Le sujet revenait régulièrement. « C’est très puissant ». « C’est inconfortable parfois mais tellement libérateur ». Je ne suis pas vraiment attirée par la thérapie donc j’écoutais avec attention et j’étais heureuse que mes deux amis aient trouvé un thérapeute qui leur permette une exploration d’eux-mêmes si profonde et salvatrice mais je ne me suis pas intéressée plus que ça à la « Dynamique émotionnelle ».
Un soir, autour d’une galette, dans une crêperie parisienne, non loin de la rue de Bretagne, je m’étais déjà préparée à vanter les crêpes de mon pays. Nous discutions et bientôt, alors que je cherchais la faille pour vanter les crêpes de mon pays, le sujet s’orienta vers la « Dynamique émotionnelle » et son fondateur Etienne Jalenques. Ils ne tarissaient pas d’éloges sur le psychiatre et moi j’écoutais tout en attendant le moment propice pour vanter les crêpes de mon pays. Le moment fut venu de parler de la fine dentelle, de la fondue de poireaux et des coquilles St Jacques des crêpes de mon pays. Je rajoutais qu’en plus les ingrédients étaient bio et savoureux ce qui faisait des crêpes de mon pays des crêpes d’exception.
Je rentrais heureuse d’avoir promu avec autant de ferveur les crêpes de mon pays quand je reçu un texto. « Savais-tu que Etienne Jalenques a écrit La thérapie du bonheur
Comment ?
RDV en librairie avec Jess. Nous achetons chacune un exemplaire du livre La thérapie du bonheur en tête de gondole et en commençons la lecture. « Plus j’avance en âge, plus je crois que nous sommes ici sur Terre pour tenter de résoudre au mieux cette question : comment, dans ce court laps de temps que dure l’existence d’un homme, parvenir au bonheur ? » écrit-il.
Dans ce livre, je distingue trois parties.
Une, présente en introduction et conclusion, nous invite au voyage. Le docteur Jalenques évoque sa vie et je pense sincèrement qu’il y a matière à autobiographie. Ca avait un petit goût de pas assez.
La seconde explore les différents aspects du bonheur à travers des chapitres courts comme « s’il y a la soif, il y a l’eau », « le bonheur se mérite », « ne pas confondre risque et danger », « l’espoir ne fait pas vivre : il empêche de vivre ! », « on n’aime vraiment que sans conditions »… A la fin de chaque chapitre, il rappelle les phrases clés, ce qui est bien pratique pour se remémorer les points traités sans relire le livre.
La troisième partie décrit la « Dynamique émotionnelle » et ses outils comme la mantra thérapie, le judo mental, la surchauffe émotionnelle …
Une fois le livre lu, il ne faisait aucun doute qu’il fallait que je rencontre le Dr Jalenques. Il nous (Jessica et moi) reçoit dans son cabinet parisien dans une des pièces insonorisées où se déroulent les séances d’une quinzaine de personnes pendant trois heures où l’on peut s’exprimer par le pleur, le rire ou le cri sans déranger. Je vous laisse découvrir la vidéo de notre entretien.
« Le bonheur se transmet et s’apprend » nous dit le docteur Jalenques. Il viendra nous transmettre quelques clés du bonheur le 5 juin à « Bliss , les Explorateurs du Bonheur »
{ 7 comments }



















































Ma vision du bonheur (2)
by admin on 20/03/2011
Icelandic landscape #14 - shchukin
Le bonheur, chacun le définit à sa façon.
Trouver son bonheur!
Je ne sais pas si le bonheur se trouve en identifiant les morceaux, les biens, les relations qui feraient de notre vie une vie idéale.
Comprendre ce qui nous rend heureux pour s’en approcher ! L’impatience de compléter le puzzle !
Ça ne marche pas comme ça pour moi.
Le bonheur comme un but me paraît illusoire car je serais bien incapable de savoir ce qui me rendrait heureuse. Le bonheur plutôt comme un processus, comme l’équilibre du funambule, tout le temps en réajustement dans l’instant.
Les guides de l’équilibre sont dans l’oreille. Les guides du bonheur sont dans l’émotion. Je marche aveugle. Ma grande vanité est de croire que je contrôle, que je sais où est mon bonheur, que ma volonté et mes neurones sont les pilotes.
Beaucoup de personnes que j’ai croisé dans ma vie m’ont dit que je réfléchissais trop, que je décortique tout. J’aime penser, déconstruire, reconstruire. Plus jeune je m’habillais de la couleur des murs, seule la pensée et la parole devaient séduire. Il me paraissait entièrement normal que le cerveau dirige le corps. Et si j’avais en fin de compte envisagé les choses à l’envers ? Si j’avais laissé mes neurones gouverner un royaume qui ne leur appartient pas.
Mes sens perçoivent. Mes émotions parlent. Mon intellect, mon corps sont au service. Comment accepter que je ne sache pas consciemment ce qui est au centre de mon bonheur et m’en remettre à mes émotions pour me guider comme si un copain de jeu me disait « chaud », « froid » et que je devais sans cesse réajuster ma position pour découvrir ce que je n’aurais même pas envisagé par la pensée ?
Je remets mon bonheur aux mains d’une part de moi qui sait mieux et qui me parle à travers mes émotions. J’écoute mes sensations car c’est son langage.
Mon bonheur est une cible mouvante et invisible à l’œil, en suspend dans le moment présent. Seule ma capacité à accepter le changement, à faire confiance à mes guides, les émotions, à entrer en action avec une intention juste me permet de réajuster ma position pour saisir le bonheur présent.
Et ces mots bientôt seront les mots d’une enfant qui découvre un poil de chameau de l’espace sans savoir à quoi ressemble la bête et que bientôt elle chevauchera les airs sur le dos de l’animal. (La comprendra qui peut ;)
Sur le thème du bonheur et comme j’organise en ce mois de mars la croisée des blogs, j’ai demandé à quelques membres du forum des blogueurs en développement personnel, ce qu’était le bonheur selon eux. Voici leur réponse.
{ 8 comments }