J’enfourche un RER pour rejoindre un coin mutant, ni campagne ni megapole, où l’on peut marcher au milieu des rues bitumées sans être trop dérangé. Les jardins y sont dodus et les arbres détendus.
Nous prenons le thé en bavardant dans sa cuisine colorée. Un vrai moment de plaisir, de calme.
Elisabeth a préparé son interview en dessinant une grande fleur avec les éléments essentiels d’une vie heureuse. Elle nous les transmet dans cette vidéo.
J’étais au cœur d’un petit tourbillon quand j’ai rencontré Mabrouck. Le souffle court et les pensées emmêlées, j’ai du faire un tour de fontaine pour le trouver.
Ce jour là, j’ai dansé la valse emportée dans la ronde sans même en connaître les pas. Tout semblait léger et les mots faisaient dentelle.
Les gens autour étaient inspirés comme sortis d’une fable.
Sous les rangées d’arbres, certains guidaient d’autres les yeux bandés et il fallait trouver ça normal. Nous ne connaitrons jamais leur jeu sauf si un jour, par trébuchements, nous nous retrouvions à leur place. Qui sait, la vie est si mystérieuse.
Sur un banc, une femme orchestrait un balai d’oiseaux qui venaient picorer au creux de sa paume.
Oui ce jour ensoleillé était un peu magique comme cette rencontre. Connivence immédiate.
La pyramide du bonheur est un “outil de réflexion qui ne dicte ni n’impose rien, il laisse place à la solution qui est en soi. L’utilisateur commence par être un lecteur, puis un architecte. Sa construction aide à l’émergence des idées, à voir ce qui compte réellement pour lui.”
Conceptualiser le bonheur, en voilà une drôle d’idée!
Bruno m’a offert la pyramide. Installée chez moi, je soulève le couvercle du cube vitré. La pyramide, les fiches, le livre, le crayon, je découvre les éléments de ce coffret étonnant. C’est complètement fou le travail, l’attention, la réflexion que cela représente. On sent la collaboration de plusieurs talents autant dans le graphisme que dans l’esprit d’analyse et de synthèse. En filigrane, on perçoit les rencontres, le voyage de Thétis qui ont nourri ce projet.
Je n’ai pas encore construit ma pyramide car c’est un vrai travail de fond qui demande de l’engagement et du temps. Cette pyramide nous offre la possibilité d’identifier et de visualiser quels sont nos sources de bonheur et nos blocages. Elle nous aide à prendre du recul sur nous-même et mieux distinguer nos émotions et les actions que nous mettons en place ou pas pour être plus heureux.
J’ai rencontré Bruno et Nathalie aux aurores à l’aquarium du Trocadero avant son ouverture au public. J’ai causé avec les requins qui se poudraient le nez avant l’arrivée du public. Seuls avec ces tonnes d’eau et des milliers de nageoires, c’est irréel et excitant. Quelle chouette moment! Quelle chouette rencontre!
Où étais-je il y a dix ans? Dans un univers complètement différent. Si j’avais imaginé mon avenir, jamais je n’aurais dit “Dans dix ans, je me rendrai au service psychiatrie de l’hopital Bichat pour interviewer le Pr. Lejoyeux sur le bonheur”!
Michel Lejoyeux m’a également rappelé que travailler son bonheur c’est bien mais qu’il ne faut pas oublier que c’est valable pour les gens qui vont plutôt bien. Certains d’entre nous ont des souffrances psychologiques que des discussions sur le bonheur n’apaiseront probablement pas et qui pourraient même être culpabilisantes. Faisons leur un clin d’oeil ici à ceux qui souffrent car ce sont des caps difficiles à passer qui demandent souvent une aide extérieure.
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Et n’oubliez pas le prochain Café Happylab ce dimanche 6 novembre à 17h au 128 rue Saint-Maur à Paris avec Bruno Fabre, créateur de la pyramide du bonheur dont je publierai l’interview dans les jours qui viennent.
Je suis assise un peu béate dans la rame de métro et je les aime tous du petit hirsute au fond à la belle yeux noisette à droite. Je les aime à en avoir les larmes aux yeux. Et puis je déverse ce torrent d’amour sur moi, ça dégouline, ça s’infiltre par les pores et ça chatouille les plantes de pied. Comme dans un “sleeping bus”, assise près d’un moine, paumée dans le Yunnan, voilà de ça 14 ans où je m’étais dit à moi-même “Merci de te donner la chance de vivre ça”. Ça le voyage, ça l’exploration, ça la rencontre, la rencontre de Colette Mesnage.
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2h30 de délice, de rire, de malice.
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Deux jours plus tôt, une de mes vidéos voit son compteur statistique exploser. Je crois d’abord que c’est Viméo qui perd la tête. Le lendemain rebelote. J’enquête et je découvre l’interview de Florence Servan-Schreiber en page d’accueil de Nouvelles Clés. J’en profite pour explorer et là je tombe sur Eloge d’une vieillesse heureuse
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J’ai toujours eu une amertume à voir notre société négliger ceux qui détiennent, quand ils cultivent leur jardin, une sagesse précieuse: nos anciens, nos vénérables. Je n’ai pas cherché à comprendre, j’ai contacté Colette.
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Colette connaissait tout de moi. Elle avait épluché mon blog soigneusement et pourtant elle voulait en savoir plus. Curieuse, notre conversation nous a fait voyager sur tous les continents, toutes les époques. Nous sommes même allées à Louxor juste après la guerre quand les blancs étaient objets de curiosité. Nous avons beaucoup de points communs. Quelle drôle de sensation que de se sentir un peu en face de soi-même à un autre age!
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J’ai un rêve, c’est d’être un jour une belle grand-mère. D’abord car ça voudra dire que je suis entourée d’enfants et petits-enfants et donc de rires et quelques cris. Mais aussi parce que je souhaite que la vie que je mène sculpte mon visage, mon corps et qu’ils témoignent d’une vie riche où chaque minute aura été vécue avec ferveur. J’aimerais être une belle grand-mère et donner des coups d’amour à des petits jeunes comme celui que je viens de recevoir.
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Je vous laisse découvrir un bout de notre entretien.
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Colette m’a offert un texte que je partage aussi avec vous:
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Lorsque nous étions réunis à table et que la soupière fumait,
Maman disait parfois : « Cessez un instant de boire et de parler. »
Nous obéissions.
« Regardez-vous » disait-elle doucement.
Nous nous regardions sans comprendre amusés.
« C’est pour vous faire penser au bonheur » ajoutait-elle.
Nous n’avions plus envie de rire.
« Une maison chaude,
du pain sur la nappe,
des coudes qui se touchent,
voilà le bonheur »
répétait-elle à table.
Puis, le repas reprenait tranquillement.
Nous pensions au bonheur qui sortait des plats fumants
et qui nous attendait dehors au soleil
et nous étions heureux.
Papa tournait la tête comme nous pour voir le bonheur jusque dans le fond du corridor.
En riant parce qu’il se sentait visé,
il disait à ma mère : « pourquoi tu nous y fait penser à c’ bonheur ? »
Elle répondait : « Pour qu’il reste avec nous le plus longtemps possible. »
Christian est dentiste et passionné depuis longtemps par le développement personnel. Il s’est donné la chance d’aller apprendre auprès des grands gourous de l’épanouissement comme Tony Robbins.
Ses livres se caractérisent par un style clair, direct, qui va à l’essentiel. Le bonheur y est décrit comme une vibration avec laquelle nous devons nous aligner. Pour ça, il donne au lecteur des clés:
Je change pour que ma vibration change: le pouvoir de changer notre vie nous appartient. Le bonheur ne peut se développer au détriment des autres. En nous concentrant sur ce qui est porteur de joie dans notre vie, nous attirons plus de joie.
Je m’autorise au bonheur: la culpabilité nous enferme. Refuser de pardonner, c’est rester victime du passé.
J’ose l’amour: l’énergie de l’amour est la force le plus puissante de l’Univers.
J’accepte pour mieux dépasser: plus nous refusons une situation, plus nous en devenons prisonnier.
Je vise le meilleur: notre attention doit constamment être dirigée vers le meilleur. Le corps a autant de capacité que le mental pour développer une émotion positive.
C’est la première fois que je rencontre un auteur français qui parle de pensée créatrice ou de loi d’attraction. On sent comme pour Christine Michaud ou Lilou Macé qu’il s’est frotté à la culture anglo-saxonne.
J’en profite pour vous joindre ce texte de WH Murray qu’on m’a présenté plus d’une fois comme étant une citation de Goethe et qui rejoint les propos de Christian:
Jusqu’au moment où l’on s’engage, il n’y a qu’hésitation, occasion de revenir en arrière et inefficacité. Concernant tous les actes exigeant initiative et création, il y a une vérité élémentaire dont la méconnaissance a fait avorter des idées innombrables et des projets fabuleux : c’est qu’à l’instant où l’on s’engage pour de bon, la Providence se met en marche à son tour. Toutes sortes de circonstances favorables se produisent qui, autrement, ne se seraient pas manifestées.
La décision engendre un courant d’évènements qui suscite sur son passage une variété d’incidents imprévus et bénéfiques de rencontres et de soutiens matériels dont personne n’aurait osé rêver.
J’ai appris à accorder à ce vers de Goethe le plus profond respect :
“Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêver de faire, faites-la. L’audace a du génie, de la puissance et de la magie.”
Extrait de : « L’expédition écossaise dans l’Himalaya, 1951 », W.H. Murray.( 1913 - 1996 )
Le Bibbidi boo de Florence c’est sa grande générosité, sa curiosité et sa bienveillance.
Quand je vais à la rencontre d’un auteur, je ne suis pas toujours à l’aise dans mes souliers. Il m’est difficile de demander car je sais qu’ils sont souvent sollicités. Ce jour là, je venais spécifiquement à la rencontre de Florence pour lui demander d’intervenir au Forum Happylab. (Merci à Christophe de m’avoir avertie de son passage)
Non seulement Florence a accepté mais elle a également participé à la journée Happylab dans son intégralité. Les Forums Happylab sont des après-midi pour le grand public et le matin, les bénévoles suivent un atelier tous ensembles. Florence a vécu cette journée dans sa totalité avec nous, du matin jusqu’au cocktail de clôture du soir. Quel délice! Florence a également difffusé l’information et nous a apporté une exposition dont nous avions bien besoin.
Quand nous nous sommes recroisées à l’improviste, je lui ai demandé si elle répondrait à quelques questions et elle a accepté. Elle me reçoit dans son bureau plein d’Omega3, de vitamines et de joie de vivre.
Je suis heureuse de pouvoir partager cet entretien car Florence Servan-Scheiber a une réelle passion pour la vie, l’humain qu’elle sait à merveille transmettre.