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Happyview*47: SOS Villages d’enfants

by Joanna on 30/11/2011

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J’étais parti récupérer les clés d’un appartement pour un tournage de l’émission “leurs secrets du bonheur”.  Clara m’attend sur le perron avec le trousseau. Nous papotons deux minutes et Clara me parle des villages SOS, des mères SOS et de leur mission. SOS Villages d’enfants réunit des fratries séparées par l’adversité pour qu’ils puissent grandir ensemble dans une maison où ils trouveront sécurité et amour.

Ce monde est parfois cruel et se retrouver tout petit avec des parents en souffrance, séparé de sa famille, en foyer loin de ses frères et soeurs… à quoi se raccrocher quand on a même pas construit ses repères.

Je voulais en savoir plus et rencontrer ces mères SOS qui consacrent une partie de leur vie à accueillir et chérir ces enfants ballotés. Clara m’a emmené dans ce voyage et SOS Villages d’enfants m’a ouvert grand ses portes.

Brigitte avait préparé un déjeuner et j’étais un peu comme une gosse, choyée. Et nous voilà tous, le directeur du village, Brigitte et Garmia, les mères SOS, Clara et moi a partager ce repas, un peu en famille. Ensuite, nous sommes restées entre femmes autour de douceurs pour discuter de cet engagement, des enfants.

Je partage avec vous une partie de cette conversation avec deux femmes généreuses et pleines de cœur. Je suis heureuse de constater qu’ici et là des femmes et des hommes mettent leurs efforts en commun pour protéger les plus faibles. Ils donnent une chance à ces enfants de reconnaitre leur valeur et de pouvoir s’épanouir. C’est un bien pour eux mais aussi pour nous.

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Quelle belle mission que celle de SOS Villages d’enfants. Et en plus leur slogan est “Le bonheur d’être ensemble” … et c’est pas un slogan en carton pâte.

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Happyview*45: Philippe Streiff

by Joanna on 13/11/2011

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Lorsque j’ai interviewé Yolaine de la Bigne, elle m’a dit que je devais rencontrer Philippe Streiff. Ancien pilote de Formule 1, Philippe est un exemple d’enthousiasme.

Ambassadeur BMW, conseiller technique auprès du délégué interministériel à la sécurité routière, co-organisateur du ERDF Masters Kart à Bercy, Philippe est un homme de passion et d’action.

Il dit être heureux et pourtant Philippe est tétraplégique. Il doit être assisté dans sa vie quotidienne pour l’anodin et l’intime. A quoi tient le bonheur?

Depuis quelques temps je rencontre des difficultés qui me coupent de ma joie de vivre. J’ai beaucoup de mal à ne pas me sentir submergée par la tristesse et la déception. Mes idéaux sont bousculés. Heureusement que ma capacité à prendre du recul et à relativiser m’aident à ne pas vivre tout ça comme un drame personnel. Je me demande quand même comment je vivrais une épreuve comme celle-ci, perdre sa mobilité, quand je vois déjà mon bateau prendre l’eau pour “un rien”.

La semaine dernière j’ai rencontré une jeune femme bouleversante, pétillante, forte et fragile. Elle s’appelle Magalie. Alors qu’elle n’a que 25 ans, j’ai été touchée par sa maturité. Elle a traversé des épreuves puissantes. Loin d’être guerrière, bien qu’il lui ait fallu du courage pour avancer, elle m’a éblouie par sa grande sensibilité. Une sensibilité qui la fait passer dans la même heure du rire aux larmes. Du revers de la main, joue sèche et déjà l’esquisse d’un sourire.

Je voudrais dire merci à Philippe et Magalie de me rappeler les essentiels. En un mois, ma vie est passée des rires aux larmes. Mais déjà le dos de ma main effleure ma joue, mes zygomatiques frétillent.

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JK Rowling parle de bonheur

by Joanna on 11/03/2010

J.K. Rowling Speaks at Harvard Commencement from Harvard Magazine on Vimeo.

J’ai rencontré Harry à la Fnac. J’étais caissière. En fait on m’a surtout parlé de lui. Il est formidable avec les enfants! Il fait le bonheur des mamans ! Harry les séduit tous et toutes!

« Je n’ai jamais pu faire lire mon fils, mais avec Harry il est devenu vorace »

JK Rowling est pour moi cette magicienne qui a fait défilé des codes barres sous ma douchette et réconcilié des milliers avec la lecture.

Aujourd’hui connue mondialement, Joanne de son prénom nous confie quelques clés du bonheur : l’échec et l’imagination.

L’échec

J’ai longtemps hésité avant de publier, un peu en sourdine, certains articles de ce blog. J’y parle de mes difficultés, mes échecs. J’ai choisi de les publier car je les considère comme des apprentissages et que l’erreur n’est pas de les vivre mais de les ignorer.

JKR parle de ses échecs comme de son meilleur diplôme parce que ça l’a obligée à se débarrasser du superflu. Une réussite ailleurs aurait sûrement laissé Harry sur le quai.

Elle dit :

“Personal happiness lies in knowing that life is not a checklist list of acquisition and achievement… life is difficult and complicated and beyond anyone’s total control and the humility to know that will enable you to survive its vicissitude “

« le bonheur est dans le fait de savoir que la vie n’est pas une liste d’acquisitions et de performances… la vie est difficile et compliquée et au delà du contrôle de qui que ce soit et l’humilité de savoir ça vous permettra de vivre ses vicissitudes. »

L’imagination

Joanne aborde ensuite l’imagination ou l’empathie. Fermé son esprit et son imagination à ce que l’autre vie est se vouer au cauchemar. Elle nous appelle à regarder, utiliser notre empathie et agir. Elle cite Plutarque “What we achieve inwardly will change outer reality.” « Ce que nous réalisons intérieurement va changer la réalité extérieure »

Comme j’avais déjà été portée par le discours de Steve Jobs à Stanford en 2005, je remercie JKR pour cette fabuleuse émotion. Une émotion et un partage que je souhaite de tout mon cœur favoriser le 5 juin à Paris lors de Bliss les explorateurs du bonheur.

Joanne conclue avec une citation de Sénèque et ce sera donc aussi ma conclusion:

“As is a tale, so is life: not how long it is, but how good it is, is what matters.”

« La vie est tel un conte: ce qui importe n’est pas sa longueur mais si elle est bonne »

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Episode 2: Mardi

by Joanna on 18/02/2010

Femme sous la neige

Creative Commons License photo credit: leafar.

Dimanche.

Y a de la joie.

Voilà des mois qui dépassent la douzaine que je n’ai pas été à la piscine. Toujours une excuse ! Eh bien ce dimanche, on m’aurait mis sur des roulettes, je n’avais plus qu’à laisser faire le magnétisme de l’eau chlorée. Comme je ne suis pas sur roulette, j’ai marché. Je n’ai que 70 mètres à faire. Il m’a fallu quelques secondes pour reconnaître, sur mon chemin, un de mes anciens colocataires, pas vu depuis des années et qui politisait à grande distribution de tracts. Je suis très friande des coïncidences et petits hasards. La journée commençait bien et ce dimanche alla en crescendo.

Ah j’étais fière, glorieuse même : j’irradiais de joie. C’est simple, il suffit d’orienter ses pensées. Fastoche.

La nuit tomba et direction le 50 pour chanter.

Demain approche. La peur pointe son nez. Une idée noire. Peur. Cynisme. Un sarcasme comme la peur déguisée, enrobée d’un sourire narquois. Une pensée qui titille le coin de l’œil. Je rentre tôt. Le long du canal, je pleurerais bien de ne pas faire honneur à mes chances de vie, de sombrer dans le conflit quand la vie me donne tant.

Bonne nuit. Je me réveille sans souvenirs de mes songes mais dans un état de bien être rare.

Nous sommes lundi matin.

Une pensée noire.

Je me dis que je n’en ai pas besoin mais je laisse pourtant une deuxième faire son nid et le dialogue interne commence. « Te laisse pas faire! Sainte Joanna ne mérite vraiment pas ça »

C’est l’heure. Je suis blême. Le long du canal, jambes en coton.

Face à face. 2h de justifications, accusations, réactions, tout ce que je ne voulais pas faire. Et ma voie qui monte, et mon esprit qui cherche la faille, la confirmation, le complot.

Je rentre. On me dit que ce n’est pas la voie que j’ai choisi, que l’autre est bancal. Mon esprit s’en rassasie, se tape sur le ventre mais sait que c’est un moyen rapide de calmer le malaise qui, lui, plonge ses racines dans la culpabilité d’avoir chercher ce qui n’est pas nécessaire quand on le synthétise soi-même : reconnaissance, protection, justice.

Mardi.

Je virevolte. Des visages amis passent à l’improviste. Des rencontres, des enfants, un chien, une ribambelle de jolis moments et je glisse sur un nuage. Hier n’est plus qu’un songe.

Mon malaise dans cette situation ne vient pas de cette autre personne mais de mes réactions. Je peux écouter sans avoir à adopter son mode de pensée ou m’y plier. La façon dont je réagis m’appartient. Si j’avais été au clair avec moi-même, je n’en aurais pas fait une affaire personnelle.

Et le bonheur dans tout ça ? Renforcé. Même si je n’ai pas réussi mon défi, j’ai en chaque instant, même dans la tristesse, conscience de la chance fabuleuse que j’ai de vivre chaque rencontre, chaque sensation. Je garde aussi à l’esprit que tout change et que la communication peut être interrompue à un moment et être limpide à un autre. Les sensations désagréables peuvent être suivie de moment d’extase et vice versa. Chaque instant, une petite vie en soi.

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Episode 1: Samedi

by Joanna on 11/02/2010

Stick figure sets a fire
Creative Commons License photo credit: soopahgrover

Lundi j’ai un RDV important, un de ceux qui ne font pas vraiment plaisir. Un RDV avec quelqu’un qui a des griefs envers moi.

Quand j’ai reçu sa « convocation », j’ai senti la peur.

La peur comme une onde qui se propage dans le corps et vient durcir la nuque. La peur à l’intérieur du corps comme un jeu de domino. Domino suivant : une pensée et ses congénères en file indienne.

Quel brouhaha dans ma tête ! Ca crie à l’injustice, à la méprise, aux abus, à l’égoïsme. Mes pensées se disputent la plus haute marche, à qui a la meilleure explication, le plus bel argument du pourquoi du comment. Mes pensées tournent et un nouveau domino tombe : une émotion, une angoisse, une pensée négative, fébrilité, une pensée négative, agitation, une pensée négative…

Et il ne me faut en général pas bien longtemps pour que cette peur, souvent disproportionnée, vienne par son torrent d’émotions et pensées balayer toute la beauté de mon quotidien.

Les pensées alimentent les émotions, les émotions façonnent la vision et de ce fait la manière dont je vis les évènements.

Je suis allée marcher, m’aérer, sentir la vie des autres qui courent, qui crient, qui rient. J’ai parlé avec des amis qui m’ont distrait. Mais au bout du compte, je crois que la solution est dans mon camp : je peux décider de ce à quoi je pense et de comment j’y pense.

Donc dans ce texte en deux parties, je me lance un défi :

Je choisie de faire la place belle au beau dans ma vie. Je pense à ce qui renforce mes émotions positives. Et le moment venu, j’écoute ce que l’autre veut me dire sans vouloir justifier, contrer, convaincre, démontrer… j’écoute entièrement.

Nous sommes samedi, lundi viendra mon défi, dimanche est un terrain neutre où la joie peut s’ébrouer. Alors allons y gaiement.

Suite au prochain épisode.

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Remous au pays du bonheur

by Joanna on 10/12/2009

Je publie habituellement tous les jeudis mais la machine était grippée. Je n’avais que fichtre du Bonheur, j’expérimentais des remous intérieurs. Il est facile de parler de la félicité quand tout vous sourit mais beaucoup plus difficile quand nos blocages personnels se dressent tels des murs face à nous.

Le nez dessus, je regarde vers le haut, à droite, à gauche et je me sens bien petite et impuissante. Je reconnais ce mur, la couleur et l’odeur de la brique. Je suis déjà passée par ici. Tiens, là, cette encoche, la violence de mon poing qui tentait de traverser, d’exterminer, de détruire ce mur qui n’avait rien à faire là.

Donc me voilà face au même mur. Il a toujours l’air aussi grand, aussi solide. Tout se déchaine en moi. Pourquoi suis-je à nouveau face à ce mur ? N’ai-je rien appris ? Colère, violence intérieure, constat d’impuissance. Vais-je devoir à nouveau subir mes émotions ? Mes pensées sont vampirisées, aspirées, squattées. Les émotions seules maitresses du navire, c’est la grand voile en folie et le risque d’un coup de bôme.

Eh bien ça va vous paraître bien banal mais, avec un peu d’aide, je viens de réaliser que les murs sont parfois là pour nous aider à formaliser ce que l’on veut en ayant devant les yeux ce que l’on ne veut pas. Grace à mon mur, je comprends ce que je désire. J’ai presque honte d’écrire ça parce que c’est d’une simplicité déroutante mais jusqu’ici je n’arrêtais pas de me dire « je ne veux pas ça, je ne veux pas ça » et je fuyais, niais, combattais alors qu’il suffisait de rajouter « si je ne veux pas ça, c’est que je veux ceci ».

Je me concentre sur ceci et je longe le mur jusqu’à ce que ceci apparaisse.

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J’aimerais maintenant partager avec vous l’interview de Stéphanie rencontrée le même soir que Yann au cinquante. Elle avait trouvé un peu trop facile de résumer le bonheur à quelques mots car quand la vie ne nous fait pas de cadeaux, tout ça ce ne sont que des belles paroles. J’ai retrouvé Stéphanie pour qu’elle puisse nous donner son point de vue qui fait écho aux difficultés que j’avais de parler du bonheur cette semaine.

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