Tout se fait ainsi. Dans une journée pleine de synchronicités comme si chaque pas amenait une réponse, je croise Julien, par hasard, lui sur son vélo, moi dans mes baskets. Déjeunons ensemble. Julien me parle de Yann. Comme dans mon expérience de transmission de l’épanouissement personnel je reconnais de plus en plus que tous les leviers sont en nous, quand il me parle du pouvoir d’agir et de Yann, je saisis l’occasion.

Yann Le Bossé est psycho-sociologue à l’Université de Laval à Québec. Il a créé l’approche « Développement du Pouvoir d’Agir » (DPA) des personnes et des collectivités

Une des source de nos souffrances est l’impuissance, la croyance qu’on ne peut pas influencer le monde qui nous entoure. Quand on ne peut ni fuir, ni se battre, vient l’abattement.  Des collectifs entiers peuvent se figer ainsi. Il faut pouvoir agir pour s’épanouir.

Selon Yann, on peut travailler sur la composante psychologique mais on ne peut pas s’affranchir mentalement, l’action est nécessaire. Pour s’affranchir d’une difficulté, il faut pouvoir agir.

3 principes à noter :

Tous les enjeux sont légitimes car ils existent. Cela qui ne veut pas dire qu’ils sont vrais ou juste mais il est nécessaire de sortir du « Elle aurait du » ou « Il devrait ». Si les enjeux de quelqu’un ne sont pas pris en compte ils reviendront d’une manière ou d’une autre pour se faire entendre. On ne peut pas nier un enjeu.

Les acteurs sont des personnes. Dans un collectif, on fait souvent disparaitre les différences individuelles. Ne pas confondre égalité et identité. Comment être solidaire et unique ?

Seule l’action est médiatrice. On ne parvient à convaincre une personne en lui disant qu’il peut réussir mais en l’amenant à constater par lui-même. On peut relativiser un point de vue mais on ne peut pas nier son expérience.

Le DPA pourrait aider à révéler une société plus juste en soutenant les collectifs à jouer un rôle actif dans l’évolution du vivre ensemble.

Pour aller plus loin, découvrez les ressources sur le site du Collectif du pouvoir d’agir.

Je remercie Yann d’avoir accepté de parler librement de son rapport à la maladie de Parkinson. Il s’en tient à la vie, c’est remarquable !