Posts tagged as:

chance

Happyview*73: Philippe Gabilliet

by Joanna on 15/11/2012

YouTube Preview Image

Philippe Gabilliet, je l’ai découvert comme des centaines de milliers d’autres sur internet grâce à cette vidéo sur la chance.

Je participais à un événement de blogueurs dont le thème était justement la chance. J’ai consulté l’oracle Google (comme aime à le dire Philippe) et la première vidéo sur la chance qui sort, c’est Philippe dans ce même bureau de l’ESCP où je l’interviews aujourd’hui.

Peu de temps après, je découvre sa conférence sur l’optimisme et je le contacte pour lui demander d’intervenir au Forum Happylab du 30 avril 2011.

Au même moment, je me rends à Bruxelles pour rencontrer le président de la ligue des optimistes du royaume de Belgique.  Il me propose de rejoindre la ligue française, ce que je fais avec joie. Je rejoins donc, pour des séances de travail, France Roque, la présidente et Philippe Gabilliet, le vice-président. Nous voilà réunis pour une collaboration qui m’a enchantée.

Quand j’ai commencé à travailler sur l’émission Leurs secrets du bonheur, j’ai du quitter la Ligue car le temps est élastique mais pas assez. Fini les étincelles de neurones, les bons gueuletons et les éclats de rire. Fini le privilège de voir Philippe régulièrement. Il ne me reste plus qu’à créer les occasions. Une interview en est une. La chance, ça se construit!

{ 12 comments }

Happyview*72: Marie-France Cohen

by Joanna on 04/11/2012

YouTube Preview Image

Lors de son intervention à TedxParisYann Dall’Aglio nous parle d’amour et des structures même de la société qui se sont dissoutes et nous ont laissés sans rôle prédéfini au sein de notre famille, de notre communauté. Nous voilà à la tête d’un portefeuille de capital séduction.

Marie-France Cohen a eu la chance de naitre dans une famille aimante où chacun avait sa place. Elle nous parle de ça, de compter pour les autres, pour ses parents, ses frères et soeurs, ses clients, être aimé. On sent comment son histoire familiale héritée de ses parents et passée à ses enfants et petits enfants a construit de solides fondations pour son épanouissement et sa réussite.

Sa maison respire l’amour des belles choses, de sa famille, de l’histoire.

Après l’interview, nous nous sommes installées dans la cuisine et j’ai pris chaque minute comme une opportunité unique d’apprendre d’une femme qui a eu un parcours exceptionnel autant professionnellement que personnellement. Son chemin autant avec Bonpoint que Merci et son rapport à l’argent et à la réussite nourrissent maintenant ma propre vision. J’ai regonflé ma motivation à développer Happylab avec soin, dans l’amour des choses bien faites. Ce qui est important c’est le chemin. Souvent nous nous intéressons à ceux qui réussissent et constatons l’achèvement mais la route n’est pas facile, elle demande du courage et du travail. Cela fait écho à l’interview de Caroline Sost et je suis toujours heureuse de pouvoir être au contact de ces femmes. Je fais le souhait qu’elles déteignent sur moi.

——————————————————————————————————————————-

Y a du travail donc, et pour mettre un peu plus de clarté dans mes activités qui sont toutes articulées autour du Bonheur, j’ai envoyé ma toute première lettre d’information. Il était temps! J’essaierai d’en envoyer une tous les mois. Vous pouvez-vous inscrire là: LETTRE D’INFORMATION. Si vous préférez recevoir chaque article dès sa publication, l’inscription se fait ici: RECEVOIR CHAQUE ARTICLE

Voici donc la première lettre d’information qui est commune à tous mes sites.

{ 2 comments }

Happyview*34: Vincent Cespedes

by Joanna on 01/07/2011

YouTube Preview Image

Voilà un bout de temps que mon radar à bonheur avait sonné, hurlé même. Magique étude du bonheur. Vincent Cespedes .

Vincent était dans mon collimateur à bonheur et pourtant je me refusais à le contacter. Le jour où je le rencontrerai, je me présenterai.

C’est chose faite. Je revenais d’une expo par les petites rues calmes de Belleville quand je croise Arnaud et sa copine. Je leur dis que justement je pensais à l’instant qu’il était bon de se balader seul dans les rues de Paris. Je les quitte et quelques mètres plus loin, dans cette rue peu fréquentée de Paris, je vois Vincent Cespedes qui monte la cote.

Figée en pleine rue! Je lui dis en m’avançant vers lui « Vous devez vous demander pourquoi je vous regarde comme ça… Je suis obligée de vous accoster… je me présente Joanna… »

J’étais aux anges que la vie me fasse encore une surprise pleine de sens, qu’elle mette sur mon chemin les bonnes personnes. La vie est magique, c’est sûr et ces rencontres, hasards à répétition me le confirme chaque jour.

Je sautais tellement de joie que Vincent se tourne vers ses amies et dit « c’est ça le bonheur »

Il me dit qu’il fait justement une conférence sur le bonheur au Philo barrio. Je lui donne RDV là-bas pour une interview que voici.

Fascinant pour moi de rencontrer un jeune philosophe plein de verve. Philosophe, voilà une profession que j’apprends à connaître tant la classe de terminale m’avait habituée à une philosophie, certes inspirante, mais dont les figures de proue doivent au moins avoir mangé un pissenlit par la racine.

Vincent, lui, est bien vivant, jeune et bien dans son temps. Quand il parle, on sent la matière des mots, c’est étonnant. Je suis subjuguée par sa facilité à allier les mots par texture. Ca ne s’explique pas, ça s’écoute.

Vous pouvez le retrouver pour l’abécédaire du Philobarrio et qui sait, peut être acceptera-t-il de venir propager l’onde de charme à un forum Happylab.

{ 2 comments }

Happyview*33: Charlotte Savreux

by Joanna on 09/06/2011

Voilà peut être deux ans que, pour dépanner une amie, je me trouvais dans un appartement métro Jaurès. Je devais y accueillir deux américaines en visite à Paris.

Incident aéroportuaire ou autre mésaventure, les touristes ont bien une heure de retard sur l’horaire prévue. Comme je n’ai pas de télévision chez moi, j’en profite pour m’adonner à un sport qui muscle le pouce droit : le zapping. Je tombe sur l’émission bien-être de Direct8 animée par la pétillante Charlotte Savreux. Elle reçoit Claude de Milleville qui vient de publier Les 7 clés du bonheur. Je me dis qu’encore une fois j’ai bien de la chance et que mes antennes à bonheur fonctionnent à merveille.

J’achète le livre et l’ajoute à ma collection.

Il y a trois semaines, je me décide à appeler Claude de Milleville.

Grande ouverture, grande générosité. Nous discutons du prochain forum Happylab et de ci et de ça. Claude me parle de Charlotte Savreux qu’elle apprécie beaucoup. Je lui suggère de lui passer mes coordonnées pour que je la rencontre.

Trois jours plus tard, je dépanne un ami et me voilà vendeuse au marché Raspail. Allez savoir comment ces choses là marchent mais à deux, trois mètres de moi, une femme, de dos, essaye de se frayer un chemin dans l’allée bondée. Après un court moment d’hésitation, je crie « Charlotte ! » Elle se retourne, c’est bien elle.

Voilà comment j’ai rencontré Charlotte Savreux. Voilà comment nous avons discuté dans le magnifique parc du Luxembourg et improvisé un déjeuner ensoleillé. Je me retrouve dans l’énergie, la curiosité et la philosophie de Charlotte. J’ai la sensation que nous sommes de la même tribu. Elle ose, prend des risques et garde une fraicheur et une authenticité qu’on dit perdue dans l’audiovisuel. Comme toujours, je vous confie un extrait de notre rencontre, prenez-en grand soin.

{ 21 comments }

Happyview*30: Christine Michaud

by Joanna on 27/04/2011

YouTube Preview Image

Après la Belgique, voilà un autre accent bien chantant, celui de Christine Michaud venu de chez nos cousins québécois. C’est un des anges gardiens d’Happylab qui nous l’a envoyée.

On va me prendre pour une niaise à force de dire que tout le monde est formidable et pourtant c’est souvent un ravissement de rencontrer chacune de ces personnes qui réfléchissent et transmettent le bonheur. Ce moment passé avec Christine était empli de sourires et d’énergie.

La vie est un jeu de piste et ceux qui ont les sens en éveil semblent être portés par la chance ou comme le dit si bien Christine, le courant de la grâce. Souvent en entendant la vie de ceux qui vivent des aventures extraordinaires, on se dit que c’est juste eux et que cette chance leur appartient. Mais la chance ne serait elle pas une onde dans laquelle on baigne et ces personnes sont justement sur la bonne fréquence?

Christine Michaud est pour moi une de ces personnes. Ca ne s’est pas fait du jour au lendemain et son corps a du mettre le frein à main pour qu’elle entende mais elle a entendu. Aujourd’hui Christine anime un magazine télé sur la télévision québécoise dont le titre n’est autre que: “qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?”

Elle partage avec nous le secret de bonheur de sa grand-mère  et les siens dans son livre “C’est beau la vie”

D’un ton léger et ponctué par les paroles de chansons qu’elle aime, Christine nous invite à créer notre vie, à flirter avec le rêve en dinant avec nos idoles, à faire de noël un moment pour se découvrir (attention au rhume), à trouver notre mission de vie, à guérir de la “Stacose”, à planter la statuette de Saint-Joseph la tête dans le gazon… Une succession de chapitres courts qui nous rappellent de garder ouvert notre cœur d’enfant.

{ 0 comments }

Happyview*24: Vanessa Mielczareck

by Joanna on 10/02/2011

YouTube Preview Image

Avant de rencontrer Vanessa, j’ai rencontré sa belle mère, il y a quelques années. Une femme enjouée et fervente supportrice de Vanessa. Un hasard de bon augure.

Vanessa m’avait dédicacé son livre : Le guide de la personne heureuse : Comment créer et attirer le meilleur dans sa vie ?
Puis j’avais croisé la coccinelle de la couverture sur les étales de Nature et découverte.

L’année dernière, Anne, une amie coach, me dit que je devrais rencontrer la personne qui l’a formée au coaching. Elle vient d’éditer Petites stratégies du Bonheur Ed. Trédaniel. Ce n’est autre que Vanessa Mielczareck.

Son dernier livre, aux couleurs vives, est un guide pratique du bonheur. Elle nous y donne 9 stratégies de bonheur.

1. Je deviens une personne plus optimiste : notre état d’esprit est primordial dans notre capacité à révéler le bonheur. Vanessa donne des petits trucs pratiques comme remplacer les mots négatifs par leurs expressions positives.

2. Je choisis des intentions et des objectifs ambitieux : Pour arriver à destination, faut-il encore savoir où l’on veut aller. Il est temps de formuler vos intentions de bonheur.

3. Je crois en moi et je revendique le meilleur : pour accéder au bonheur il faut commencer par voir et accepter certains aspects de sa vie, de sa personnalité. Il est également important de savoir apprécier ses qualités et ainsi gagner en confiance en soi.

4. Je donne du sens à tout ce qui m’arrive de positif comme de négatif : ce chapitre aide à trouver le sens des événements, à prendre du recul et à apprendre des épreuves.

5. J’écoute mon intuition et provoque d’heureuses coïncidences : l’intuition es au cœur de l’enseignement de Vanessa et elle aide donc dans ce chapitre à cultiver l’intuition, la faire fleurir.

6. Je crois en ma chance et m’attends à la rencontrer : j’ai sauté le chapitre j’ai déjà une chance insolente !

7. J’ose vivre selon des valeurs nouvelles : gentillesse et générosité n’ont pas forcément le vent en poupe et pourtant, selon Vanessa, les gens heureux sont gentils et généreux.

8. Je m’entoure de personnes formidables : devenez formidable et vous attirerez des gens formidables à vous.

9. Je change de qualité de vie : alimentation, sommeil, forme physique, chaque aspect de votre hygiène de vie a un impact sur votre mental. Simplifiez-vous la vie.

Ce petit livre avec ses tests, astuces et exercices a des allures de livre pour minette. Et pourtant, chaque aspect décrit dans les chapitres est un des piliers de ma vie heureuse. Difficile de parler de chance, d’intuition, de gentillesse, d’intention juste… sans passer pour fleur bleue, la tête dans les nuages. Nous vivons dans un monde où le jugement est parfois sévère et où il vaut mieux être fort plutôt que sensible. La force de la douceur, de la flexibilité, de la justesse n’est pas souvent mise à l’honneur. Petites stratégies du bonheur est un livre léger qui touche à des fondements du développement personnel.

{ 4 comments }

A la croisée des blogs est un évènement itinérant (de blog en blog) dont le thème est lancé par un blogueur en développement personnel. Ce mois-ci, c’est Aurélien de Web entrepreneur débutant qui propose le thème suivant “Apprivoiser sa chance”

J’ai longtemps hésité avant de participer car je sors de ma ligne éditoriale bonheur “pur et dur”. Mais l’exercice est intéressant et m’oblige à me mouiller.

Alors attention je me jette dans le grand bain et en plus, je fais long et risqué car ma chance est insolente et j’aime ça.

———

Vous y comprenez tout, vous, aux mécanismes de cet univers ?

Appelez-là : chance, intuition, probabilité, coïncidence… ma drogue, ce qui me donne l’envie de gratter la surface de ma réalité, ce sont les clins d’œil de la vie, ma chance phénoménale.

Je ne sais pas trop si j’ai toujours eu de la chance mais elle semble être de plus en plus présente dans ma vie au point où j’ai été obligée de mettre ma rationalité et ma chance sur des circuits parallèles.

Vous savez, vous, comment fonctionne la chance?

Ma chance est une compagne, une amie sur laquelle je peux compter. Je lui lance des défis, souvent, comme samedi dernier en rentrant de chez Marc Vella. Il est 23h. Le feu est rouge, je ralentis. Au croisement avec la rue Oberkampf, je vois un jeune homme avec une gabardine noire, une fille et un type. Je me dis que j’aimerais voir quelqu’un que je connais mais que c’est peu probable et que demander à ma chance de travailler la nuit sans raison ne va que la fatiguer pour rien. Je redémarre atterrée par mes pensées. 100 mètres plus loin, un copain est sur le trottoir à discuter avec un couple. Un copain que je n’ai jamais vu ailleurs qu’au marché Raspail. Un jour il m’a présenté un québécois qui habite Lille. Grand sourire, nous nous connaissions par mon ami d’enfance dont la compagne connaît un médecin clown qui, il y a deux semaines, était assis sur un banc  devant mon stand à Batignolles. Je l’interpelle et lui dit que je pense le connaître. Il me dit qu’il connaît Rama qui tenait le stand avant moi.

Quelques mois plus tôt.

J’arrivais chez mon oncle et ma tante dans un village de 600 âmes en Normandie. J’aime aller me ressourcer là-bas. Le téléphone ne passe pas, les ondes balayées par le vent des falaises. J’y passais un mois de vacances tous les ans quand j’avais des couettes et des socquettes.

A peine arrivée, nous passons à table et bien sûr entre deux bouchées de saveurs d’enfance, nous balayons nos vies. Je dis à mon oncle et ma tante que j’ai beaucoup de chance et que ça m’enchante. Les coïncidences sont si nombreuses que c’est devenu un jeu.

Une fois la vaisselle faite direction la maison de Monique où les femmes se retrouvent le soir pour parler et beaucoup rigoler grâce à l’humour décapant de Jeanine. Nous parlons des remèdes de grand-mères qui se sont perdus, des orties et autres décoctions. Monique se lève et va chercher une carte de vœux d’un gars du village qui est devenu médecin à Paris et travaille dans les médecines douces. Sur la carte, ses conférences. Un lieu. Je connais ce lieu. La compagne de mon ami d’enfance a fondé ce lieu. Je dis à ma tante, tu vois c’est de cela dont je parlais.

J’appelle l’amie et RDV est pris avec le docteur dans un café de banlieue. Je me présente ce jour là et le cafetier m’amène à l’homme que je cherche. Il est avec une femme, les couverts dressés et me regarde interrogatif. Il est 15h. « Je suis Joanna, vous êtes bien M. ? » « Oui » Il semble perdu. « Joanna ? … Oh mais nous avons RDV la semaine prochaine. Vous avez de la chance de me trouver là » Quelle chance ! Nous faisons connaissance devant les premières asperges de la saison et un blanc sur pied. Il est médecin à la retraite et fait le clown dans les hopitaux. Il écrit un livre. Le titre?  « Le bonheur s’apprend, la santé aussi » !

Un médecin clown était assis sur un banc devant mon stand à Batignolles. Il connait Rama. Tout d’un coup je revois toute l’histoire et lui dit « nous nous sommes rencontré dans une brasserie de banlieue ».

Je pourrais suivre le fil des liens et des coïncidences sans fin.

Comment expliquer la chance ? Comment expliquer que plus j’apprécie et reconnaît ma chance et plus elle se multiplie ?

Comment expliquer :

- Qu’à Palma de Mallorca, je ne rejoins pas l’amie avec qui j’étais au fond du bus et reste à l’avant. En arrivant en ville le couple à ma droite supplie le conducteur de s’arrêter pour faire monter une amie qu’ils ont aperçue sur le trottoir. Une amie de Budapest avec qui j’avais passé trois jours à Amsterdam deux ans plus tôt.

- Que je veuille créer des smoothie bar à Paris et que devant l’ampleur de la tache je me dis que je ne suis pas prête et j’accepte un job de consultante en Angleterre. Là on m’explique que pour un client un peu particulier la boite m’assigne à une mission pas comme les autres: monter une chaine de smoothie bar en Angleterre.

- Que mon amie F qui me raconte une histoire douloureuse, qu’un mot débouche sur la réalisation qu’elle a très bien connu mon amie G de Bordeaux, qui à vécu plus de deux ans chez sa mère. G a quitté l’appartement de la porte des Lilas quelques jours avant que je ne vienne moi-même y déjeuner pour la première fois.

- Que je puisse me balader en Thaïlande seule et que quelqu’un crie mon prénom.

- Que j’exprime à une personne que je viens de rencontrer qu’il me faudrait un boulot à mi-temps et que 30 minutes plus tard en entrant dans une boutique, on me propose un boulot à mi-temps comme ça de but en blanc.

- Qu’au fond d’un restaurant flunch mes amis se moquent de moi quand je dis que je connais cette fille mais je ne sais plus d’où. Je m’avance vers sa table et elle me dit « Yunnan ». Nous nous sommes rencontrées au fin fond du Yunnan en Chine quelques années plus tôt.

- Qu’abandonnée sur la bord de la route en Nouvelle Zélande, je suis dans les toilettes d’une aire d’autoroute désespérée. Une petite fille entre, elle parle français. Nous sympathisons. Plus tard quand je sors elle crie à ses parents que je suis la française. J’ai voyagé trois jours en camping car avec eux jusqu’à la ville.

- Qu’en allant en ville alors que je vivais dans un petit village près de Tikal au Guatemala, il y avait deux gars que je connaissais donc j’ai fait de l’autostop avec eux. Je me retrouve en cabine avec un restaurateur de Flores, eux à l’arrière du pick-up à discuter. Je lui dit que je cherche un travail dans la région. Nous discutons littérature, philosophie et il me dit de passer le voir au resto un de ces 4. Dernier jour de ma recherche de travail, mon amie Alice et moi avions trouvé des boulots au village mais je voulais avoir des options. Rien en ville, je lui propose, avant de rentrer de passer voir le resto. Nous arrivons en même temps que le patron. Nous nous installons. Il est très occupé et en sueur. Il vient nous voir et me demande si c’est bien moi qui voulais travailler. Le directeur du projet archéologique Aguateca est là. Il nous le présente, le lendemain nous sommes dans la jungle.

- … Il faut que je arrête au risque de vous perdre si ce n’est déjà fait car je pourrais remplir plusieurs volumes avec des histoires de cacahuètes, d’illustrateur à lunettes, de Manhattan project, de bois exotiques, de collier multicolor…

Certains, hasards, chances, coïncidences ont littéralement changé le cours de ma vie. Les articles de blogs se doivent d’être court et je ne raconterai donc pas tout. J’ai déjà évoqué plusieurs de ces chances sur ce blog ici et ou ailleurs.

On m’a déjà dit « Joanna, tu connais beaucoup de monde et puis on fréquente souvent les mêmes milieux donc le hasard tu le provoques »

Je le provoque. Sûrement. Comment ?

Déjà je les vois. Avoir de la chance, peu importe si ce sont des probabilités ou des mécanismes mystérieux, il faut savoir la reconnaître. Il m’est arrivé de voir une chance quelques instants après un souhait exprimé par quelqu’un et cette personne ne pas la voir.

La chance c’est avant tout des yeux attentifs, des oreilles grandes ouvertes. Si la chance se provoque, cela doit commencer par l’accueil et suivre son intuition. Je ne sais pas comment ça marche, je ne peux que constater que la chance croit avec l’enthousiasme.

Merci à ma chance car elle m’a fait croiser le chemin de personnes exceptionnelles. Parfois ma chance se trouvait même dans les épreuves quand j’ai su garder l’oeil ouvert aux nouvelles portes, aux clins d’oeil. Oui la chance est un clin d’oeil et parfois elle n’apporte ou n’enlève rien, elle témoigne juste de la magie de la vie.

{ 6 comments }