Lundi j’ai un RDV important, un de ceux qui ne font pas vraiment plaisir. Un RDV avec quelqu’un qui a des griefs envers moi.

Quand j’ai reçu sa « convocation », j’ai senti la peur.

La peur comme une onde qui se propage dans le corps et vient durcir la nuque. La peur à l’intérieur du corps comme un jeu de domino. Domino suivant : une pensée et ses congénères en file indienne.

Quel brouhaha dans ma tête ! Ca crie à l’injustice, à la méprise, aux abus, à l’égoïsme. Mes pensées se disputent la plus haute marche, à qui a la meilleure explication, le plus bel argument du pourquoi du comment. Mes pensées tournent et un nouveau domino tombe : une émotion, une angoisse, une pensée négative, fébrilité, une pensée négative, agitation, une pensée négative…

Et il ne me faut en général pas bien longtemps pour que cette peur, souvent disproportionnée, vienne par son torrent d’émotions et pensées balayer toute la beauté de mon quotidien.

Les pensées alimentent les émotions, les émotions façonnent la vision et de ce fait la manière dont je vis les évènements.

Je suis allée marcher, m’aérer, sentir la vie des autres qui courent, qui crient, qui rient. J’ai parlé avec des amis qui m’ont distrait. Mais au bout du compte, je crois que la solution est dans mon camp : je peux décider de ce à quoi je pense et de comment j’y pense.

Donc dans ce texte en deux parties, je me lance un défi :

Je choisie de faire la place belle au beau dans ma vie. Je pense à ce qui renforce mes émotions positives. Et le moment venu, j’écoute ce que l’autre veut me dire sans vouloir justifier, contrer, convaincre, démontrer… j’écoute entièrement.

Nous sommes samedi, lundi viendra mon défi, dimanche est un terrain neutre où la joie peut s’ébrouer. Alors allons y gaiement.

Suite au prochain épisode.