blog d'une obnubilée du Bonheur.

Happyview*127 : Frédéric Falisse – La Questiologie

Dernière interview de l’année avant de me retirer au coin du feu pour savourer les fêtes. Je clos cette année 2014 de rencontres avec grand enthousiasme en découvrant la Questiologie. J’ai passé un bon moment avec Frédéric après l’interview et il m’a encore ouvert des champs d’exploration passionnants. Je suis comme une enfant quand je rencontre d’autres passionnés de la fibre humaine.

En discutant à bâton rompu, j’ai pu voir comment Frédéric utilisait les questions non seulement pour éclairer nos angles morts, étoffer notre compréhension des choses mais aussi pour prendre son souffle ou désamorcer les conflits quand c’était nécessaire.

Je vous conseille de regarder son passage à TEDx et de découvrir son site.

Comme l’interview n’était pas assez longue pour toute ces questions, j’ai demandé à Frédéric de me transmettre quelques questions pour interroger notre bonheur. En fin d’année, à l’heure des bilans, ces questions tombent à pic !

Plutôt que « c’est quoi le bonheur ? », j’aime me demander
« comment être un peu plus heureux demain qu’hier, dans 3 mois qu’il y a 3 mois, dans 3 ans qu’il y a 3 ans ». la clé étant de trouver des actions qui conjuguent bonheur et futur proche et éloigné.

J’aime également me demander : « quelles sont les 4 autres explications possibles à cette situation/problème ? », « et quelle explication je choisis qui me rende le plus heureux ? ». J’aime me donner le choix d’interpréter la situation comme elle me convient, pour y retrouver des marges de manœuvres.

En cas de problème avec quelqu’un, je me pose les questions suivantes :
–          Qu’est ce qui est lié à la communication ?
–          Qu’est ce qui est lié à la situation ?
–          Qu’est ce qui n’est PAS lié à la personne avec qui je suis en conflit ?
–          Qu’est ce qui est lié à la personne ?
–          Finalement, qu’est ce qui est lié à mon interprétation ?
Un petit mantra de questions qui me permet de m’assurer de d’abord régler les enjeux de communications avant d’incriminer ou de m’incriminer.

Je n’aime pas la question « en quoi suis-je différent des autres ? » et je préfère « quelles différences me construisent ? » ou « lesquelles de mes différences sont utiles aux autres ? »

Une autre question que j’aime et qui me dynamise : « comment ne pas vivre par hazard ? »

J’aime faire la différence entre les questions « qu’est ce qui est vrai ? » et « qu’est ce qui est juste ? », car ce qui est juste n’est pas toujours vrai, ce qui est vrai n’est pas toujours juste.

Hapyview*126 : Joël Guillon – Découvrir son excellence

Dans ma lettre d’information Métamorphose, j’annonçais mon passage en Alsace. Je reçois un message d’Etienne Siat qui me demande si l’on peut se rencontrer. Entre une conférence et un atelier, nous avons quatre heures pour faire connaissance. Pas un temps mort et surtout son visage qui clignote quand il me parle de Joël Guillon.

Je venais de parler lors de mon intervention chez Adidas de ce que Florence Servan Schreiber nous avait appris au Forum Happylab de mai de cette année : identifier nos supers-pouvoirs ! Connaître ses forces grâce au questionnaire en ligne gratuit VIAME en est la première étape.  Comme je suis persuadée que nous sommes tous porteurs d’un trésor qu’il nous importe de reconnaitre pour l’offrir au monde, “découvrir sa zone d’excellence” était un sujet en miel pour l’abeille que je suis !

RDV était pris et je n’ai pas été déçue du voyage. Ma curiosité est piquée au vif puisque je me suis inscrite pour le prochain stage ! Petit détail qui m’a amusée : le bureau de Joël se trouve rue du Génie !

SON SITE

Joël m’a confié le premier chapitre de son livre à paraitre prochainement sur le sujet. En voici un court extrait :

Le trésor
Dans tout ce fatras d’automatismes accumulés, bien caché il y a un trésor. Il s’agit de mon Mode opératoire identitaire (M.o.i.). Il est tapi au fond de moi, mais il est très actif. Il se met en route tout seul, sans que je m’en aperçoive et il sous-tend, à tout instant toutes mes actions qui consistent à modifier mon environnement et à obtenir un résultat. J’ai beau l’ignorer et le méconnaître, il est là, vigilant, actif, et maître d’oeuvre. Il est responsable de tous mes échecs et de tous mes succès. Dans un cas, le contexte et l’objectif à atteindre lui conviennent et correspondent à mon M.o.i. et c’est le succès, dans le second cas, le contexte lui reste étranger, et je ne fais rien, ou au pire, je me lance dans l’action, mais étant peu efficace, j’aurai le goût amer de l’échec. ARISTOTE enseignait déjà au troisième siècle avant Jésus-Christ : « Nous sommes ce que nous répétons. L’excellence n’est donc pas une action mais une habitude ». Aujourd’hui j’irai un peu plus loin et je préciserai: c’est un méta-automatisme qui est essentiellement le bras armé de mon identité.

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La lettre d’information de novembre: Sortir du placard

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Happyview*125 : Isabelle Padovani – CNV et spiritualité

Ma cantine, là où j’aime aller faire le plein d’énergie non seulement parce que j’y mange bien mais aussi parce que j’y suis toujours accueillie avec de grands sourires, c’est Sol Semilla à Paris.

Je m’installe généralement au comptoir face à la cuisinière et nous papotons de la vie, de l’amour. Tantôt Joelma et sa cuisine teintée des accents de l’Amazonie où elle a grandi, tantôt Violaine et ses assiettes crues saupoudrées de bonne humeur.

Violaine me parlait d’Isabelle Padovani. Comment ne pas connaitre Isabelle Padovani ? Elle hante mon fil facebook et j’avais déjà été intriguée par cette “sensation” du net. Parler de Communication Non Violente et de spiritualité de manière simple et décontractée parait être le bon humus à la viralité.

Alors quand suite à ma dernière newsletter je reçois un mail de Renée de Mouans-Sartoux qui m’encourage a interviewer Isabelle, je me dis “oui, évidemment”. Voici donc la première interview touchant à la spiritualité sur Moodstep. Fini la séparation des chemins d’exploration qui me passionnent. Fini Logostep.

Ce mois-ci j’étais dans la drôme pour un atelier sur le bonheur. Drôme-Suisse, ce n’est pas si loin quand on a des amis sur le chemin. Un voyage enrichissant et une rencontre lumineuse pour une video d’une heure qui aurait pu en durer quatre.

Pour en savoir plus sur Isabelle et la CNV  Le site de la Communification
Retrouvez-la sur sa page Facebook

Happyview*124: Elina Dumont – Longtemps, j’ai habité dehors

C’est ton problème !

Nous oublions que nous sommes tous liés, que tout est lié par un maillage de cause à effet.

Croiser les clochards ou les SDF dans la rue en dérange plus d’un. Celui-ci s’est perdu, a déconné, a abusé. Celui-là est un ivrogne, un cassoc, un dégénéré. Ne t’approche pas, tout de toi dit que tu as échoué, que tu cherches la déchéance.

Croiser un sans toit, un drogué, un regard vague parle de notre échec, de nos incapacités. Elles et ils sont le rappel incessant des valeurs déchues de notre société. Un enfant arrive parmi nous et il peut se trouver livré à lui-même, seul ou pire, abusé encore et encore. Un enfant cassé qui fera son chemin tant bien que mal entre colère et dégout.

Elina est un témoin éclatant de ce que nous permettons. Elina a réussi à force d’obstination à se frayer un chemin des limbes jusqu’à nous. Ecoutons cette part de nous que nous essayons de mettre sous le tapis, cette part de nous qui crée la division tant elle aspire à l’unité.

Happyview*123: Arnaud Riou – Réveillez le Chaman qui est en vous

Devant moi, un tambour. Pas un tambour, le tambour, le compagnon dont j’ai poncé le bois, tourné les liens, rembourré la mailloche.

Je viens de passer trois jours entiers à fabriquer un tambour chamanique, stage animé par Olivier Simonnet qui clôturait la première année de l’école de néo-chamanisme de Gislaine Duboc.  J’y allais un peu comme on irait à un stage de poterie, pour la fierté d’avoir fait de mes mains; j’en suis revenue hier, chamboulée. Comme le bonheur et comme cette année passée avec Gislaine, je n’avais pas compris que j’allais me découvrir, tomber par terre, grandir par grandes enjambées, que c’est dans le chemin que se trouve le trésor. Ce n’était pas un tambour, c’était un miroir !

Le chamanisme, cela pourrait paraitre farfelu et d’une certaine manière ça l’est car cela demande de se laisser aller à une autre façon de se relier au monde. Grâce à la force du groupe, nous découvrons nos mécanismes souterrains si facile à voir chez l’autre si compliqué à identifier chez soi. Quand on reprend toute sa responsabilité et que l’on est prêt à la transformation, on en reste pantois ! Durant cette année nous avons explorer notre relation à la mort (comme l’explique si bien une de mes compagnes de jeu), à l’amour, au tout.

Ce we, Olivier par le processus de construction du tambour, par sa présence bienveillante et son écoute a fait voler en éclat mes défenses. J’ai regardé par dessus le mur et j’ai bien envie maintenant de l’enjamber.

Je crois que j’ai réveillé la chamane en moi ! Alors cette interview tombe à pic ! D’autant plus qu’en arrivant dans la salle d’attente du cabinet d’Arnaud, je découvre un de ses prospectus et il organise ses stages chez Gislaine !

La boucle est bouclée. Délectez-vous de cette rencontre avec Arnaud Riou et vous aussi osez réveiller votre Chaman intérieur.

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La lettre d’information d’octobre: Métamorphose

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Happyview*122: Amin Sheikh – La vie c’est la vie (en Anglais)

Amin est né à Bombay, il a 34 ans.

Avec des parents violents, Amin commence a travailler à 5 ans dans un salon de thé. Le patron n’est pas plus tendre et lui tire les oreilles. Un jour, Amin renverse son plateau et casse les verres qu’il transportait dans l’usine voisine. Ce jour là, sa vie a radicalement changé. Effrayé par son patron et ses parents, Amin décide de fuir et se réfugie dans la gare de Bombay. Il découvre la communauté des enfants des rues qui font la manche, fouillent dans les poubelles ou cirent les chaussures. Il vécut trois ans dans cette gare. Drogue, viol, violence, Amin était livré à lui-même.

Un jour la soeur Séraphine qui a aujourd’hui 86 ans de Snehasadan, la maison pour les enfants de la rue, a convaincu Amin de les rejoindre. Malgré sa méfiance des débuts et ses tentatives de fugue, Amin appelle cette maison, la maison de l’amour. Il y a trouvé un toit, à manger, de l’amour, une éducation, de la sécurité et y est resté 10 ans.

Amin parle avec beaucoup de tendresse de ses mentors, de ces rencontres qui ont changé sa vie:  Le père Placi, le directeur de Snehasadan, qui a veillé sur lui; Eustace Fernandez, un artiste qui a embauché Amin comme chauffeur et l’a pris sous son aile

Ses croyances:

- L’amour inconditionnel est magnétique, cet amour nous change et nous rend meilleur.

- Ne jamais oublier d’où l’on vient, ce que l’on a appris.

- Il faut rompre le cercle de la haine. C’est difficile mais la seule façon de changer le choses est d’aimer.

- Rêver n’est pas suffisant, il faut agir, oser.

- A partir du moment où tu cours après l’argent, tu perds ton bonheur.

- Pour être heureux: respecter les gens, accepter ta réalité, essaye de faire le bien, de ne pas juger. Pour être heureux tu ne peux pas applaudir avec une seule main donc ça passe par l’autre. Tu ne peux pas être heureux seul.

Aujourd’hui Amin est taxi à Bombay avec un rêve celui d’ouvrir un salon de thé avec des valeurs humanistes. Il a écrit un livre traduit en 5 langues et voyage en Europe pour en faire la promotion. Son message est un message d’espoir et d’amour.

Happyview*121: Bruno Clavier – Nos fantômes familiaux

Quelle joie de retrouver mon clavier, de monter cette interview, de partager !

Quelle joie de reprendre mon blog après plus de deux mois, envoutée, tenue à l’écart de la technologie par une sorte de maraboutage qui je l’avoue avait du bon. Fini le chômage technique, par ici les interviews et nous reprenons avec un sujet passionnant : les fantômes familiaux.

A l’époque où j’ai découvert la psychogénéalogie, en 2005, j’étais fin prête. Entre Agatha Christie, Rouletabille, Sans-Atout et son cheval fantôme, j’avais été formée par les meilleurs. Enquêter sur l’histoire de sa famille est passionnant. Comprendre l’influence de mes ancêtres sur le cours de ma vie, réaliser que mes choix influenceront ma descendance, c’était comme enfin voir les courants invisibles qui guidaient mes pas, c’était voir les liens qui nous unissent.

De mes parents aux cousins à la mode de Bretagne, j’ai déterré tous les secrets que je pouvais trouver. J’ai fouillé les états-civils, chercher des tombes, incommodé les cachotiers. Tout ce qui se joue dans nos familles ! Les grands événements de la vie des uns des autres étalés là, un dessin se forme fait de répétitions. Et vous, au milieu, quel est votre héritage ?

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