, nous commençons en créant ensemble un Mandala géant avec des éléments naturels avant de parler de bonheur.

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