Le 8 février 2007, Leven en Bulgarie et Maria Elba à Mexico cherchent quelques centaines d’euros.

Quand je découvre grâce à mon amie Amelia que je peux prêter de l’argent à des hommes et des femmes par delà les mers, qu’il m’est possible de donner un coup de pouce à des personnes qui n’ont pas eu les mêmes chances que moi, je suis aux anges. Je m’inscris sur Kiva et commence à prêter 25€ à Leven, 25€ à Maria. D’autres partout dans le monde font de même et bientôt Maria peut acheter des marchandises pour son magasin. Dans les mois qui suivent, elle rembourse peu à peu chacun. Me voilà à nouveau avec 50€ en poche que je décide de prêter à Théopista en Tanzanie et Rafatu au Nigeria.

Sur le site je découvre la vie des uns et des autres, leurs projets et je prête.

Je me rappelle de l’excitation que j’ai ressenti quand j’ai découvert le microcrédit. J’ai enfin trouvé un moyen d’aider sans assister, un moyen de contourner un système bancaire pas toujours très humain. J’ai un levier d’action sur un monde que je trouve parfois injuste. Pour moi, ce fut une révélation.

Arnaud Poissonnier dont vous pouvez découvrir l’interview aujourd’hui a fondé en France un site de microcrédit : Babyloan. Ouf, quel plaisir de découvrir que l’équipe derrière Babyloan est pleine de fraicheur, d’engagement et de sourires. Une entreprise sociale où le salaire le plus haut ne peut excéder cinq fois le salaire le plus bas, où les bénéfices sont obligatoirement réinjectés dans l’entreprise, où l’on a un objet social solidaire mais aussi un mode de fonctionnement interne solidaire…

Ce matin, au bureau, une collègue me dit que France Inter a lancé une grande enquête sur le rapport des français avec leur travail. Le panorama n’est pas enthousiasmant ! Explorons donc le bonheur au travail !

Arnaud Poissonnier a fait des choix de carrière audacieux. Quels sont les ressorts de son épanouissement ? Qu’est ce que le bonheur pour lui ?

Je ne peux cacher que je suis séduite par cette aventure et l’équipe qui pilote ce bateau. J’ai confiance qu’ils garderont le cap. Je ne peux que vous encourager à tenter l’aventure du microcrédit et devenir un Babyloanien.