
J’étais parti récupérer les clés d’un appartement pour un tournage de l’émission “leurs secrets du bonheur”. Clara m’attend sur le perron avec le trousseau. Nous papotons deux minutes et Clara me parle des villages SOS, des mères SOS et de leur mission. SOS Villages d’enfants réunit des fratries séparées par l’adversité pour qu’ils puissent grandir ensemble dans une maison où ils trouveront sécurité et amour.
Ce monde est parfois cruel et se retrouver tout petit avec des parents en souffrance, séparé de sa famille, en foyer loin de ses frères et soeurs… à quoi se raccrocher quand on a même pas construit ses repères.
Je voulais en savoir plus et rencontrer ces mères SOS qui consacrent une partie de leur vie à accueillir et chérir ces enfants ballotés. Clara m’a emmené dans ce voyage et SOS Villages d’enfants m’a ouvert grand ses portes.
Brigitte avait préparé un déjeuner et j’étais un peu comme une gosse, choyée. Et nous voilà tous, le directeur du village, Brigitte et Garmia, les mères SOS, Clara et moi a partager ce repas, un peu en famille. Ensuite, nous sommes restées entre femmes autour de douceurs pour discuter de cet engagement, des enfants.
Je partage avec vous une partie de cette conversation avec deux femmes généreuses et pleines de cœur. Je suis heureuse de constater qu’ici et là des femmes et des hommes mettent leurs efforts en commun pour protéger les plus faibles. Ils donnent une chance à ces enfants de reconnaitre leur valeur et de pouvoir s’épanouir. C’est un bien pour eux mais aussi pour nous.

Quelle belle mission que celle de SOS Villages d’enfants. Et en plus leur slogan est “Le bonheur d’être ensemble” … et c’est pas un slogan en carton pâte.

La pyramide du bonheur est un “outil de réflexion qui ne dicte ni n’impose rien, il laisse place à la solution qui est en soi. L’utilisateur commence par être un lecteur, puis un architecte. Sa construction aide à l’émergence des idées, à voir ce qui compte réellement pour lui.”
Conceptualiser le bonheur, en voilà une drôle d’idée!
Bruno m’a offert la pyramide. Installée chez moi, je soulève le couvercle du cube vitré. La pyramide, les fiches, le livre, le crayon, je découvre les éléments de ce coffret étonnant. C’est complètement fou le travail, l’attention, la réflexion que cela représente. On sent la collaboration de plusieurs talents autant dans le graphisme que dans l’esprit d’analyse et de synthèse. En filigrane, on perçoit les rencontres, le voyage de Thétis qui ont nourri ce projet.
Je n’ai pas encore construit ma pyramide car c’est un vrai travail de fond qui demande de l’engagement et du temps. Cette pyramide nous offre la possibilité d’identifier et de visualiser quels sont nos sources de bonheur et nos blocages. Elle nous aide à prendre du recul sur nous-même et mieux distinguer nos émotions et les actions que nous mettons en place ou pas pour être plus heureux.
J’ai rencontré Bruno et Nathalie aux aurores à l’aquarium du Trocadero avant son ouverture au public. J’ai causé avec les requins qui se poudraient le nez avant l’arrivée du public. Seuls avec ces tonnes d’eau et des milliers de nageoires, c’est irréel et excitant. Quelle chouette moment! Quelle chouette rencontre!

Lorsque j’ai interviewé Yolaine de la Bigne, elle m’a dit que je devais rencontrer Philippe Streiff. Ancien pilote de Formule 1, Philippe est un exemple d’enthousiasme.
Ambassadeur BMW, conseiller technique auprès du délégué interministériel à la sécurité routière, co-organisateur du ERDF Masters Kart à Bercy, Philippe est un homme de passion et d’action.
Il dit être heureux et pourtant Philippe est tétraplégique. Il doit être assisté dans sa vie quotidienne pour l’anodin et l’intime. A quoi tient le bonheur?
Depuis quelques temps je rencontre des difficultés qui me coupent de ma joie de vivre. J’ai beaucoup de mal à ne pas me sentir submergée par la tristesse et la déception. Mes idéaux sont bousculés. Heureusement que ma capacité à prendre du recul et à relativiser m’aident à ne pas vivre tout ça comme un drame personnel. Je me demande quand même comment je vivrais une épreuve comme celle-ci, perdre sa mobilité, quand je vois déjà mon bateau prendre l’eau pour “un rien”.
La semaine dernière j’ai rencontré une jeune femme bouleversante, pétillante, forte et fragile. Elle s’appelle Magalie. Alors qu’elle n’a que 25 ans, j’ai été touchée par sa maturité. Elle a traversé des épreuves puissantes. Loin d’être guerrière, bien qu’il lui ait fallu du courage pour avancer, elle m’a éblouie par sa grande sensibilité. Une sensibilité qui la fait passer dans la même heure du rire aux larmes. Du revers de la main, joue sèche et déjà l’esquisse d’un sourire.
Je voudrais dire merci à Philippe et Magalie de me rappeler les essentiels. En un mois, ma vie est passée des rires aux larmes. Mais déjà le dos de ma main effleure ma joue, mes zygomatiques frétillent.
http://www.vimeo.com/31009640
La vie est pleine de surprises.
Où étais-je il y a dix ans? Dans un univers complètement différent. Si j’avais imaginé mon avenir, jamais je n’aurais dit “Dans dix ans, je me rendrai au service psychiatrie de l’hopital Bichat pour interviewer le Pr. Lejoyeux sur le bonheur”!
Blouse blanche, fleuron de la pâtisserie tunisienne et une interview pour parler bonheur et du dernier livre du professeur Lejoyeux: Changer… en mieux : Son caractère, son travail, ses amours, son cerveau
Michel Lejoyeux m’a également rappelé que travailler son bonheur c’est bien mais qu’il ne faut pas oublier que c’est valable pour les gens qui vont plutôt bien. Certains d’entre nous ont des souffrances psychologiques que des discussions sur le bonheur n’apaiseront probablement pas et qui pourraient même être culpabilisantes. Faisons leur un clin d’oeil ici à ceux qui souffrent car ce sont des caps difficiles à passer qui demandent souvent une aide extérieure.
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Et n’oubliez pas le prochain Café Happylab ce dimanche 6 novembre à 17h au 128 rue Saint-Maur à Paris avec Bruno Fabre, créateur de la pyramide du bonheur dont je publierai l’interview dans les jours qui viennent.
http://www.vimeo.com/30634698
Cette semaine avec la venue de Thierry Janssen et Vincent Houba au Forum Happylab, j’étais dans ma semaine belge. La semaine dernière avec Christine qui était de passage et que j’ai eu grand plaisir à revoir et Marie-Lise Labonté qui m’accorde cette interview, c’était la semaine québécoise!
Nous avions rendez-vous au Six où tout a été fait pour que nous puissions échanger en toute tranquillité. Marie-Lise partage avec nous sa vision du bonheur et un moment de sa vie élastique.
Le temps élastique. Le temps figé par la stupeur, par l’instant qui bascule parfois dans l’extase, parfois dans l’horreur. Le temps qu’on aimerait remonter quand la pente savonneuse nous emporte.
Marie-Lise a vécu des minutes interminables séparée par l’épaisseur d’un rideau du meurtrier de son mari.
Elle le raconte dans Derrière le rideau

La CNV (communication non-violente) avait commencé à m’intriguer quand Benoit m’a conseillée de lire le livre que j’appelle « les portes et les fenêtres » faute de mémoire mais dont le véritable titre est Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication Non Violente
Pourquoi n’apprend-on pas à communiquer à l’école ? A mon âge, on rame beaucoup plus pour intégrer un nouveau mode de communication. Les bienfaits sont tels que je voulais absolument un atelier CNV au prochain Forum Happylab.
Une amie organise un apéro et je rencontre Shabnam. Elle connaît Happylab ! En effet un certain Christophe lui en a parlé il y a de cela quelques mois. Hasard de calendrier, quelques jours plus tôt j’étais assise à un diner en face de Christophe
qui s’était exclamé que la vie est bien faite quand je lui ai parlé d’Happylab. Il connaissait !
Mais revenons à cette soirée avec Shab qui connaît également très bien Christine qui est intervenu au dernier Forum Happylab. Vous êtes perdu ?! C’est normal. Accrochez-vous!
Interrogée par une autre convive sur ce qu’elle conseillait comme technique pour progresser sur son chemin, Shab a répondu : « la CNV ».
Je frétillais sur ma chaise. CNV, le mot magique. Après tout a été vite. Elle m’a mise en contact avec Vincent qui accepte immédiatement de partager avec les participants du prochain forum ce qu’il a appris.
Je suis très heureuse qu’il soit là le 15 car j’ai eu l’occasion de partager une soirée fabuleuse d’authenticité, de partage, de rêves avec Vincent et un de ses amis Stéphane. Un grand merci à eux deux de m’avoir permis de me reconnecter à ce qui fait la magie de ma vie.
Et retrouvons nous ce samedi 15 octobre au Forum Happylab qui accueille notamment Thierry Janssen… et Vincent
Vivons ensemble cette après-midi de joie, d’exploration, de partage.
http://www.vimeo.com/28847902
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Je viens de me prendre un coup d’amour.
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Je suis assise un peu béate dans la rame de métro et je les aime tous du petit hirsute au fond à la belle yeux noisette à droite. Je les aime à en avoir les larmes aux yeux. Et puis je déverse ce torrent d’amour sur moi, ça dégouline, ça s’infiltre par les pores et ça chatouille les plantes de pied. Comme dans un “sleeping bus”, assise près d’un moine, paumée dans le Yunnan, voilà de ça 14 ans où je m’étais dit à moi-même “Merci de te donner la chance de vivre ça”. Ça le voyage, ça l’exploration, ça la rencontre, la rencontre de Colette Mesnage.
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2h30 de délice, de rire, de malice.
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Deux jours plus tôt, une de mes vidéos voit son compteur statistique exploser. Je crois d’abord que c’est Viméo qui perd la tête. Le lendemain rebelote. J’enquête et je découvre l’interview de Florence Servan-Schreiber en page d’accueil de Nouvelles Clés. J’en profite pour explorer et là je tombe sur Eloge d’une vieillesse heureuse
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J’ai toujours eu une amertume à voir notre société négliger ceux qui détiennent, quand ils cultivent leur jardin, une sagesse précieuse: nos anciens, nos vénérables. Je n’ai pas cherché à comprendre, j’ai contacté Colette.
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Colette connaissait tout de moi. Elle avait épluché mon blog soigneusement et pourtant elle voulait en savoir plus. Curieuse, notre conversation nous a fait voyager sur tous les continents, toutes les époques. Nous sommes même allées à Louxor juste après la guerre quand les blancs étaient objets de curiosité. Nous avons beaucoup de points communs. Quelle drôle de sensation que de se sentir un peu en face de soi-même à un autre age!
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J’ai un rêve, c’est d’être un jour une belle grand-mère. D’abord car ça voudra dire que je suis entourée d’enfants et petits-enfants et donc de rires et quelques cris. Mais aussi parce que je souhaite que la vie que je mène sculpte mon visage, mon corps et qu’ils témoignent d’une vie riche où chaque minute aura été vécue avec ferveur. J’aimerais être une belle grand-mère et donner des coups d’amour à des petits jeunes comme celui que je viens de recevoir.
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Je vous laisse découvrir un bout de notre entretien.
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Colette m’a offert un texte que je partage aussi avec vous:
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Lorsque nous étions réunis à table et que la soupière fumait,
Maman disait parfois : « Cessez un instant de boire et de parler. »
Nous obéissions.
« Regardez-vous » disait-elle doucement.
Nous nous regardions sans comprendre amusés.
« C’est pour vous faire penser au bonheur » ajoutait-elle.
Nous n’avions plus envie de rire.
« Une maison chaude,
du pain sur la nappe,
des coudes qui se touchent,
voilà le bonheur »
répétait-elle à table.
Puis, le repas reprenait tranquillement.
Nous pensions au bonheur qui sortait des plats fumants
et qui nous attendait dehors au soleil
et nous étions heureux.
Papa tournait la tête comme nous pour voir le bonheur jusque dans le fond du corridor.
En riant parce qu’il se sentait visé,
il disait à ma mère : « pourquoi tu nous y fait penser à c’ bonheur ? »
Elle répondait : « Pour qu’il reste avec nous le plus longtemps possible. »
Félix Leclerc.