Je publie habituellement tous les jeudis mais la machine était grippée. Je n’avais que fichtre du Bonheur, j’expérimentais des remous intérieurs. Il est facile de parler de la félicité quand tout vous sourit mais beaucoup plus difficile quand nos blocages personnels se dressent tels des murs face à nous.

Le nez dessus, je regarde vers le haut, à droite, à gauche et je me sens bien petite et impuissante. Je reconnais ce mur, la couleur et l’odeur de la brique. Je suis déjà passée par ici. Tiens, là, cette encoche, la violence de mon poing qui tentait de traverser, d’exterminer, de détruire ce mur qui n’avait rien à faire là.

Donc me voilà face au même mur. Il a toujours l’air aussi grand, aussi solide. Tout se déchaine en moi. Pourquoi suis-je à nouveau face à ce mur ? N’ai-je rien appris ? Colère, violence intérieure, constat d’impuissance. Vais-je devoir à nouveau subir mes émotions ? Mes pensées sont vampirisées, aspirées, squattées. Les émotions seules maitresses du navire, c’est la grand voile en folie et le risque d’un coup de bôme.

Eh bien ça va vous paraître bien banal mais, avec un peu d’aide, je viens de réaliser que les murs sont parfois là pour nous aider à formaliser ce que l’on veut en ayant devant les yeux ce que l’on ne veut pas. Grace à mon mur, je comprends ce que je désire. J’ai presque honte d’écrire ça parce que c’est d’une simplicité déroutante mais jusqu’ici je n’arrêtais pas de me dire « je ne veux pas ça, je ne veux pas ça » et je fuyais, niais, combattais alors qu’il suffisait de rajouter « si je ne veux pas ça, c’est que je veux ceci ».

Je me concentre sur ceci et je longe le mur jusqu’à ce que ceci apparaisse.

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J’aimerais maintenant partager avec vous l’interview de Stéphanie rencontrée le même soir que Yann au cinquante. Elle avait trouvé un peu trop facile de résumer le bonheur à quelques mots car quand la vie ne nous fait pas de cadeaux, tout ça ce ne sont que des belles paroles. J’ai retrouvé Stéphanie pour qu’elle puisse nous donner son point de vue qui fait écho aux difficultés que j’avais de parler du bonheur cette semaine.