Happyview*129: Erwann Menthéour- Et si on décidait d’aller bien

En ce moment, je n’interviews que des hommes.

Ils me fascinent les hommes.

On entend souvent que cette civilisation souffre de son déséquilibre entre les valeurs féminines et masculines. Et pourtant, qu’ils sont beaux les hommes. Que j’aime leur ardeur, leur façon de composer le monde, de l’enchanter d’esprit, de réflexion.

Le cercle des femmes a toujours été pour moi une source incroyable de force, de connexion aux profondeurs de l’être, à son chaos, à sa magie. Je rencontre maintenant beaucoup d’hommes engagés, intelligents, doués qui font bouger les lignes.

Breizh Atao ! Un breton ! Erwann Menthéour fait parti de ces hommes qui peuvent nous engager à mettre en action le changement. Il aurait pu se cantonner au bien-être pour vivre plus longtemps, pluss beau, plusss mieux. Non, il voit plus large, il englobe et nous construit des ponts. Votre façon de consommer est un des fondements de cette société. Votre alimentation capitale ! Faites-vous du bien ! Ecoutez cette interview jusqu’au bout car c’est un vrai cadeau. Merci Erwann.

Son dernier livre chez Solar Si on décidait d’aller bien

Son premier livre en poche. Si on arrêtait de se mentir

Happyview*128 : Stéphane Dieutre – Identifier ses talents

J’ai rencontré Stéphane sur un hasard alors que nous avions RDV.

Par clavier interposé, Stéphane et moi avions décidé de nous rencontrer.

Quelques jours plus tard, je me rendais à une conférence de Bernard Marie Chiquet sur l’Holacracy et parce que j’ai tendance à fourrer mon nez partout, je lisais par dessus l’épaule de la personne devant moi à l’accueil. Il remplissait son badge : « Stéphane Dieutre ». Que je raffole de ces petites coïncidences !

Plus tard, une amie me conseille les bons soins de Stéphane. Encore plus tard, je lis Power Patate sous le toit d’une belle maison normande et là, de lignes en lignes, Stéphane qui se ballade.

Nous avions RDV le 7 janvier pour cette interview.  J’avais le sac sur le dos quand les journalistes commencent à égrener les noms. Les jambes coupées, les yeux flouttés, je ne peux plus décoller mon oreille de l’info continue.

Abasourdis, nous voilà happés par la tragédie.

J’habite République à Paris. Extrait de la complexité de la situation, des enjeux, des avis, du drame, pendant un moment, ce Dimanche, le temps a ralenti et j’ai eu l’impression d’entendre le cœur du monde, un instinct de paix, le calme dans l’oeil du cyclone. Les jours suivants, les voitures à sirènes, les camions satellites, les rondes de piétons, le rythme s’accélère, les questions surgissent. Cependant, je me rappelle que pendant un instant, j’ai baigné dans la fraternité et ça, personne ne pourra nous le reprendre.

Nous sommes tous porteurs de talents. Chacun de nous est unique et nous nous privons de fabuleuses contributions à ne pas réexaminer notre vivre ensemble. Oui à la liberté et à la fraternité ! Urgence d’égalité en cultivant nos différences ! Je vous invite à redécouvrir l’interview d’Elina Dumont qui parle de ceux qui sont rejetés par le système. Beaucoup font leur part du Colibri en France et dans le monde mais la masse critique n’est pas encore atteinte. Espoir.

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La lettre d’information de décembre: La nostalgie du présent

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Forum Happylab

En cette veille de Noël, je vous souhaite à tous de merveilleuses fêtes. Je pense particulièrement à tous ceux qui se sentent seuls et leur envoie des pensées affectueuses. Les relations humaines sont si importantes et pourtant parfois si compliquées.

J’aimerais partager avec vous un souvenir. C’est une journée qui nous met en lien, où la bienveillance nous permet de toucher à notre vulnérabilité en confiance. Une journée où l’on s’ouvre, rit, grandit avec l’autre. Une grande inspiration.

C’était le Forum Happylab d’octobre. Il revient en mars avec Laurent Gounelle. J’y animerai à nouveau un Atelier Happylab pour ma plus grande joie.

JOYEUX NOEL !

Happyview*127 : Frédéric Falisse – La Questiologie

Dernière interview de l’année avant de me retirer au coin du feu pour savourer les fêtes. Je clos cette année 2014 de rencontres avec grand enthousiasme en découvrant la Questiologie. J’ai passé un bon moment avec Frédéric après l’interview et il m’a encore ouvert des champs d’exploration passionnants. Je suis comme une enfant quand je rencontre d’autres passionnés de la fibre humaine.

En discutant à bâton rompu, j’ai pu voir comment Frédéric utilisait les questions non seulement pour éclairer nos angles morts, étoffer notre compréhension des choses mais aussi pour prendre son souffle ou désamorcer les conflits quand c’était nécessaire.

Je vous conseille de regarder son passage à TEDx et de découvrir son site.

Comme l’interview n’était pas assez longue pour toute ces questions, j’ai demandé à Frédéric de me transmettre quelques questions pour interroger notre bonheur. En fin d’année, à l’heure des bilans, ces questions tombent à pic !

Plutôt que « c’est quoi le bonheur ? », j’aime me demander
« comment être un peu plus heureux demain qu’hier, dans 3 mois qu’il y a 3 mois, dans 3 ans qu’il y a 3 ans ». la clé étant de trouver des actions qui conjuguent bonheur et futur proche et éloigné.

J’aime également me demander : « quelles sont les 4 autres explications possibles à cette situation/problème ? », « et quelle explication je choisis qui me rende le plus heureux ? ». J’aime me donner le choix d’interpréter la situation comme elle me convient, pour y retrouver des marges de manœuvres.

En cas de problème avec quelqu’un, je me pose les questions suivantes :
–          Qu’est ce qui est lié à la communication ?
–          Qu’est ce qui est lié à la situation ?
–          Qu’est ce qui n’est PAS lié à la personne avec qui je suis en conflit ?
–          Qu’est ce qui est lié à la personne ?
–          Finalement, qu’est ce qui est lié à mon interprétation ?
Un petit mantra de questions qui me permet de m’assurer de d’abord régler les enjeux de communications avant d’incriminer ou de m’incriminer.

Je n’aime pas la question « en quoi suis-je différent des autres ? » et je préfère « quelles différences me construisent ? » ou « lesquelles de mes différences sont utiles aux autres ? »

Une autre question que j’aime et qui me dynamise : « comment ne pas vivre par hazard ? »

J’aime faire la différence entre les questions « qu’est ce qui est vrai ? » et « qu’est ce qui est juste ? », car ce qui est juste n’est pas toujours vrai, ce qui est vrai n’est pas toujours juste.

Hapyview*126 : Joël Guillon – Découvrir son excellence

Dans ma lettre d’information Métamorphose, j’annonçais mon passage en Alsace. Je reçois un message d’Etienne Siat qui me demande si l’on peut se rencontrer. Entre une conférence et un atelier, nous avons quatre heures pour faire connaissance. Pas un temps mort et surtout son visage qui clignote quand il me parle de Joël Guillon.

Je venais de parler lors de mon intervention chez Adidas de ce que Florence Servan Schreiber nous avait appris au Forum Happylab de mai de cette année : identifier nos supers-pouvoirs ! Connaître ses forces grâce au questionnaire en ligne gratuit VIAME en est la première étape.  Comme je suis persuadée que nous sommes tous porteurs d’un trésor qu’il nous importe de reconnaitre pour l’offrir au monde, « découvrir sa zone d’excellence » était un sujet en miel pour l’abeille que je suis !

RDV était pris et je n’ai pas été déçue du voyage. Ma curiosité est piquée au vif puisque je me suis inscrite pour le prochain stage ! Petit détail qui m’a amusée : le bureau de Joël se trouve rue du Génie !

SON SITE

Joël m’a confié le premier chapitre de son livre à paraitre prochainement sur le sujet. En voici un court extrait :

Le trésor
Dans tout ce fatras d’automatismes accumulés, bien caché il y a un trésor. Il s’agit de mon Mode opératoire identitaire (M.o.i.). Il est tapi au fond de moi, mais il est très actif. Il se met en route tout seul, sans que je m’en aperçoive et il sous-tend, à tout instant toutes mes actions qui consistent à modifier mon environnement et à obtenir un résultat. J’ai beau l’ignorer et le méconnaître, il est là, vigilant, actif, et maître d’oeuvre. Il est responsable de tous mes échecs et de tous mes succès. Dans un cas, le contexte et l’objectif à atteindre lui conviennent et correspondent à mon M.o.i. et c’est le succès, dans le second cas, le contexte lui reste étranger, et je ne fais rien, ou au pire, je me lance dans l’action, mais étant peu efficace, j’aurai le goût amer de l’échec. ARISTOTE enseignait déjà au troisième siècle avant Jésus-Christ : « Nous sommes ce que nous répétons. L’excellence n’est donc pas une action mais une habitude ». Aujourd’hui j’irai un peu plus loin et je préciserai: c’est un méta-automatisme qui est essentiellement le bras armé de mon identité.

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La lettre d’information de novembre: Sortir du placard

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Happyview*125 : Isabelle Padovani – CNV et spiritualité

Ma cantine, là où j’aime aller faire le plein d’énergie non seulement parce que j’y mange bien mais aussi parce que j’y suis toujours accueillie avec de grands sourires, c’est Sol Semilla à Paris.

Je m’installe généralement au comptoir face à la cuisinière et nous papotons de la vie, de l’amour. Tantôt Joelma et sa cuisine teintée des accents de l’Amazonie où elle a grandi, tantôt Violaine et ses assiettes crues saupoudrées de bonne humeur.

Violaine me parlait d’Isabelle Padovani. Comment ne pas connaitre Isabelle Padovani ? Elle hante mon fil facebook et j’avais déjà été intriguée par cette « sensation » du net. Parler de Communication Non Violente et de spiritualité de manière simple et décontractée parait être le bon humus à la viralité.

Alors quand suite à ma dernière newsletter je reçois un mail de Renée de Mouans-Sartoux qui m’encourage a interviewer Isabelle, je me dis « oui, évidemment ». Voici donc la première interview touchant à la spiritualité sur Moodstep. Fini la séparation des chemins d’exploration qui me passionnent. Fini Logostep.

Ce mois-ci j’étais dans la drôme pour un atelier sur le bonheur. Drôme-Suisse, ce n’est pas si loin quand on a des amis sur le chemin. Un voyage enrichissant et une rencontre lumineuse pour une video d’une heure qui aurait pu en durer quatre.

Pour en savoir plus sur Isabelle et la CNV  Le site de la Communification
Retrouvez-la sur sa page Facebook

Happyview*124: Elina Dumont – Longtemps, j’ai habité dehors

C’est ton problème !

Nous oublions que nous sommes tous liés, que tout est lié par un maillage de cause à effet.

Croiser les clochards ou les SDF dans la rue en dérange plus d’un. Celui-ci s’est perdu, a déconné, a abusé. Celui-là est un ivrogne, un cassoc, un dégénéré. Ne t’approche pas, tout de toi dit que tu as échoué, que tu cherches la déchéance.

Croiser un sans toit, un drogué, un regard vague parle de notre échec, de nos incapacités. Elles et ils sont le rappel incessant des valeurs déchues de notre société. Un enfant arrive parmi nous et il peut se trouver livré à lui-même, seul ou pire, abusé encore et encore. Un enfant cassé qui fera son chemin tant bien que mal entre colère et dégout.

Elina est un témoin éclatant de ce que nous permettons. Elina a réussi à force d’obstination à se frayer un chemin des limbes jusqu’à nous. Ecoutons cette part de nous que nous essayons de mettre sous le tapis, cette part de nous qui crée la division tant elle aspire à l’unité.

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