Ce blog m’emmène sur des terrains que je n’aurais jamais imaginés… le cinéma.

Le président des ronchons (je fréquente du beau monde) m’avait dit qu’il fallait absolument que je rencontre Gérard Courant, qu’il me cinématone! J’ai eu peur, j’ai fait un grand sourire, planté mon regard bien droit. J’ai appris ça dans l’enfance: « même pas peur! ». Je veux que ça se voit alors j’ai mes trucs et astuces.

Depuis 1978, Gérard plante une caméra devant la trombine des gens des arts. 3mn20 sans prise de son.

Comme je ne voulais surtout pas donner une raison de plus de ronchonner à mon expéditeur, je ramène ma binette. J’ai rarement été aussi gênée! 3mn20 devant un objectif fixé sur vous en gros plan, expérience stressante pour moi. Mes trucs et astuces s’étaient fait la malle et je suis bien désœuvrée face à cet objectif.

Mais tout le monde ne ressent pas cette gêne. Regardez Jean-Luc Delarue ou Gérard Jugnot, ils jouent. J’ai également retrouvé des gens que j’ai rencontrés même interviewés comme Yves Frémion ou Alain Paucard. Une copine dont je garderai l’anonymat. Et plusieurs autres rencontrés la semaine dernière dans un café littéraire.

Voici une frise à bouilles. Je vous conseille de lancer les vidéos en même temps puisque c’est muet.

C’est sûr, le cinéma est témoin d’époque. Des sciences capillaires également.

Avec Gérard, nous avons parlé de deux films dont le titre est « Le bonheur ». Celui d’Alexandre Medvedkine, réalisé en 1935 et « Le bonheur » d’Agnès Varda sorti en 1965.

Ce qui m’a le plus marqué de cette exploration, c’est que les époques marquent nos tempéraments et nos interactions. Dans le film de Varda, en 65, les mémoires de la guerre sont encore là, on chérie donc la paix retrouvée. La modernité s’invite dans les foyers et les taches autrefois éreintantes comme aller au lavoir sont effacées par l’arrivée de l’électroménager.

La psychologie positive nous dit que notre bonheur n’est qu’à 10% lié aux circonstances extérieures. Pourtant on voit avec ce film que des périodes entières de notre histoire ont été plus heureuses que d’autres. Ce n’est pas qu’une nostalgie. Des périodes dans nos vies, dans l’histoire de nos nations ont été douloureuses et le bonheur semble avoir peu de chances face à l’écrasement des circonstances.

Nous avons tout à gagner à créer des circonstances propices au bonheur!