Le dimanche je chante. Faux, mais personne ne semble vraiment faire attention car le dimanche au cinquante, c’est tout un petit bar du 10ème qui chante à l’unisson.

Le dimanche je sers. Je sers un brunch bio aux saveurs déroutantes. A la fin de la journée je devrais m’empresser d’aller m’étendre pour soulager mon dos fourbu mais au lieu de ça, je cours au cinquante!

Je chante. Un « Bonnie & Clide », une « bohème » et me vl’a requinquée. Et alors que le guitariste a refermé l’étui, je me retrouve toujours embarquée dans des discussions chamarées de yeux ronds et de rires. Et comme j’aime le regard malicieux de Patrick quand il joue de la air guitare, la caresse de la main d’Amandine quand elle te salue, le claquement du pouboire sur le comptoir quand Benjamin te remercie, la douceur de Souad quand elle sourit, je reste, je reste jusqu’à la passion de saint Matthieu. Quand Bach résonne, c’est souvent le signe annonciateur du baissé de rideau.

Le dimanche je chante jusqu’au petit matin et c’est comme prendre un avion: le lendemain c’est décallage horaire.

Ce dimanche j’ai chanté. Ce lundi c’était décalage horaire. Ce mardi, je suis allée travailler après 4 heures de sommeil en me voyant déjà en haut de mon lit.

J’avais un planning chargé mais il s’est très vite alourdi pour cause de ça:

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Contactée par Guillaume de TF1 grace à mon amie Alice et le sauvetage de Benoît, je me retrouve nez à nez avec un objectif de caméra. Heureuse surprise que de rencontrer un duo sympathique et drôle pour une interview éclair.

RDV rive gauche puis séance de travail sur le RDV du bonheur avec Jess et le soir: célébration! Où ça? Au cinquante bien sûr où j’ai rencontré Yann qui m’a parlé d’une rencontre et de bonheur.

Quelle belle journée!