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Expérimentations

Happyview*36: Le contrôleur du Bonheur

by Joanna on 18/07/2011

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Quand j’arrive au lieu de RDV “chez Julien” Il n’est pas là. 14h j’ai faim à en défaillir. Je m’installe chez la voisine chinoise avec des légumes Shangai et du riz blanc. Emmanuel Arno arrive et commande une ration. Une fillette vient de lui offrir un savon à la lavande et il en est tout ému. C’est devant ce déjeuner tardif que je découvre la vie tumultueuse du contrôleur du Bonheur. Un roman sa vie et une enfance mieux que Rocambole!

Interview dans une galerie de Montmartre qui nous accueille avec gentillesse. Un fabuleux espace et des œuvres colorées comme j’aime.

Il était temps de passer aux choses sérieuses. Déjà en montant la rue Lepic, je ne parlais que d’elle. Emmanuel me l’a offerte. Une glace chocolat fraise.

Nous n’avions pas encore fini le cône que le contrôleur du Bonheur se met en action. Il a repéré des contractuelles de l’autre coté de la rue.

“Contrôleur du Bonheur, montrez-moi vos sourires” Et les pervenches tournent pivoine.

Sourire Richard Gere, Botticelli, amoureux ou bougon, le CdB trouvera votre nature.

Direction métro Blanche pour un petit aller-retour sur la ligne2. Le Contrôleur du Bonheur ne laisse pas indifférent. Certains s’ennervent, d’autres rigolent, certains se ferment, d’autres viennent à sa rencontre. Et quand le lien se fait Manu sort de sa sacoche une casquette gavroche et tend son megaphone pour une photo souvenir que l’on retrouve sur son blog.

Je fais maintenant partie de la brigade :-)

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Mandalas végétaux

by Joanna on 03/02/2011

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La magie existe.

La magie des rencontres.

Ma rencontre avec Lone, je l’ai racontée sur ce blog. Depuis nous nous sommes vues régulièrement. Des chemins de vie si différents et pourtant Lone m’a ouvert grand les portes de son univers. Un monde de tendresse, de partage, de beauté. Lone nous offre l’exploration de notre créativité par la construction collective de mandalas avec des éléments végétaux.

Il y a peu, sur le projet Cloudbraining, nous évoquions nos jeux d’enfants. Comment avec des cartons, des bouts de rien nous inventions des jeux, des mondes nouveaux. Participer à la création collective d’un mandala naturel est comme renouer avec l’enfant qui, de rien, créé. Juste expérimenter.

Deux billets de suite sur la créativité ! Et le bonheur alors ?

Le bonheur est, pour moi, d’aimer l’instant présent, ne pas vouloir être ailleurs. Quand je touche à l’éphémère, à l’intensité du moment, à la création, je vibre. Je suis dans cet état de flux décrit par Mihaly Csikszentmihalyi. Je place la créativité au centre de mon mandala du bonheur. Créer c’est comme matérialiser sa joie, sa force d’expression. Créer, c’est jouer avec les éléments. Créer ça passe par la voix, les doigts, le corps, le cœur. Créer, c’est une danse avec la vie.

Si on pouvait passer le message à tout le monde : Osez. De 1 à 115 ans, créez, explorez votre capacité à créer.

Cet homme, interviewé par Lilou Macé, a commencé il y a quelques années et je trouve ses créations bouleversantes. Il utilise de la mousse type polystyrène. Juste incroyable.

Osons. C’est maintenant.

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Happyview*23: L’Atelier de Charenton

by Joanna on 20/01/2011

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L’année 2010 aura été l’année d’une découverte phénoménale pour moi.

Au début de l’année dernière, encouragée par un ami, je me mets à dessiner et j’en parle sur ce blog.

La lubie me passe, mes curiosités étant sans fin. Ce n’est qu’après le forum Happylab, en juin, que la fièvre est montée. Une fièvre parce que ça n’avait rien de raisonnable. J’étais irrésistiblement attirée par ma porte. J’ai peint des heures, souvent en pleine nuit, accroupie. J’ai peint ma porte.

Ca a été une aventure. Il a fallu que je fasse entièrement confiance à mon envie. Il a fallu ne pas écouter les petites voix qui crient “tu ne sais pas dessiner, c’est puéril ce que tu fais”. Une fois que ma main est partie du centre de la porte, je n’ai fait que suivre ses désirs de liberté,  la couleur suivante apparaissant dans mon esprit automatiquement. Pas de but, pas de technique, juste le plaisir et peu à peu des formes apparaissent, des personnages se forment devant mes yeux ébahis.

Quand je reprends la peinture je sens des fois la peur de tout gâcher. Pause. L’envie de continuer à révéler les personnages, les paysages est plus forte. C’est comme la vie, il faut y aller, expérimenter, se laisser porter et écouter grand ses sensations.

Après la porte, je ne pouvais m’arrêter alors j’ai peint sur toile puis ce sont les couvertures de cahier Moleskine qui sont devenues mon terrain de jeu. Vendredi, mes amis m’ont offert une grande toile noire et mon week-end a été englouti, mes rêves détournés, j’ai peint le coeur gourmand des délices de l’art.

Le but du jeu, comme le bonheur, n’est pas de produire la plus belle œuvre. Le chemin, l’exaltation, la présence au moment fait la richesse de cette expérience. Elle est hors temps, hors jugement. Ensuite qu’elle produise une œuvre jugée belle ou non est une toute autre affaire qui appartient à l’autre.

Quand Karine Wenders m’a mise en contact avec Sandrine de l’Atelier de Charenton, j’y ai vu une clé. Pourquoi découvrir si tard que j’aime peindre? Surement parce que comme beaucoup on m’a inculqué qu’il faut faire ainsi et comme ça et que moi, et bien moi, je ne suis pas très douée!

A l’Atelier de Charenton la chanson est bien différente, on y apprend la liberté.

Je vous laisse découvrir la vidéo et je vous invite à découvrir votre créativité, à dépasser vos préjugés sur ce que vous pouvez faire et ne pas faire (si vous n’êtes pas déjà un créatif révélé bien sûr)

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Champions du bonheur

by Joanna on 29/11/2010

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L’année dernière, Christophe André écrivait dans la préface du livre des Champions du bonheur:

“Avant. Non, évidemment non! Champions du bonheur: pire qu’un oxymore, une incompatibilité complète.[...] Maintenant. Voilà, on va voir les choses comme ça: les champions du bonheur vont défendre la cause du bonheur, en faire parler, inspirer les autres humains, faciliter sa contagion tout autour d’eux. Alors finalement, ce sera oui… Oui, évidemment oui!”

Je le comprends Christophe André, ça peut paraitre saugrenu une association qui organise une “compétition” du bonheur. Comme c’est un joyeux hasard qui a mis ces champions sur ma route il y a de ça un an et demi, je plonge et je demande mon dossier.

Champions du bonheur a trois volets:

- le premier: l’introspection. En répondant aux 10 questions, j’ai du fouiller en moi et formaliser. C’est un voyage en soi-même.

- le deuxième: le partage. Après avoir envoyé ses réponses, on reçoit les dossiers des autres participants, de parfaits inconnus. Certains vous font sourire et d’autres vous touchent profondément. Un lien sans physique, sans aprioris. C’est beau de vibrer aux mots d’un inconnu, reliés.

- le troisième: la rencontre. Etape non obligatoire mais que je n’aurais ratée pour rien au monde impatiente que j’étais de partager et puis j’aurais manqué la rencontre avec Christiane et ses croquis de nous, Philippe et son paquet de cacahuètes en référence à un de mes chapitres, Leeloo qui m’a autorisée a publier un passage de son dossier que vous trouverez un peu plus bas…

La semaine dernière, c’était la grande soirée de passation du titre de Valérie à Sophie dont les dossiers sont des perles. Avant tout un alibi à la joie, la grande fête de champions.

Pour participer à l’édition 2011, abonnez-vous sur le site Champions du bonheur.

Un chapitre extrait du dossier de Leeloo (merci à elle):

Bonheur caché

Dans une épreuve, dans l’adversité, dans la douleur, sous l’apparence d’une calamité, vous avez trouvé une pépite de bonheur. Pouvez-vous décrire votre meilleur bonheur caché ?

« Il n’y a pas de bons ou de mauvais moments, il y a juste des moments

et on en fait ce qu’on veut : du bon ou du mauvais»

Ca, c’est de moi…

Si je devais décrire mon grand-père en une phrase, je dirais « Mon grand père avait une BX et il adorait ses petits enfants ».

Je pense qu’il était très content de ses trois filles, mais vraiment, ses quatre petits enfants, c’était sa plus grande fierté. Il vivait très modestement avec ma grand-mère, ce n’est pas sa petite retraite de maçon qui leur permettaient de faire beaucoup d’extras, et pourtant, il lui tenait particulièrement à cœur d’emmener, tous les ans, ses petits enfants en vacances, ce qui était juste fabuleux à une époque où si peu de gens partaient en vacances. L’hiver, entre Noël et le jour de l’an, nous allions dans le Jura, à Saint-Laurent-en-Grandvaux, où un ami de mon grand-père avait un chalet, chalet qui devait d’ailleurs en très grande partie sa construction et son aménagement à mon grand-père. L’été, nous partions à Leucate, dans le Languedoc-Roussillon, là aussi, dans la maison d’une amie de mes grands-parents. Chaque année, mes grands-parents s’y rendaient pour faire de la confiture d’abricot, ils en faisaient des tonnes, des tonnes de pots de succulente confiture d’abricot que nous rapportions à la maison à la fin des vacances et qui, une fois équitablement répartis entre mes parents, mes oncles et tantes, nous permettait de passer toute l’année de merveilleux petits déjeuners et quatre-heures à l’abricot en pensant aux vacances de l’année suivante.

Je me souviens des voyages en voiture : quelles expéditions ! Une fois la voiture chargée à bloc avec toutes les victuailles (forcément, on n’avait pas les moyens d’acheter sur place, alors on emportait un maximum de vivres pour nourrir un régiment pendant plusieurs semaines), il fallait encore caser les quatre marmots. Il arrivait quelques fois que l’un d’entre nous se retrouve couché aux pieds des autres, en travers, derrière les sièges avant, faute de place sur le siège arrière.

Mon grand-père tenait beaucoup à sa BX, il la bichonnait, l’entretenait avec amour, et dans sa BX, il avait toujours des cassettes avec des chansons d’un autre temps, des chansons de son temps : Louis Mariano, et puis Ivan Rebroff « Ah ! si j’étais riche », celle là il l’adorait et il nous la passait en boucle « Adieu la charrette
diguedadedadedadedadedadedaaaah ! »

Mon grand-père était génial, il avait vraiment toutes les qualités du monde, c’était un amoureux de la nature et des bonnes choses et… il était juste un peu râleur, mais un gentil râleur, pas le râleur qui dit des méchancetés, non, le râleur gentil, qui râle juste pour râler, juste par habitude, par principe, enfin … je ne pense pas que c’est le point de vue de ma grand-mère qui essuyait régulièrement ses « Bon sang de bon sang ! ».

Un jour, alors que nous étions en vacances dans le Jura, nous prend l’envie soudaine d’aller faire du patin à glace. Nous voilà donc partis, tous les six, dans la BX, en direction des Rousses. En se garant, mon grand-père ne fait pas attention et ne voit pas le tas de neige glacée qui est devant la place de parking. Comme il arrive à une vitesse un peu trop élevée, le bas de casse heurte la glace, explose… « Bon sang de bon sang ! », encore une fois la faute à ma grand-mère, forcément, et nous quatre, morts de rire à l’arrière.

Mon grand père avait à peine 75 ans. Il était trop jeune pour partir aussi vite et puis surtout nous l’avions toujours connu en pleine forme. Comment a-t’il pu être terrassé si soudainement, le jour de l’anniversaire de ma grand-mère ?

Son enterrement fut un moment terrible, tout le monde était effondré. Forcément il était si gentil mon grand-père, si apprécié, toujours prêt à rendre service… juste un peu râleur. La cérémonie à l’église passée, nous sommes partis au cimetière, pour l’accompagner dans sa dernière demeure.

En sortant du cimetière, la BX est garée là, je ne sais plus exactement qui l’a amenée. Je suis avec mes trois cousins, nous sommes plantés devant la voiture, tels des zombis, les yeux rouges et enflés d’avoir pleuré pendant des jours et soudain il y en a un qui lance « Si on rentrait en BX ? » et nous voilà tous les quatre, grands enfants, dans la BX comme à la belle époque. Mon cousin Hubert a pris le volant et la BX ronfle. A un moment, il lance « Vous vous souvenez quand on allait à Leucate ? » … « Et vous vous souvenez quand on était rentrés dans le bloc de glace ?» … « Bon sang de bon sang ! ». On se regarde tous les quatre et là, une tonne de souvenirs rejaillit dans nos mémoires, nos bons moments dans la BX, nos bagarres, nos éclats de rire, nos jeux à compter les voitures rouges, à trouver des mots commençant par A puis B, nos cris qui énervaient ma grand-mère et qui faisaient râler mon grand-père. Tout cela revient, tous ces bons moments surgissent à nouveau et nous éclatons de rire. Un pur moment de bonheur, un jour de deuil.

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Happyview*10: le yoga du rire

by Joanna on 08/04/2010

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« Rire est le propre de l’homme » écrivit François Rabelais dans Gargantua

C’était sans compter sur l’oreille fine (et mécanisée) de deux scientifiques américains, Jaak Panksepp et Jeffrey Burgdorf qui n’avaient rien à faire d’autre que de chatouiller des rats. Tenez-vous bien, les rats se sont esclaffés !

Nous ne sommes pas les seuls à rire, et tant mieux car le rire a de nombreuses vertus puisqu’il est bénéfique pour le système immunitaire en faisant chuter le niveau de cortisol, il favorise la digestion en brassant le tube digestif, il est un anti-douleur efficace en libérant des endorphines…. Et parce qu’il active le noyau accumbens qui fait partie de la boucle striato-pallido-thalamo-corticale… ah je te perds cher lecteur … dont le fonctionnement est basé notamment sur la dopamine, un des agents chimiques du plaisir, le rire nous fait du bien !

En 1939, mes grands-parents riaient une vingtaine de minutes par jour. Dans les années 80, mes parents se bidonnaient 6 minutes par jour. Aujourd’hui, je glousse une minute quotidiennement. Le rire est en voie de disparition. Heureusement mon ami Christophe m’a présenté Martine et nous avons fait remonter les stats mondiales avec un fou rire carabiné et filmé.

La séance de Yoga du rire a libéré mon rire avec toutes les fabuleuses sensations que cela implique et a également permis un partage autour de DEUX gâteaux avec les autres participants.

Merci Martine pour cette belle expérience.

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