Cet été, j’ai écumé la France, dormant tantôt à la fraiche dans les montagnes, tantôt chez l’habitant. J’ai commencé mon périple en Normandie où mon frère se mariait. Normandie, Charente, Aquitaine, Pyrénées d’ouest en est, Cévennes, la magnifique Ardèche méridionale, les Alpes, Genève, le Morvan, retour en Bretagne, j’ai eu tout le loisir de savourer la beauté et la diversité des atmosphères de nos régions.

Les cartes de France oubliées sous le lit et dotée d’un téléphone muet, amoché par un plongeon dans les toilettes, je naviguai à vue. Sûrement aidée par mes gènes, descendante de marins bretons, j’arrivai à trouver mon chemin, non sans quelques découvertes. C’est ainsi que je dénichais la rivière bonheur. J’étais dans le sud et la route a commencé à monter. Monter et tant monter que les maisons se sont transformer en chalets. Paysage improbable que ce haut plateau aux accents montagnards à quelques encablures de la méditerranée. Et là, au milieu coule une rivière: la rivière Bonheur! J’étais ravie.

C’est de cette rivière et de bien d’autres lieux topographiques qu’Olivier Lemire nous fait découvrir dans ses livres, et notamment L’Esprit du chemin. Voyage aux sources du Bonheur. Il marche de l’Enfer au Paradis, du Plaisir au Bonheur, de la Vie à la Mort.

Je vous laisse découvrir ce marcheur qui a été ramené encore et encore sur mon chemin par de jolies synchronicités. Mais c’est Ghislaine Lepetit – de la Bigne que je dois remercier de m’avoir remise en contact avec Olivier Lemire.