Aujourd’hui je rejoins Robert de Quélen et Diane Rotcage pour un atelier sur le voyage du héros. J’y vais en souliers plats et sans armure car j’ai fait depuis longtemps mienne cette sensation que la vie est une aventure. Les livres dont vous êtes le héros de mon enfance et mon enthousiasme pour les travaux de Joseph Campbell ont sûrement légitimé mon aventure.

Elle est belle cette promenade et après des années de recherche, des rencontres étonnantes, elle semble pointer dans une unique direction: l’amour.

L’amour qui lie les atomes. L’amour porté sur l’instant. L’amour de soi. L’amour de l’autre. L’amour amoureux. L’amour divin.

Nous polémiquons souvent sur les mots car ils sont un contenant trop petit parfois de l’immensité de ce que nous savons intuitivement. Je me lance avec mes mots étriqués et je les empile, j’en fais des petits trains. Amour, Bonheur. Des synonymes?

Peu importe le mot, je ressens intimement que mon bonheur est lié sûrement exclusivement à ma capacité à aimer. Renforcement cardiaque, défrichage des chemins neuronaux, je muscle ma capacité à aimer.

Et comme à chaque fois que mon attention se focalise, les pistes s’ouvrent. Les éditions de l’Homme m’envoient « Love, le grand livre de l’amour ». Comme j’ai interviewé Leo il y a peut-être deux ans maintenant en Belgique sur son livre « Happiness, le grand livre du bonheur », j’ai trouvé la passerelle parfaite! Pour la première fois, je pose ma caméra pour la deuxième fois devant la même personne. Y-a-t-il un lien entre le bonheur et l’amour?