http://www.vimeo.com/31009640
La vie est pleine de surprises.
Où étais-je il y a dix ans? Dans un univers complètement différent. Si j’avais imaginé mon avenir, jamais je n’aurais dit “Dans dix ans, je me rendrai au service psychiatrie de l’hopital Bichat pour interviewer le Pr. Lejoyeux sur le bonheur”!
Blouse blanche, fleuron de la pâtisserie tunisienne et une interview pour parler bonheur et du dernier livre du professeur Lejoyeux: Changer… en mieux : Son caractère, son travail, ses amours, son cerveau
Michel Lejoyeux m’a également rappelé que travailler son bonheur c’est bien mais qu’il ne faut pas oublier que c’est valable pour les gens qui vont plutôt bien. Certains d’entre nous ont des souffrances psychologiques que des discussions sur le bonheur n’apaiseront probablement pas et qui pourraient même être culpabilisantes. Faisons leur un clin d’oeil ici à ceux qui souffrent car ce sont des caps difficiles à passer qui demandent souvent une aide extérieure.
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Et n’oubliez pas le prochain Café Happylab ce dimanche 6 novembre à 17h au 128 rue Saint-Maur à Paris avec Bruno Fabre, créateur de la pyramide du bonheur dont je publierai l’interview dans les jours qui viennent.
http://www.vimeo.com/26569744
Je considère Florence Servan-Schreiber comme une bonne fée.
“La menchika scoubidou.
Mais le truc qui fait boum, à tous les coups,
C’est Bibbidi bobbidi boo !”
Le Bibbidi boo de Florence c’est sa grande générosité, sa curiosité et sa bienveillance.
Quand je vais à la rencontre d’un auteur, je ne suis pas toujours à l’aise dans mes souliers. Il m’est difficile de demander car je sais qu’ils sont souvent sollicités. Ce jour là, je venais spécifiquement à la rencontre de Florence pour lui demander d’intervenir au Forum Happylab. (Merci à Christophe de m’avoir avertie de son passage)
Non seulement Florence a accepté mais elle a également participé à la journée Happylab dans son intégralité. Les Forums Happylab sont des après-midi pour le grand public et le matin, les bénévoles suivent un atelier tous ensembles. Florence a vécu cette journée dans sa totalité avec nous, du matin jusqu’au cocktail de clôture du soir. Quel délice! Florence a également difffusé l’information et nous a apporté une exposition dont nous avions bien besoin.
Quand nous nous sommes recroisées à l’improviste, je lui ai demandé si elle répondrait à quelques questions et elle a accepté. Elle me reçoit dans son bureau plein d’Omega3, de vitamines et de joie de vivre.
Je suis heureuse de pouvoir partager cet entretien car Florence Servan-Scheiber a une réelle passion pour la vie, l’humain qu’elle sait à merveille transmettre.
C’est grace à un ami généreux que j’ai pu voir Deepak Chopra en chair et en os. C’est grace à une rencontre dans la file d’attente que nous sommes passés en VIP et que nous nous sommes retrouvés à une place de choix pour écouter son accent roulé à l’indienne.
J’avais dans ma poche mon Lumix, fidèle compagnon de voyage. “La formule du bonheur”. Je dégaine et je vous offre cet extrait de la conférence où Deepak nous parle de la formule du bonheur.
Il expose quelques résultats d’études menées en psychologie positive notamment par S. Lyubomirsky.
La formule du bonheur H = S + C + V
Le niveau de bonheur que vous expérimentez (H) est déterminé par votre niveau naturel de bonheur (S) plus vos conditions de vie (C) plus les activités volontaires (V) dans lesquelles vous vous engagez.
- S représente 50% de votre taux de bonheur.
- C représente 10 à 12% de votre taux de bonheur.
- V représente 40% de votre taux de bonheur.
Ce qui rend heureux, c’est la créativité, les activités porteuses de sens et les relations avec les autres.
Une manière immédiate d’être heureux est de rendre quelqu’un heureux. Et pour rendre quelqu’un heureux, il faut suivre les 3A:
- Attention: l’écouter
- Appréciation: remarquer une de ses forces
- Affection: se soucier de l’autre
Deepak cloture en parlant de l’exemple français et de son malheur existentiel. Et si ensemble on changeait cette image des français déprimés et pessimistes?!

Leo Bormans est flamand et optimiste. D’ailleurs, c’est un autre grand optimiste, un homme qui aime créer du lien qui me l’a présenté.
C’était un samedi, près de Bruxelles et Leo venait de faire 100 km. Il m’a offert et dédicacé son magnifique livre sur le bonheur. Magnifique car il est non seulement la compilation de 104 avis d’experts en psychologie positive à travers le monde mais il est aussi illustré de photos inspirées. Liban, Mexique, Chine, Suisse, Nouvelle Zélande, Algérie, Colombie… ce livre est le témoignage d’un monde pluriel avec des aspirations, des questionnements similaires.
Leo incarne si bien cet élan que je ressens vers tous les possibles que juste l’entendre dire “Let’s go for a movement for happiness, let’s go!”, j’ai failli posé l’appareil pour préparer mon sac.
Il doit bien faire 1kg Happiness : Le grand livre du bonheur.
Leo a fait l’effort de répondre à mes questions en français et pour ceux qui comprennent l’anglais, il y a une seconde vidéo. Attention spoiler alert: le secret du bonheur dans ces vidéos!

Merci Leo. “Let’s go for a movement for happiness, let’s go!”
Est-ce que la France est prête?
Je connaissais déjà Yves-Alexandre Thalmann puisqu’il avait gentiment accepter d’intervenir au premier Forum Happylab. J’avais également relayer un de ses articles sur moodstep. Cependant je ne l’avais pas encore interviewé. C’est chose faite!
Pour gagner le livre d’Yves-Alexandre Thalmann c’est ICI à gauche dans le menu.

Pour un moine, une jolie femme est une cause de trouble. Pour l’amant, une source de plaisir. Pour un loup, un bon repas.
Aphorisme zen
Yves-Alexandre Thalmann nous explique dans son tout nouveau livre Les gens heureux ne s’inquiètent pas de savoir si c’est vrai… Ils se racontent de belles histoires
comment parler, regarder, penser, mémoriser est déjà une interprétation de la réalité. Notre cerveau joue un rôle important dans cette interprétation, ne serait-ce que dans l’interprétation des informations fournies par l’oeil puisqu’il corrige les anomalies comme la tache aveugle. L’exercice associé m’a beaucoup plu
La signification que nous accordons aux événements - nos interprétations et nos évaluations- détermine davantage nos émotions que les événements eux-mêmes.
extrait du livre
Donc si tout est interprétation, pourquoi ne pas choisir une interprétation positive?
Jusqu’au 31 décembre, vous pouvez gagner le livre d’Yves-Alexandre Thalmann en lui envoyant une belle histoire. Tous les détails sur son site



Jonathan Haidt m’a baladée de l’Agora grecque aux chaires des grandes universités américaines. Il en faut du courage, des années à fouiller, de l’indépendance d’esprit pour écrire Hypothèse du bonheur : La redécouverte de la sagesse ancienne dans la science contemporaine
Nous n’étions pourtant pas fait pour nous entendre tant mes dents ont grincé lorsque J. Haidt écrit « La vie n’est qu’une opinion. Par la méditation, la thérapie cognitive et le Prozac vous pouvez vous faire une autre opinion de vous-même. » Le Prozac !!! Ce livre a fait évolué ma vision et peut être que son approche parfois par la face nord du bonheur (inceste, colère, Satan, perversité…) est ce qui a ouvert les nouveaux chemins. Il n’énonce pas seulement des idées, il les pose sur la table puis les décortique pour trouver SA réponse.
L’image qu’il utilise tout au long du livre est celle de l’éléphant et son cornac, l’éléphant étant nos automatismes, notre inconscient et le cornac, le contrôlé, le conscient. Je ne m’étais pas rendu compte de la force de cette métaphore, mais elle m’accompagne chaque jour comme un petit rappel de la force de l’inconscient en moi notamment lorsque je justifie mes choix où juge mon voisin.
Ce livre est d’une densité rare. J’en veux pour preuve les 17 pages de références et les 26 de bibliographie à la fin du livre. J’ai donc décidé de ne parler ici que du chapitre 7 « Des usages de l’adversité » qui se prête tout à fait au thème de la croisée de blogs de ce mois-ci.
« Ce qui ne me tue pas me rend plus fort » Nietzsche
Dans ce chapitre J. Haidt développe « l’hypothèse du malheur ».
« Cette hypothèse énonce que les gens ont besoin d’adversité, de revers et peut être même de traumatismes pour atteindre le sommet de la force, de l’épanouissement et du développement personnel. »
Il nous explique quand les échecs ou malheurs sont bénéfiques et quand ils sont néfastes.
Premier bénéfice :
« Relever un challenge révèle des aptitudes cachées et se rendre compte de ces aptitudes change la manière dont vous vous percevez ». La peur de l’échec nous paralyse. Nous ne pourrions jamais supporter le regard de l’autre, la perte financière ou émotionnelle. Mais en fin de compte quand nous traversons l’échec nous apprenons sur nous-mêmes, nos limites et nos forces. Nous sommes plus solide et moins anxieux face à l’adversité future.
Deuxième bénéfice :
Les relations. « L’adversité est un filtre » Elle renforce les liens avec les personnes autour de vous qui vous tendent la main ou l’oreille.
Troisième bénéfice :
Cela change la philosophie de vie et les priorités.
« Douces sont les façons de l’adversité : oui,
Tout comme le crapaud énorme et venimeux
Qui porte sur sa tête une pierre de lune. » Shakespeare
Si il est vertueux de traverser l’adversité, « cela signifie que l’on doit saisir plus d’occasions et connaître plus de défaites ». L’échec nous permet d’envisager de nouvelles solutions, de rééquilibrer la cohérence interne, réexaminer nos buts. L’échec est une opportunité.
« On ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soit même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner car elle est un point de vue sur les choses. » Marcel Proust
Se tenir éloigné de l’échec est en quelque sorte se tenir éloigné de la sagesse.
Je conseille fortement la lecture de ce livre bien qu’il ne soit pas une lecture facile par la richesse de son contenu. Voilà un livre que je m’exhorterai à relire dans quelques années pour me rafraichir la mémoire.
A la croisée des blogs est un évènement itinérant (de blog en blog) dont le thème est lancé par un blogueur en développement personnel. Ce mois-ci, c’est Julien de World émotions qui propose le thème suivant “Ces échecs qui nous font grandir”