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Livre

Invité: Yves-Alexandre Thalmann

by admin on 02/09/2010

Article écrit par Yves-Alexandre Thalmann auteur des Petit cahier d’exercices d’entraînement au bonheur

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Le bonheur ne se trouve pas, il se construit. Comment ? C’est justement ce que nous enseigne la psychologie positive, cette nouvelle science du bonheur. Deux pistes seront développées ici : la synchronisation corps-mental et les pensées optimistes.

Depuis la fin des années 80, une nouvelle discipline a vu le jour dans le champ de la psychologie : la psychologie positive, dont le but est d’étudier scientifiquement le bonheur et le bien-être. En interrogeant les gens et en réalisant des études, elle cherche à identifier ce qui nous rend heureux et, surtout, comment y parvenir.

La psychologie positive a notamment permis de démentir certaines croyances à propos du bonheur :

-       le bonheur n’est pas proportionnel à ce que nous avons : ni la richesse, ni le confort matériel n’ont le pouvoir de rendre heureux. Comme illustration, une étude a montré qu’en 1940, les Américains évaluaient leur satisfaction générale dans la vie à 7,5 sur une échelle allant jusqu’à 10. Un tiers des foyers n’avaient pas l’eau courante, ni toilettes intérieures, ni douche, et seule la moitié disposait d’un chauffage central. De nos jours, malgré les lave-vaisselles, fours micro-onde, machines à laver, écrans plats, ordinateurs, le score actuel de satisfaction chez les Américains est de… 7,2 !

-       les jeunes ne sont pas plus heureux que les personnes âgées. Au contraire, on sait maintenant que la définition du bonheur varie avec l’âge : on met davantage l’accent sur les plaisirs durant la jeunesse, puis sur l’engagement et le contentement à l’âge adulte, et enfin sur la sérénité au crépuscule de la vie.

-       Il ne faut pas nécessairement être en santé pour être heureux. En réalité, les personnes atteintes de maladies chroniques et même de handicaps ne se disent en moyenne pas plus insatisfaites de leur vie que les personnes valides et en pleine santé.

L’apport le plus déterminant de la psychologie positive est sans doute de faire comprendre que le bonheur ne se trouve pas, mais qu’il se construit. Etre heureux est le résultat de notre façon de voir la vie, et non des événements vécus, comme de nombreux sages et philosophes à travers les âges l’ont répété.

Etre heureux est le résultat de notre façon de voir la vie, et non des événements vécus

Alors, concrètement, que pouvons-nous faire pour être plus heureux ? Deux pistes seront détaillées dans cet article : la synchronisation corps-mental et la pensée optimiste.

1. La synchronisation corps-mental : pour bien comprendre cela, remontons aux temps où nos lointains ancêtres, encore vêtus de peaux de bêtes, ont pris conscience de leur existence : une grande angoisse s’est soudain emparée d’eux : comment faire si la nourriture vient à manquer ? Peut-on éviter la souffrance, la maladie ? Qu’est-ce que la mort ? Etc. Les raisons de se faire du souci ne manquaient pas ! En d’autres mots, l’anxiété et les soucis sont une des conséquences de l’accroissement considérable du volume de notre boîte crânienne au fil de l’évolution. Lorsque le cerveau, cette formidable machine à penser, n’est pas occupé à traiter de l’information (ce pour quoi il a été conçu), il tourne à vide et utilise son énergie à ressasser des thèmes angoissants.

Penser négativement nécessite moins d’énergie que de penser positivement ! Lorsque l’on se réveille en pleine nuit et que l’on ne parvient pas à retrouver le sommeil, quelles sont les idées qui nous viennent ? La plupart du temps, des pensées angoissantes. De même, les personnes dépressives ont moins d’énergie et sont ralenties, et leurs pensées sont essentiellement négatives.

Il existe deux façons pour éviter que l’esprit ne tourne à vide : la méditation et la concentration. Pour la première voie, à côté de la pratique à proprement parler de la méditation (qui vise à vider son esprit de toute pensée), je préconise un travail sur les habitudes. En effet, lorsque nous effectuons des actions machinalement, notre esprit peut penser à autre chose, avec une énergie limitée. Je suggère de remettre de la conscience dans ces activités : par exemple, se raser ou se brosser les dents de la main non dominante, changer de trajet pour rentrer chez soi, se répartir différemment les places autour de la table familial ou dans le lit conjugal, etc. De cette façon, nous synchronisons le mental avec le corps : nous devons penser à ce que nous faisons. Or, davantage de conscience de ce que nous faisons, c’est plus de bonheur, puisque le bonheur est un éprouvé qui ne peut se vivre que dans le présent.

La deuxième voie est celle de la concentration : il s’agit de vivre des expériences optimales, aussi appelées flux. La question à nous poser est la suivante : quelles sont les situations de notre existence où nous avons l’impression de vivre intensément ? Où nous sommes heureux de faire ce que nous faisons ? Où nous sommes totalement captivés par ce que nous accomplissons ? Réponse : lorsque nous sommes engagés dans des activités à la hauteur de nos capacités.

En effet, lorsque nous devons exécuter des tâches qui nous paraissent trop simples, pour lesquelles nous n’avons pas besoin de nous concentrer, nous nous ennuyons assez vite. Au contraire, lorsque les exigences sont trop élevées ou que nos aptitudes ne sont pas assez développées, nous rencontrons le stress et l’anxiété. C’est uniquement lorsque nos capacités sont à la hauteur exacte de la tâche que nous prenons plaisir à ce que nous faisons. Ces moments particuliers, où nous sommes complètement absorbés par une tâche, s’accompagnent de l’oubli du temps qui passe et des autres préoccupations.

Pour vivre ces instants magiques, il faut aménager nos activités en conséquence. Car ce n’est pas les tâches en elles-mêmes, mais la manière dont nous les vivons qui importe. C’est l’énergie que l’on y met, la valeur que l’on y projette. Se lancer des défis : voilà le maître mot pour ne pas subir l’ennui ! Grimper une paroi difficile, gagner une partie d’échecs ou réaliser un contrat particulièrement délicat ne sont pas des activités plus gratifiantes ou plus intéressantes que d’autres. Mais lorsque nous sommes en état de flux, la vie acquiert une saveur particulière qui a un fort goût de bonheur.

Un fort goût de bonheur

2. La pensée optimiste. Au risque de décevoir certains lecteurs, il a été démontré que les personnes pratiquant la pensée positive ne sont pas significativement plus heureuses que les autres. Ce qui fait une véritable différence, ce sont les pensées en cas d’échec. Lorsque nous subissons un revers, par exemple ne pas être retenu pour un poste convoité, nous pouvons nous dire : « Je n’ai pas eu ce job parce que je ne sais pas me vendre. De toute façon, je suis nul ». Dans ce cas, nous venons d’attribuer notre échec à des facteurs internes (nous sommes l’unique responsable), permanents (demain, nous ne saurons pas mieux nous vendre) et universels (nous sommes nul, donc par définition dans tous les secteurs de la vie). Ce sont exactement les caractéristiques de la pensées pessimistes : attribuer ses échecs à des facteurs internes, permanents et universels.

Au contraire, les optimistes ont tendance, dans la même situation, à faire des attributions externes (« d’autres candidats étaient sans doute mieux profilés »), transitoires (« cela peut arriver ») et particulières (« je suis plus compétent, dans d’autres domaines »). Pour devenir plus optimiste, il importe donc de soigner nos pensées lors d’échecs et de contrariétés. En particulier, nous avons avantage à nous concentrer sur les caractéristiques interne / externe, transitoire / permanent et particulier / universel des attributions causales que nous émettons.

Voilà deux pistes somme toute assez simple à mettre en place pour devenir plus heureux : déjouer les habitudes et faire des attributions, si ce n’est externes, en tout cas transitoires et particulières lors d’échecs et de déconvenues. Il existe de nombreux autres entraînements au bonheur et à l’optimisme, que vous trouverez dans les deux petits cahiers d’exercices que j’ai consacrés à ce sujet.

Au fait, qu’est-ce que c’est, le bonheur ? C’est l’état d’une personne qui apprécie la vie qu’elle mène, parce qu’elle en retire du plaisir et de la joie en même temps qu’elle perçoit un sens à ses actions.

Yves-Alexandre Thalmann est psychologue et formateur. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de développement personnel, dont un Petit cahier d’exercices d’entraînement au bonheur et un Petit cahier d’exercices pour voir la vie en rose, parus chez Jouvence.

www.yathalmann.ch


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Un bonheur de BD

by Joanna on 29/07/2010

les fondateurs la grenouille noire

C’était mon dernier jour chez Voy.

J’y ai passé une année riche en émotions, en découvertes, en rencontres.

La dernière heure.

La boutique s’est vidée. Soo est partie la dernière.

Ils sont arrivés tous les deux pour manger un bout.

Lui d’abord. Non par manque de galanterie, mais parce qu’il attire l’œil curieux, mon œil curieux. Habillé de noir, pantalon ample, éclair dans le cou, barbe noire, les doigts tatoués « DYNAMO », il semble tout droit sorti d’un monde imaginaire.

Elle, coupe courte, blonde, moderne et collier végétal rouge vif sur peau diaphane. Elle a faim.

Je lui prépare l’assiette blinis, un jus de légume et la discussion s’amorce, étonnante. Plus un chat. L’heure de la fermeture passée, je m’assoie avec eux pour discuter. Ils me demandent d’où je viens, qui je suis en somme. Je leur parle de bonheur.

Je sens son attention entière. Lui se lève. « Je vais te les offrir ». 5 minutes plus tard il revient avec deux volumes : les carnets de la grenouille noire.

Il me dit juste que le bonheur, c’est tout le sujet de ses carnets et commence à dessiner sur la page de garde.

De bonheur ? Vraiment ? Un homme en noir qui parle de bonheur ?

Vraiment !

Par mégarde j’ai commencé par le deuxième tome. Je lis peu de BD, sûrement parce que c’est trop douloureux. La dernière était « Trois Ombres » et l’histoire est si délicieuse et en même temps si éphémère que je reste sur mes gardes.

J’ouvre Les carnets de la Grenouille Noire, Tome 2 : Les fondateurs
où l’on suit en parallèle deux chemins.

L’écriture est précise, juste, chargée de sens. Pas un mot en trop. L’odeur de l’encre restée coincée entre les pages, les angles de vue du dessin… je me laisse happer. Le mystère, le décalé, le voyage initiatique, pour une chose, un but, une mission que l’on découvre sur une double page, triomphant: LE BONHEUR.

Une BD dont le thème central est le Bonheur !

J’ai lu avec autant de plaisir le premier tome Les Carnets de la Grenouille Noire vol.1 : The Moo Factory
comme un flashback dans la vie des héros. Je n’ai qu’une hâte lire le troisième tome. Merci Black Frog pour ce beau cadeau.

La Grenouille Noire | les Fondateurs #2 from Café Salé | CFSL ink on Vimeo.


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Happyview*13: Etienne Jalenques

by Joanna on 13/05/2010

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Le sujet revenait régulièrement. « C’est très puissant ». « C’est inconfortable parfois mais tellement libérateur ». Je ne suis pas vraiment attirée par la thérapie donc j’écoutais avec attention et j’étais heureuse que mes deux amis aient trouvé un thérapeute qui leur permette une exploration d’eux-mêmes si profonde et salvatrice mais je ne me suis pas intéressée plus que ça à la « Dynamique émotionnelle ».

Un soir, autour d’une galette, dans une crêperie parisienne, non loin de la rue de Bretagne, je m’étais déjà préparée à vanter les crêpes de mon pays. Nous discutions et bientôt, alors que je cherchais la faille pour vanter les crêpes de mon pays, le sujet s’orienta vers la « Dynamique émotionnelle » et son fondateur Etienne Jalenques. Ils ne tarissaient pas d’éloges sur le psychiatre et moi j’écoutais tout en attendant le moment propice pour vanter les crêpes de mon pays. Le moment fut venu de parler de la fine dentelle, de la fondue de poireaux et des coquilles St Jacques des crêpes de mon pays. Je rajoutais qu’en plus les ingrédients étaient bio et savoureux ce qui faisait des crêpes de mon pays des crêpes d’exception.

Je rentrais heureuse d’avoir promu avec autant de ferveur les crêpes de mon pays quand je reçu un texto. « Savais-tu que Etienne Jalenques a écrit La thérapie du bonheur

Comment ?

RDV en librairie avec Jess. Nous achetons chacune un exemplaire du livre La thérapie du bonheur en tête de gondole et en commençons la lecture. « Plus j’avance en âge, plus je crois que nous sommes ici sur Terre pour tenter de résoudre au mieux cette question : comment, dans ce court laps de temps que dure l’existence d’un homme, parvenir au bonheur ? » écrit-il.

Dans ce livre, je distingue trois parties.

Une, présente en introduction et conclusion, nous invite au voyage. Le docteur Jalenques évoque sa vie et je pense sincèrement qu’il y a matière à autobiographie. Ca avait un petit goût de pas assez.

La seconde explore les différents aspects du bonheur à travers des chapitres courts comme « s’il y a la soif, il y a l’eau », « le bonheur se mérite », « ne pas confondre risque et danger », « l’espoir ne fait pas vivre : il empêche de vivre ! », « on n’aime vraiment que sans conditions »… A la fin de chaque chapitre, il rappelle les phrases clés, ce qui est bien pratique pour se remémorer les points traités sans relire le livre.

La troisième partie décrit la « Dynamique émotionnelle » et ses outils comme la mantra thérapie, le judo mental, la surchauffe émotionnelle …

Une fois le livre lu, il ne faisait aucun doute qu’il fallait que je rencontre le Dr Jalenques. Il nous (Jessica et moi) reçoit dans son cabinet parisien dans une des pièces insonorisées où se déroulent les séances d’une quinzaine de personnes pendant trois heures où l’on peut s’exprimer par le pleur, le rire ou le cri sans déranger. Je vous laisse découvrir la vidéo de notre entretien.

« Le bonheur se transmet et s’apprend » nous dit le docteur Jalenques. Il viendra nous transmettre quelques clés du bonheur le 5 juin à « Bliss , les Explorateurs du Bonheur »

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Livre: La vie heureuse d’Augustin

by admin on 24/12/2009

croix

église bretagne

calvaire bretagne

Joyeux Noël.

Je suis d’origine bretonne et dans la maison familiale, comme s’en était éberlué un ami de mon frère, toutes les pièces abritent un Christ pendu à sa croix. La Bretagne est une terre catholique jonchée de calvaires, églises et chapelles.

Petite, toute petite par un concours de circonstances, j’ai décrété que Dieu n’existait pas. Messe, catéchisme, communions, rien n’y a fait, je n’y croyais pas.

Sans confession, j’ai cependant toujours respecté les croyants. Un train, un signe religieux autour du cou et me voilà sur vos genoux à vous demander d’où vous vient votre foi. Drôle d’athée que cette jeune fille qui courre après les mains de Fatima et les kippas.

Alors en ce jour de fête chrétienne, j’ai envie d’entamer une série d’articles sur le bonheur au travers des religions et l’occasion m’en a été donnée.

Alors que j’avais décidé de rentrer de la rive gauche jusqu’à chez moi à pied pour me laisser promener par les petites rues de Paris, je vois dans une vitrine un cadeau idéal pour mon oncle très pieux. Je devais attendre que l’on emballe mes présents. Je me ballade dans les rayons de la librairie catholique et Augustin me fait de l’œil. « De beata Vita », « La vie heureuse » écrit cinq ans avant qu’il ne soit ordonné prêtre. Il avait 32 ans, presque mon âge. La quatrième de couverture dit « s’il est une question qui parcourt comme un fil rouge toute l’oeuvre d’augustin, c’est celle du bonheur, ou plutôt du désir de bonheur.” Un obsédé du Bonheur, comme moi, qu’a-t-il découvert? Edition bilingue latin, malgré les stigmates des classes de latin, j’achète.

Pour Augustin tous les hommes veulent être heureux: ‘Omnium certa sententia est, qui ratione quoquo modo uti possunt, beatos esse omnes homines velle.’ On sort sa grammaire latine! Y a pas de raisons qu’il n’y ait que moi qui trinque.

La vie heureuse c’est comme lire des mathématiques du Bonheur. Augustin a à sa table amis et famille et déconstruit, reconstruit le Bonheur.

“Qui a dieu est heureux”. Voilà un constat sur lequel les invités sont d’accord, le biais étant que tous les invités semblent croyants! Puis par une série de questions, Augustin mène ses convives vers des réponses qui semblent de plus en plus complexes pour pouvoir couvrir tous les cas particuliers. De là il revient vers une synthèse qu’il tient en ces mots:

“ Etre heureux n’est donc rien d’autre que ne pas être dans l’indigence, c’est à dire être sage.” La sagesse “n’est en effet rien d’autre que la mesure de l’esprit, c’est à dire ce par quoi l’esprit se tient en équilibre pour qu’il ne verse pas dans le trop ni ne se réduise en deçà du plein. Or il verse dans la luxure, le pouvoir, l’orgueil et toutes autres choses de ce genre par quoi les esprits des intempérants et des malheureux croient se procurer joie et puissance. Or il se réduit par les bassesses, les peurs, la tristesse, la cupidité et toutes autres choses, quelles qu’elles soient, du fait desquelles les malheureux mêmes avouent que les hommes sont malheureux. »… « A donc sa propre mesure, c’est à dire la sagesse, quiconque est heureux. »

Et pour Augustin cette sagesse est guidée par Dieu : « Tel est donc l’entier rassasiement des esprits, c’est à dire la vie heureuse : connaître pieusement et parfaitement par qui l’on est conduit à la vérité, de quelle vérité l’on jouit complètement, par quoi l’on est rattaché à la mesure suprême. »

Je n’aurais sûrement jamais lu Augustin si ce n’avait été pour le bonheur. Les tournures de phrases, le mode de pensée… c’est étonnant comme l’écriture peut nous faire voyager dans le temps. J’ai diné à la table italienne d’Augustin.

Je vous livre également quelques citations choisies par Augustin tout au long de l’ouvrage:

“Ce que tu peux éviter, il est sot de l’accepter” Térence, l’Eunuque, 761

“ Puisque ne peut être fait ce que tu veux, veuille ce que tu peux.” Térence Andrienne 305-306

“Ce qui est utile avant tout dans la vie, c’est qu’il n’y ait rien de trop.” Térence, Andrienne 61

…””

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Livre: le voyage d’Hector

by admin on 17/12/2009

lelordVous rappelez vous de votre premier téléphone portable ? Moi j’étais dans ma fiat Uno à Montpellier en 1999 quand je l’ai sorti de sa boite.

Premier téléphone portable, premier répondeur. J’avais demandé à mon frère d’enregistrer le message d’une voix virile : « Bonjour, je suis Hector le secrétaire particulier de Joanna. Laissez moi un message et je transmettrai »

Depuis Hector a pris des galons et gère mon ordinateur, mes disques durs externes, mon ipod, mon appareil photo… hector-stocks-2Tous mes compagnons électroniques sont un Hector en action : Hector sings, Hector stocks, Hector sees…

Alors vous imaginez, après dix ans de vie commune avec Hector quelle ne fut pas ma joie de découvrir le livre de François Lelord « Le voyage d’Hector ou la recherche du bonheur»

« Il était une fois un jeune psychiatre qui s’appelait Hector et qui n’était pas très content de lui ». Hector part en voyage en Chine, en Afrique et aux Etats-Unis pour comprendre ce qui rend les gens heureux ou malheureux.

Tout au long de son chemin et au fil de ses rencontres, il sort un petit calepin où il griffonne ses leçons du bonheur. Leçon n°1 « Un bon moyen de gâcher son bonheur, c’est de faire des comparaisons » ;… ; leçon n°7 « l’erreur, c’est de croire que le bonheur est le but » ; leçon n°8 : « le bonheur c’est d’être avec des gens qu’on aime » ; … ; leçon n°10 « le bonheur, c’est d’avoir une occupation qu’on aime » ;… ; leçon n°13 « le bonheur, c’est de se sentir utile aux autres » ; leçon n°14 « le bonheur, c’est d’être aimé pour ce que l’on est » ; … ; leçon 20 « le bonheur, c’est une façon de voir les choses »…

J’ai eu du mal à lire le voyage d’Hector essentiellement à cause de son style naïf. Les Etats-Unis sont le « grand pays du plus » ou « le pays où il y a le plus de psychiatres au monde ». Périphrases, périphrases, je suffoquais sous la périphrase.

Je peux comprendre que ce livre soit le livre de chevet de beaucoup de gens car derrière le conte de fée moderne, on trouve de vrais conseils sur le bonheur. François Lelord est psychiatre et ça se sent. Son Hector croise le chemin d’un moine bouddhiste et d’un spécialiste américain du bonheur, et les enseignements sont réels.


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