Interview impromptue offerte avec beaucoup de simplicité et de gentillesse par Bernard Campan.

C’est à Jess que je dois ces deux questions posées à Bernard Campan. Moi, je suis godiche depuis l’enfance. Incapable de demander. J’ai tellement travaillé ma timidité qu’elle est partie se cacher dans des endroits reculés. Je n’ose pas demander de services ou téléphoner, j’ai peur de déranger. Je fais mon coming out!

Heureusement Jess était là et Bernard (vous permettez que je vous appelle Bernard?) a pris le temps de répondre.

C’est étonnant comme nous sommes multiples, des êtres entièrement renouvelés d’une époque à l’autre.

Quand j’étais ado, je vivais en Corée du sud, à l’époque des magnétoscopes, en ère pré-internet. Quand vous vivez loin de la télé française, vous tournez en boucle sur quelques cassettes. Chez moi c’était un taxi pour Tobrouk, Stalag17, marche à l’ombre, la chèvre et le spectacle des inconnus. En boucle, comme les vestiges d’une civilisation perdue et chérie.

Pourtant quand je me suis retrouvée devant Bernard Campan,  je n’ai pas pensé un instant aux inconnus, comme face à une autre homme. J’ai vu l’acteur et ressenti une grande sensibilité. Autre fait étrange non-anticipé: il est diablement sexy! Mais qu’est ce qui m’arrive, qu’est ce que ça a voir avec le bonheur! Je me perds.

Je n’ai pas monté la video comme à mon habitude pour que l’on comprenne le ton un peu grave. Je ne saurais expliquer pourquoi, je lui ai maladroitement posé une question que je n’avais jamais posé avant: le bonheur dans les moments difficiles.