blog d'une obnubilée du Bonheur.

Happyview*124: Elina Dumont – Longtemps, j’ai habité dehors

C’est ton problème !

Nous oublions que nous sommes tous liés, que tout est lié par un maillage de cause à effet.

Croiser les clochards ou les SDF dans la rue en dérange plus d’un. Celui-ci s’est perdu, a déconné, a abusé. Celui-là est un ivrogne, un cassoc, un dégénéré. Ne t’approche pas, tout de toi dit que tu as échoué, que tu cherches la déchéance.

Croiser un sans toit, un drogué, un regard vague parle de notre échec, de nos incapacités. Elles et ils sont le rappel incessant des valeurs déchues de notre société. Un enfant arrive parmi nous et il peut se trouver livré à lui-même, seul ou pire, abusé encore et encore. Un enfant cassé qui fera son chemin tant bien que mal entre colère et dégout.

Elina est un témoin éclatant de ce que nous permettons. Elina a réussi à force d’obstination à se frayer un chemin des limbes jusqu’à nous. Ecoutons cette part de nous que nous essayons de mettre sous le tapis, cette part de nous qui crée la division tant elle aspire à l’unité.

Happyview*123: Arnaud Riou – Réveillez le Chaman qui est en vous

Devant moi, un tambour. Pas un tambour, le tambour, le compagnon dont j’ai poncé le bois, tourné les liens, rembourré la mailloche.

Je viens de passer trois jours entiers à fabriquer un tambour chamanique, stage animé par Olivier Simonnet qui clôturait la première année de l’école de néo-chamanisme de Gislaine Duboc.  J’y allais un peu comme on irait à un stage de poterie, pour la fierté d’avoir fait de mes mains; j’en suis revenue hier, chamboulée. Comme le bonheur et comme cette année passée avec Gislaine, je n’avais pas compris que j’allais me découvrir, tomber par terre, grandir par grandes enjambées, que c’est dans le chemin que se trouve le trésor. Ce n’était pas un tambour, c’était un miroir !

Le chamanisme, cela pourrait paraitre farfelu et d’une certaine manière ça l’est car cela demande de se laisser aller à une autre façon de se relier au monde. Grâce à la force du groupe, nous découvrons nos mécanismes souterrains si facile à voir chez l’autre si compliqué à identifier chez soi. Quand on reprend toute sa responsabilité et que l’on est prêt à la transformation, on en reste pantois ! Durant cette année nous avons explorer notre relation à la mort (comme l’explique si bien une de mes compagnes de jeu), à l’amour, au tout.

Ce we, Olivier par le processus de construction du tambour, par sa présence bienveillante et son écoute a fait voler en éclat mes défenses. J’ai regardé par dessus le mur et j’ai bien envie maintenant de l’enjamber.

Je crois que j’ai réveillé la chamane en moi ! Alors cette interview tombe à pic ! D’autant plus qu’en arrivant dans la salle d’attente du cabinet d’Arnaud, je découvre un de ses prospectus et il organise ses stages chez Gislaine !

La boucle est bouclée. Délectez-vous de cette rencontre avec Arnaud Riou et vous aussi osez réveiller votre Chaman intérieur.

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La lettre d’information d’octobre: Métamorphose

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Happyview*122: Amin Sheikh – La vie c’est la vie (en Anglais)

Amin est né à Bombay, il a 34 ans.

Avec des parents violents, Amin commence a travailler à 5 ans dans un salon de thé. Le patron n’est pas plus tendre et lui tire les oreilles. Un jour, Amin renverse son plateau et casse les verres qu’il transportait dans l’usine voisine. Ce jour là, sa vie a radicalement changé. Effrayé par son patron et ses parents, Amin décide de fuir et se réfugie dans la gare de Bombay. Il découvre la communauté des enfants des rues qui font la manche, fouillent dans les poubelles ou cirent les chaussures. Il vécut trois ans dans cette gare. Drogue, viol, violence, Amin était livré à lui-même.

Un jour la soeur Séraphine qui a aujourd’hui 86 ans de Snehasadan, la maison pour les enfants de la rue, a convaincu Amin de les rejoindre. Malgré sa méfiance des débuts et ses tentatives de fugue, Amin appelle cette maison, la maison de l’amour. Il y a trouvé un toit, à manger, de l’amour, une éducation, de la sécurité et y est resté 10 ans.

Amin parle avec beaucoup de tendresse de ses mentors, de ces rencontres qui ont changé sa vie:  Le père Placi, le directeur de Snehasadan, qui a veillé sur lui; Eustace Fernandez, un artiste qui a embauché Amin comme chauffeur et l’a pris sous son aile

Ses croyances:

- L’amour inconditionnel est magnétique, cet amour nous change et nous rend meilleur.

- Ne jamais oublier d’où l’on vient, ce que l’on a appris.

- Il faut rompre le cercle de la haine. C’est difficile mais la seule façon de changer le choses est d’aimer.

- Rêver n’est pas suffisant, il faut agir, oser.

- A partir du moment où tu cours après l’argent, tu perds ton bonheur.

- Pour être heureux: respecter les gens, accepter ta réalité, essaye de faire le bien, de ne pas juger. Pour être heureux tu ne peux pas applaudir avec une seule main donc ça passe par l’autre. Tu ne peux pas être heureux seul.

Aujourd’hui Amin est taxi à Bombay avec un rêve celui d’ouvrir un salon de thé avec des valeurs humanistes. Il a écrit un livre traduit en 5 langues et voyage en Europe pour en faire la promotion. Son message est un message d’espoir et d’amour.

Happyview*121: Bruno Clavier – Nos fantômes familiaux

Quelle joie de retrouver mon clavier, de monter cette interview, de partager !

Quelle joie de reprendre mon blog après plus de deux mois, envoutée, tenue à l’écart de la technologie par une sorte de maraboutage qui je l’avoue avait du bon. Fini le chômage technique, par ici les interviews et nous reprenons avec un sujet passionnant : les fantômes familiaux.

A l’époque où j’ai découvert la psychogénéalogie, en 2005, j’étais fin prête. Entre Agatha Christie, Rouletabille, Sans-Atout et son cheval fantôme, j’avais été formée par les meilleurs. Enquêter sur l’histoire de sa famille est passionnant. Comprendre l’influence de mes ancêtres sur le cours de ma vie, réaliser que mes choix influenceront ma descendance, c’était comme enfin voir les courants invisibles qui guidaient mes pas, c’était voir les liens qui nous unissent.

De mes parents aux cousins à la mode de Bretagne, j’ai déterré tous les secrets que je pouvais trouver. J’ai fouillé les états-civils, chercher des tombes, incommodé les cachotiers. Tout ce qui se joue dans nos familles ! Les grands événements de la vie des uns des autres étalés là, un dessin se forme fait de répétitions. Et vous, au milieu, quel est votre héritage ?

Mon intervention à TEDxRennes

Je commence à avoir l’habitude d’intervenir en public et pourtant, cette mini conférence avait un goût différent.

Avant: le questionnement sur le pourquoi je fais ça, pourquoi j’en parle. J’ai également pu regarder en face mes doutes, mes prétentions, mes aspirations.

Pendant: de la joie, du partage. Il se crée rapidement des liens avec l’équipe de bénévoles et les autres intervenants. J’avais la sensation de faire partie d’une promo. Quand nous descendions de scène, accolades et félicitations nous attendaient. J’ai tout aimé de cette journée. Je ne peux que constater que j’éprouve un vrai plaisir à parler en public. C’est drôle car ma mère vient de me raconter qu’à la maternelle, le matin en arrivant, je prenais un livre, souvent à l’envers, et je racontais des histoires à mes petits camarades assis autour de moi ! C’est à se demander si tout n’est pas évident dès l’enfance !

Après: Des amitiés naissantes, des commentaires et déjà l’envie d’aller plus loin, de se mouiller un peu plus la prochaine fois.

Happyview*120: Jean-Luc Hudry – Moralotop

Une des clés du bonheur est sûrement le deuil, lâcher l’illusion d’une vie emplie d’ambroisie. Quand l’on cesse de courir après cette perfection ailleurs, un étrange phénomène se produit. Loin de la résignation, on apprend à extraire le miel de toute expérience. Ne vous est-il jamais arrivé de souffrir et de pouvoir quand même sourire voir même rire ? Rire non pas de la souffrance mais souffrir en reconnaissant que ça n’empêche pas d’aimer la vie pleinement, avoir conscience que tout passe, même ça. Avoir envie de dire merci parce que l’on sait que l’on va en ressortir grandi si on reste ouvert à l’enseignement qu’il y a dans chaque expérience, heureuse comme douloureuse.

Jean-Luc a fait de son chapelet d’épreuves un trésor de guerre qu’il distille sur Moralotop. Il a décuplé son optimisme au fond de la piscine. Rejoignez le sur www.moralotop.com (pas au fond de la piscine !)

Forum Happylab du 17 mai

Forum Happylab 17 mai 2014 from Happylab on Vimeo.

Sur Moodstep, je vadrouille, rencontre, pose des questions. Moodstep est mon terrain de jeu personnel.

Avec Happylab, je suis au cœur d’une tribu de personnes aux valeurs proches des miennes. Pas les mêmes avis mais l’envie de progresser ensemble. Je trouve dans cette aventure un élément essentiel à mon évolution, construire ensemble. J’y apprends à mieux communiquer, à travailler avec les autres. Je mets en pratique chaque jour ce qui n’aurait pu rester que des concepts de développement personnel. J’y ai construit des amitiés fortes. Je grandis avec Happylab.

Deux fois par an, nous nous retrouvons tous pour les Forums Happylab, une après-midi de conférences et ateliers. Nous y retrouvons certains des interviewés de ce blog qui rencontrent le public cette fois et répondent à leurs questions. C’est un moment fort avec parfois de la légèreté, parfois des larmes au bord des yeux, parfois des rires. Et le soir, c’est un bain de gratitude ! Nous sommes submergés de “merci” ! C’est une sensation incroyable qui nous remplit d’énergie.

Chaque édition est filmée. Voici le résumé du ce 17 mai. Le prochain Forum aura lieu le samedi 25 octobre et nous recevrons notamment André Stern qui a le titre de la video la plus vue sur ce blog.

RDV sur www.happylab.fr

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La lettre d’information de juin: Lâcher prise

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